Vers une nouvelle vie ?

Après un loupé la semaine dernière, aujourd’hui, je me suis inscrite à pôle-emploi.

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Vous ne trouvez pas que leur logo est trop moche ?

Mon statut change. Ma vie va-t-elle changer pour autant ? Dieu seul le sait et l’avenir me le dira.

Ceci dit, je ne suis pas effrayée par ce changement. Je dirai même que j’en suis intriguée. Je m’avance sur un chemin brumeux, je ne distingue pas encore ce qui m’attend au bout. Cela me fait penser à ces matins d’hiver, où les champs devant chez moi sont recouverts d’un manteau blanc opaque. Je ne vois même plus le paysage. Puis le soleil se lève. Il emporte avec lui la morosité matinale et inonde les prairies de sa lumière étincelante. Alors la journée se charge d’une belle couleur et d’une douce chaleur.

Pour moi, le jour se lève. Je viens d’ouvrir les volets et je ne vois pas encore le décor. Pourtant, je sais qu’il est là.

J’ai eu mon entretien d’inscription et j’ai parlé d’un souhait qui me tient à coeur. Vous n’en saurez pas plus pour le moment, je le garde un peu pour moi. Toutefois, il me semble que je suis capable de mener à bien ce projet.

Je suis tout de même anxieuse à l’idée de me séparer de mes enfants. Je n’ai même pas eu le courage de trouver une nourrice. Il va bien falloir que je m’y mette mais pour l’instant, je profite d’eux. Mon cadet fera sa rentrée au mois de septembre, et d’ici là, j’ai toujours ma super maman pour faire la nounou.

Ensuite, il faudra bien que j’apprenne à couper le cordon… Je ne me fais pas de souci, j’apprends vite et si c’est pour leur offrir une vie dans laquelle leur maman s’épanouit en femme active, je suis sûre qu’ils seront très bien.

Je ne sais pas ce qu’il va advenir de mon avenir. Néanmoins, je garderai toujours à l’esprit qu’être mère au foyer est le plus beau métier du monde.

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Pour la beauté des femmes

Pour commencer une petite fable si belle, si vraie, si sincère…

Un petit garçon demanda à sa mère :

– Pourquoi pleures-tu ?

– Parce que je suis une femme, lui répondit-elle. …

– Je ne comprends pas, dit-il.

Sa mère le prit dans ses bras et lui dit :

– Et jamais tu ne comprendras.

Plus tard le petit garçon demanda à son père :

– Pourquoi maman pleure-t-elle ? Je ne comprends pas !

– Toutes les femmes pleurent sans raison, fut tout ce que son père put lui dire.

Devenu adulte, il demanda à Dieu :

– Seigneur, pourquoi les femmes pleurent-elles aussi facilement ?

Et Dieu répondit :

– Quand j’ai fait la femme, elle devait être spéciale. J’ai fait ses épaules assez fortes pour porter le poids du monde et assez douces pour être confortables. Je lui ai donné la force de donner la vie, et celle d’accepter le rejet qui vient souvent de ses enfants. Je lui ai donné la force pour lui permettre de continuer quand tout le monde abandonne, et celle de prendre soin de sa famille en dépit de la maladie et de la fatigue. Je lui ai donne la sensibilité pour aimer ses enfants d’un amour inconditionnel, même quand ces derniers l’ont blessée durement. Je lui ai donné la force de supporter son mari dans ses défauts et de demeurer à ses côtés sans faibli. Et finalement je lui ai donné des larmes à verser quand elle en ressent le besoin. Tu vois mon fils, la beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, ni dans son visage, ou dans la façon de se coiffer les cheveux. La beauté d’une femme réside dans ses yeux car c’est la porte d’entrée de son coeur, le lieu où réside l’amour. Et c’est souvent par ses larmes que tu vois passer son coeur. Toutes les femmes sont belles, et nous devons les encourager à s’aimer telles qu’elles sont et à avoir une juste estime d’elles-mêmes.

 

Il y a quelques jours, j’ai reçu un message. Je ne savais pas comment aborder ce sujet. Cette histoire en sera mon porte-parole. Voici le contenu du message :

« Mères violentées, manifestez-vous!

Alors que tous les regards se sont tournés vers l’activisme de certains pères qui ont fait plier nos dirigeants sous la pression médiatique, nous, les mères victimes de violences physiques, économiques, psychologiques, nous avons été complètement écartées du débat démocratique. Les violences faites aux mamans et aux enfants ne sont pas des exceptions négligeables, ni des causes abstraites. Ce sont nos vies, nos corps, nos luttes quotidiennes et nous dénonçons l’incapacité des lois actuelles et des pouvoirs publics à prendre en compte cette inégalité fondamentale.

Notre message est digne.

Le 8 mars 2013, matérialisez vos souffrances en revêtant un drap, en bloc de couleur, qui représente la violence que vous subissez:

Blanc pour la violence économique et morale de l’abandon de famille
Rouge pour les violences physiques et le harcèlement psychologique
Bleu pour l’exclusion du foyer
Rose pour le viol
Jaune pour la violence institutionnelle du désenfantement.
Des événéments ponctuels ainsi que la collecte des photos envoyées par des mamans individuelles feront un rappel à la France que nous ne pouvons admettre, sous prétexte d’égalité parentale, que notre détresse et celle de nos enfants soient simplement rayées du discours

Mères Invisibles, manifestez-vous! »

Pour la beauté des femmes, pour les femmes qui souffrent en silence, pour celles dont les larmes coulent sans être entendues, je vous invite à partager cet article, à transmettre ce message.

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Bienvenue dans mon paradis.

Je suis une chouette personne. J’aime le bonheur et les gens heureux, j’aime les coeurs roses de Facebook et j’aime les valeurs sûres qui sont pour moi la famille, l’amour et l’amitié !

Je suis entrée dans le monde virtuel des blogs par la petite porte. Pas pour me la péter, ni pour acquérir de la notoriété, juste parce que j’étais une maman au foyer, un brin désespérée, complètement épuisée et avec un goût démesuré pour l’écriture.

A cette époque, mon blog n’existait pas encore. J’avais simplement une page FB. Je ne savais même pas ce qu’était un blog ! J’ai créé ma Chronique d’une mère au foyer pour échanger et partager avec des personnes adultes car isolée avec mes deux petits, je commençais à en perdre mon latin.

J’ai kiffé le lancement de ma page. Le nombre de personnes qui aimaient la Chronique a rapidement augmenté, et j’ai encore plus kiffé !

J’ai suivi d’autres pages et j’ai découvert le monde de la blogosphère. C’était une sacrée découverte !

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Sur ma page, je n’ai connu que des personnes tolérantes et aimantes, comme moi. Par contre, dans le monde virtuel des blogs, j’ai appris, à mes dépends, que certaines étaient beaucoup moins dans l’ouverture. J’ai aussi remarqué que la course à la popularité était vraiment lancée et que c’était peine perdue de vouloir rejoindre les rangs. Qu’importe, je ne cherche pas à être reconnue, je souhaite juste écrire et être lue. Le reste n’est pas entre mes mains.

Bref, tout ça pour dire que je constate régulièrement que derrière les écrans, les esprits s’échauffent très vite. De loin, je suis tout ça avec beaucoup d’amusement. Après presque deux ans à naviguer sur les blogs écrits par des mamans pour des mamans, je me rends compte que la compétition est rude. Personne n’est à l’abri d’un plagiat, et encore moins de voir que ses idées sont une source d’inspiration pour d’autres.

C’est ainsi !

Depuis la création de la Chronique d’une mère au foyer, j’ai vu fleurir d’autres blogs au nom similaire au mien et au concept identique. Je n’ai jamais pris mon clavier pour demander des comptes à telle ou telle personne. Bien au contraire, je me suis dit que si j’étais un peu à l’origine de leur création, j’en étais ravie. J’ai aussi vu mes idées s’exporter ailleurs… Qu’importe. Les idées sont universelles, seul le talent compte.

Alors soit la blogosphère est un monde impitoyable mais n’est-il pas simplement le reflet du monde réel ? Un monde qui ne tourne plus vraiment rond.

Toujours est-il que j’ai la fabuleuse chance d’être lue par des gens biens qui aiment mes écrits. C’est mon petit paradis.

Merci 🙂

« Parents efficaces, une autre écoute de l’enfant » Docteur Thomas Gordon

Je vous fais partager mes notes de lectures de cet ouvrage. Dès les premiers chapitres, j’ai été conquise par ce que je lisais. Ce livre est un trésor qui devrait être offert avec le carnet de santé de nos enfants ! Non seulement, c’est une mine d’informations en tant que parent mais il est bien plus que ça encore.

Dans l’avant-propos, l’auteur nous explique que « ce livre traite donc des ingrédients fondamentaux des relations humaines, même si son titre semble le réserver seulement aux parents. » Ne vous arrêtez pas à la simple lecture de mes notes. Courrez vite acheter ce livre. Il ne m’a couté que 5.90 euros et je pense que c’est l’investissement de ma vie qui me rapportera le plus !

Au préalable sachez que ce livre est rempli d’exemples, de tableaux et de schémas que je vais avoir du mal à vous reproduire.  J’ai donc choisi de vous fournir les phrases clés, celles qui m’ont paru importantes.

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CHAPITRE 1 : Les parents reçoivent des blâmes mais peu de formation.

A quel «programme de formation» les parents ont-ils accès ? Où peuvent-ils acquérir les connaissances et le savoir-faire pour être efficace dans ce rôle ?

Par ce programme nous avons démontré qu’avec cette formation particulière beaucoup de parents peuvent accroître considérablement leur efficacité dans leur rôle d’éducateurs.

Je suis maintenant certain que les adolescents ne se rebellent pas contre leurs parents. Ils se rebellent simplement contre certaines méthodes de discipline employées presque universellement par les parents. Ce livre vise à apprendre aux parents non seulement des méthodes et des techniques, mais aussi la façon et le moment propice de les employer ainsi que les buts visés par ces procédés. Ce livre  […] enseigne aux parents une méthode, facile d’accès, qui encourage les enfants à accepter la responsabilité de trouver les solutions de leurs problèmes, et démontre comment cette méthode peut s’appliquer sur-le-champ à la maison.

Presque sans exception, les parents peuvent être classés grossièrement en trois groupes, les «gagnants», les  «perdants» et ceux qui «balancent». Les parents du premier groupe défendent avec vigueur leur droit d’exercer une autorité et un pouvoir sur leurs enfants. Les parents du second groupe, un peu moins nombreux que les «gagnants», accordent la plupart du temps une très grande liberté à leurs enfants. Le plus grand groupe est probablement celui des parents qui trouvent impossible de suivre jusqu’au bout l’une ou l’autre de ces deux approches. […] Ils oscillent constamment entre la force et la douceur.

Les parents qui suivent notre programme sont surpris d’apprendre qu’il existe une alternative aux deux méthodes «gagnant-perdant». Nous l’appelons la «méthode sans perdant». C’est une approche qui exige pour plusieurs parents un changement fondamental d’attitude envers leurs enfants. Il faut y consacrer du temps pour pouvoir l’employer à la maison, et les parents doivent tout d’abord apprendre à pouvoir écouter sans porter de jugements et à communiquer franchement leurs sentiments.

CHAPITRE 2 : Les parents sont des personnes et non des dieux.

Les parents oublient qu’ils restent des humains qui commettent des erreurs, des personnes qui gardent leurs limites personnelles, du vrai monde avec de vrais sentiments.

Vous pouvez vous accepter en tant que personne, éprouver des sentiments positifs, aussi bien que des sentiments négatifs à l’égard de vos enfants. Vous n’avez pas à être constant pour être un parent efficace. Le père et la mère n’ont pas à présenter un front commun dans leurs relations avec leurs enfants.

Tous les parents sont des personnes qui éprouvent de temps à autres deux types de sentiments face à leurs enfants : acceptation et non-acceptation.

Le degré d’acceptation d’un parent pour son enfant dépend en partie du type de personne qu’est le parent. La ligne de démarcation entre l’acceptation et la non-acceptation est en partie déterminée par des facteurs inhérents à la personnalité du parent. Mais ce degré d’acceptation est aussi influencé par l’enfant.

De plus la ligne de démarcation entre acceptation et non-acceptation n’est pas statique : en effet, elle peut baisser ou monter et il est important de le noter ici. Elle est affectée par plusieurs facteurs, dont en particulier l’état d’esprit du parent et la situation dans laquelle le parent et l’enfant se trouvent.

CHAPITRE 3 : Comment écouter pour que vos enfants vous parlent : Le langage de l’acceptation.

Lorsqu’une personne est capable de ressentir et de communiquer une acceptation authentique à une autre, elle est en mesure de devenir un agent d’aide important pour cette dernière. Lorsqu’une personne sent qu’elle est vraiment acceptée, telle qu’elle est, elle peut alors commencer à évoluer. L’acceptation est le sol fertile qui permet au grain minuscule de se développer, de s’épanouir et de produire la magnifique fleur qu’il contenait en puissance. Tel le grain, un enfant contient à l’intérieur de son organisme une capacité de croissance. L’acceptation est comme le sol : elle permet à l’enfant de réaliser son potentiel. Les enfants deviennent généralement ce que leurs parents leur disent qu’ils sont.

Un parent doit apprendre à communiquer son acceptation d’une façon que son enfant la ressente. Cela signifie que les parents doivent tout d’abord observer leurs façons habituelles de communiquer pour se rendre compte par eux-mêmes à quel point leur langage peut être destructeur et non thérapeutique. Nous émettons des messages au moyen de la parole (ce que nous disons) ou par le biais de ce que les scientifiques appellent les messages non verbaux (ce que nous ne disons pas). Les messages non verbaux sont communiqués par les gestes, les attitudes, les expressions du visage ou autres comportements. La non-intervention peut démontrer l’acceptation. Les parents peuvent démontrer leur acceptation envers un enfant en n’intervenant pas dans ses activités. Se garder d’intervenir lorsqu’un enfant vaque à ses propres activités reste un éloquent message non verbal d’acceptation.

L’écoute passive peut démontrer l’acceptation. Ne rien dire peut aussi communiquer clairement l’acceptation. La communication verbale de l’acceptation. Il reste essentiel de parler, mais la façon dont les parents parlent à leurs enfants est primordiale. Nous employons un exercice pour aider les parents à reconnaitre les sortes de réactions verbales qu’ils ont lorsque leurs enfants leur présentent des sentiments ou des problèmes.

La plupart des réactions verbales des parents peuvent être distribuées dans une douzaine de catégories. Nous vous en donnons ici la liste.

1. Donner des ordres, diriger, commander. Dire à l’enfant de faire quelque chose, lui donner un ordre ou un commandement.

2. Avertir, mettre en garde, menacer. Dire à l’enfant qu’il subira des conséquences s’il fait certaines choses.

3. Moraliser, prêcher, faire la leçon. Dire à l’enfant ce qu’il doit ou devrait faire.

4. Conseiller, donner des suggestions ou des solutions. Dire à l’enfant comment résoudre un problème, lui donner des conseils ou des suggestions, lui fournir des réponses ou des solutions.

5. Argumenter, expliquer, persuader par la logique. Essayer d’influencer l’enfant par des faits, des arguments contraires, par la logique, l’information ou votre opinion sur le sujet.

6. Juger, critiquer, être en désaccord, blâmer. Porter un jugement négatif  ou faire une évaluation négative de l’enfant.

7. Complimenter, être d’accord, évaluer positivement, approuver. Exprimer une évaluation ou un jugement positif, être d’accord.

8. Dire des noms, ridiculiser, faire honte. Amener l’enfant à se sentir ridicule, lui accorder une étiquette, lui faire honte.

9. Interpréter, psychanalyser, diagnostiquer. Dire à l’enfant quels sont ses motifs ou analyser pourquoi il dit telle chose ou il agit de telle façon.

10. Rassurer, sympathiser, consoler, soutenir. Essayer d’emmener l’enfant à se sentir mieux, effacer ses sentiments en lui parlant, essayer de faire disparaitre ses idées, nier la force de ses sentiments.

11. Enquêter, questionner, interroger. Essayer de trouver des raisons, des motifs, des causes.

12. Esquiver, distraire, faire de l’humour. Essayer d’éloigner l’enfant du problème ; éviter vous-même le problème ; distraire l’enfant, esquiver le problème par une blague.

Lorsque nous faisons cet exercice dans nos groupes de formation, plus de quatre-vingt-dix pour cent des réponses entrent dans ces catégories. Pour comprendre les effets des «douze réponses typiques» sur un enfant ou sur une relation entre parent et enfant, il faut tout d’abord voir avec les parents que leurs réponses verbales contiennent généralement plus d’un sens, plus d’un message. Lorsque les parents disent quelque chose à un enfant, ils disent souvent par le fait même quelque chose à son sujet.

Ces douze types de réponses verbales sont justement ceux que les thérapeutes et les consultants ont appris à éviter pour travailler avec des enfants. Ces façons de réagir risquent de devenir «non thérapeutiques» ou «destructives», elles créent des «obstacles» à la communication.

Lorsque les parents se rendent compte à quel point ils font usage de ces «douze obstacles à la communication» ils demandent toujours avec impatience : «De quelle façon pouvons-nous répondre ?»

Une des façons les plus efficaces et les plus constructives de répondre aux messages des enfants sur leurs sentiments ou leurs problèmes est la «simple réception» ou l’invitation à en dire davantage. Ce sont des réponses qui ne communiquent aucune opinion, jugement ou sentiment de celui qui écoute, tout en invitant l’enfant à partager ses idées, jugements ou sentiments personnels. Elles ouvrent la porte et l’invitent à parler. Les plus simples de celles-ci sont des réactions neutres telles que : «Je vois.» «Vraiment ?» «Oh !» «Tu ne me dis pas…» «Mm hmmm…» «Tu as fait ça ?» «Intéressant.» «Oui, oui…» «Ah bon !» «Sans blague ?»

D’autres sont plus explicites et transmettent une invitation à en dire davantage : «Raconte-moi un peu» «J’aimerais en entendre davantage»   «Dis-en un peu plus.» «Je suis intéressé par ton point de vue.» «Aimerais-tu en parler ?» «Voyons ce que tu as à dire ?» «Raconte-moi toute l’histoire.» «Vas-y, je t’écoute.» «On dirait que tu en as beaucoup sur le cœur.» «Ça me semble une chose très importante pour toi.» «Parle. Ça te fera du bien.»

Ces simples réceptions ou invitations à parler peuvent grandement aider une autre personne à communiquer. [Elles] gardent vos propres pensées et sentiments en dehors du processus de communication.

L’écoute active. Beaucoup plus efficace que l’écoute passive (le silence), l’écoute active est une façon remarquable d’impliquer et l’émetteur et le récepteur du message.

Pour apprendre comment employer l’écoute active, les parents doivent comprendre davantage le processus de communication entre deux personnes.

Chaque fois qu’un enfant décide de communiquer avec un parent, il le fait parce qu’il a un besoin. Il veut quelque chose, il ne se sent pas bien, il éprouve un sentiment face à une situation, il est troublé par tel évènement, etc. Nous disons que l’organisme de l’enfant est alors dans un état de déséquilibre momentané. Afin de rétablir son équilibre, l’enfant décide de parler.

Disons que l’enfant a faim. En vue de se libérer de la faim (état de déséquilibre), l’enfant devient un « émetteur » ; il communique avec l’espoir que cela va lui apporter à manger. Alors, pour manifester sa faim à quelqu’un d’autre, il doit choisir des signaux qui puissent faire comprendre ce qu’il veut exprimer. Dans ce cas-ci : «J’ai faim.» Ce procédé s’appelle le «codage», l’enfant choisit un code.

Supposons que, dans ce cas particulier, l’enfant choisisse le code : «Maman, quand allons-nous dîner ?» Ce code ou combinaison de symboles verbaux est alors transmis dans l’air de la pièce et la mère le capte. Lorsque la mère reçoit le message, elle doit faire une opération de décodage afin d’en comprendre la signification et de saisir ce qui se passe chez l’enfant. Si la mère décode correctement, elle comprendra que l’enfant a faim.

C’est souvent là que le processus de communication se brise entre deux personnes : le récepteur interprète mal le message de l’émetteur et ni l’un ni l’autre ne se rendent compte du malentendu qui existe.

Supposons, toutefois, que la mère décide de vérifier la justesse de son interprétation pour s’assurer qu’elle ne s’est pas trompée. Elle peut le faire simplement en communiquant à l’enfant sa pensée, le résultat de son décodage : «Tu as hâte d’aller jouer avec tes amis ?» Alors l’enfant entend la réponse de sa mère, et il peut lui dire qu’elle n’a pas décodé correctement. «Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, maman. J’ai vraiment faim et j’ai hâte que le dîner soit prêt.»

Lorsque la mère communique pour la première fois ce qu’elle a compris du message de l’enfant, elle fait usage de l’écoute active.

Dans l’écoute active, le récepteur essaie de comprendre ce que ressent l’émetteur, de saisir ce que son message veut dire. Ensuite, il transforme sa compréhension dans ses propres mots et retourne le message à l’émetteur pour vérification.

Les attitudes requises pour employer l’écoute active :

1. On doit vouloir écouter ce que l’enfant veut dire. Il faut prendre le temps de l’écouter. Si on n’a pas le temps, mieux vaut le dire tout simplement.

2. On doit sincèrement vouloir aider l’autre à résoudre le problème particulier qu’il ressent en ce moment. Si on ne veut pas, mieux vaut attendre de le vouloir.

3. On doit sincèrement être capable d’accepter les sentiments de l’autre ; on doit pouvoir mettre de côté son idée des sentiments que l’enfant «devrait» ressentir.

4. On doit avoir un profond sentiment de confiance dans la capacité de l’enfant de s’occuper de ses propres sentiments, d’y voir clair et de trouver des solutions à ses problèmes.

5. On doit se rendre compte que ces sentiments évoluent, et ne sont pas nécessairement permanents.

6. On doit être capable de voir son enfant comme une personne différente de soi, un être unique qui a son existence propre, un individu distinct à qui on a donné sa propre vie et son identité personnelle.

L’écoute active exige de toute évidence que l’on fasse abstraction de ses opinions et de ses sentiments pour ainsi porter une attention exclusive au message de l’enfant. Une perception exacte ; si le parent veut comprendre le message avec le sens que lui donne l’enfant, il doit se mettre lui-même à la place de l’enfant, se «mettre dans sa peau», entrer dans son champ de référence, dans sa perception de la réalité.

 

Le livre est loin d’être fini… Je n’ai malheureusement pas le temps de taper toutes les phrases que j’ai relévées, soulignées et aimées. Ceci vous donne un aperçu des seize chapitres au total que contient l’ouvrage.

Je vous invite donc à poursuivre la lecture par vous-même !

« Papa, c’est quoi cette bouteille de lait ? »

Pour bien commencer la journée, je vous livre une petite anecdote qui rappelera à certains des souvenirs et préparera les autres à l’avenir.

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Hier soir, alors que je m’occupais de mon fils ainé à la sortie de sa douche, il me coupa la parole en me disant « Chut ». Son père présent dans la pièce, le rappelle à l’ordre et lui dit « Tu ne dis pas « Chut » à ta maman, elle qui t’a porté dans son ventre pendant neuf mois. » Et là, il demande avec sa voix d’enfant mélodieuse et douce « Comment il rentre le bébé dans le ventre de la maman? »…

Les points de suspension reflètent très bien ma réaction à la fin de sa question. Je me suis dit « … » J’ai senti dans mon dos, la même hésitation de la part de mon homme, alors je me suis lancée. « C’est parce que le papa et la maman s’aiment si fort que le bébé apparait dans le ventre. »

Il a eu l’air plutôt intrigué par ma réponse. Il a ajouté « Oui mais comment il arrive ? »

Et là, tu te dis que ce n’est pas possible, que tu ne vas pas t’en sortir, que tu ne peux pas parler de sexualité à ton enfant de cinq ans, qu’il est si petit… Hier encore, il était dans mon ventre, justement !

Alors, tu restes sur ta lancée et tu ajoutes, d’un air très convaincu et sérieux, « Le papa et la maman s’aiment tellement fort. Ils souhaitent un bébé pour partager leur amour avec lui et grâce à leur amour, un bébé nait dans le ventre de la maman. »

Je vous l’accorde, j’avais à peine reformulé. Je n’ai pas cherché à trop en rajouter. Je me suis dit finalement qu’il valait mieux répéter une deuxième fois la même information pour que l’enfant puisse bien la saisir et la comprendre.

Il a semblé satisfait de mon explication, ou bien a-t-il senti la gène de ses parents et s’est dit qu’il valait mieux ne pas trop les brusquer ses vieux-là ! Dieu seul le sait !

Après avoir suée pour trouver La réponse, je n’étais certainement pas prête à répondre à cette autre question :

« Maman, comment il sait le bébé quel chemin prendre pour sortir ? »

« Il connait le chemin le bébé, c’est naturel, il sait par où passer. »

Il rétorque aussi sec « Ouiiii, il sait que c’est tout droit et après à gauche ! »

« Absolument mon fils, c’est tout droit et puis à gauche. »

Un mélange de soulagement et de fou-rire a terminé cette conversation.

En quittant la salle de bain, je n’étais plus tout à fait la même…

Non à la réforme du congé parental

CP

La fin du congé parental, si ça te choque… Bouge-toi !

Pour signer la pétition, tu cliques ici.

Pour rejoindre la page Facebook, c’est ici.

Le 8 mars prochain, Mme Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des droits de la femme va déposer un projet de loi concernant le congé parental. Ce dernier n’existera plus comme aujourd’hui. Tu n’auras plus le choix. Ça te choque? Pourtant, ce projet de loi est bien en préparation.

C’est la fin des trois ans, la fin du partage entre le père et la mère, la fin du temps partiel.

Aujourd’hui tu as le choix, celui de prendre six mois, un an ou encore trois ans. Tu as le choix de le partager avec ton mari. Tu as le choix de reprendre le travail à temps plein, à temps partiel.

La rémunération n’est pas glorieuse : 566e dès le 2e enfant avec 127e d’allocation, soit 693e. Mais si tu reprends le travail combien va te couter une nounou ? Et surtout trouveras-tu un mode de garde qui te convienne?

Demain la rémunération sera meilleure, du moins si ton salaire est bon. En prévision, 60% du salaire brut. Tu gagnes 1000e, tu toucheras 600e. Demain tu n’auras plus qu’une année avec ton enfant. Demain le papa devra prendre six mois, normalement non transmissible à la maman.

Cette réforma apparait sous le couvert de l’EGALITE des sexes. Le projet de loi préconise que le papa et la maman doivent faire du 50/50, sinon c’est de la discrimination !

Alors questions :

Comment va-t-on trouver un mode de garde correct, qui rentre dans nos frais?

Comment va-t-on gérer le partage des tâches dans le couple?

Comment cela va se passer si le papa a le plus gros salaire?

Comment fera-t-on si le papa refuse ce congé parental?

Comment cela va-t-il se passer pour les allaitantes?

Y aura-t-il des places en crèches?

Que restera-t-il de notre salaire après avoir passé les dépenses de garde?

Comment feront les parents de jumeaux?

Comment feront les parents de plusieurs enfants en bas âge?

Il y a encore bien d’autres questions. A chaque famille ses questionnements. Une réforme oui, mais pas au dépens de notre liberté de choisir ! Pas au dépens de notre droit à la maternité, à la garde de nos enfants en leur début de vie…

Laissons le choix de prendre une année mieux rémunérée où trois ans comme le congé parental actuel rémunéré de la même manière.

Il faut se faire entendre AUJOURD’HUI avant qu’il ne soit trop tard. Quand la loi sera passée on ne pourra plus rien faire. C’est ENSEMBLE que nous y arriverons.

Pour cela, il faut en parler à notre entourage. Il faut faire tourner ce billet dans les réseaux sociaux, facebook, hellocoton, twitter. Il faut l’envoyer à vos contacts msn/skype. Leur demander de nous rejoindre, de SIGNER LA PETITION, de liker la page FACEBOOK.

Si chacun le passe à au moins 5 de ces contacts, cela fera une chaine !

L’UNION FAIT LA FORCE, ET ENSEMBLE ON SE FERA ENTENDRE.

Nous sommes responsables de l’avenir du congé parental, pour nous, nos proches, et nos enfants.

« Mais qui est l’autre ? »

Ce matin, tandis que je réalisais que j’étais devenue une autre Julie, la voix de Mylène Farmer a résonné dans mon for intérieur. Je me suis mise à fredonner la mélodie de cette chanson « L’autre » puis les paroles me sont peu à peu revenus en tête, réminiscence de mon adolescence.

Cette autre Julie, je l’ai d’abord baptisée « La nouvelle Julie ». Je l’ai senti apparaitre le lendemain de la venue au monde de mon deuxième fils. Coïncidence ou pas, je suis aussi la deuxième de ma fratrie.

Je venais de découvrir qu’il ne fallait pas brusquer la nature des choses. En effet, mon deuxième accouchement a été déclenché et il n’a pas du tout été comme je l’espérais, bien au contraire. Comme il n’y a pas de hasard, je pense, avec le recul, qu’il fallait que je passe par là pour entamer ma métamorphose.

Pourtant, cela n’a pas été aussi simple. Mon fils cadet aura trois ans dans quelques jours et je commence enfin à sentir les bienfaits de ce changement. L’année dernière déjà, je sentais qu’un renouveau opérait en moi, vous trouverez ici le texte correspondant. Douze mois sont passés et ont permis à une autre Julie de se dévoiler.

Je suis devenue meilleure. Plus douce, plus attentive aux besoins de mes fils, de mon homme et à l’écoute de mes ressentis. J’ai appris à lâcher prise. Quelle bénédiction ! Je ne cherche plus à contrôler, je profite. Je n’impose plus, je questionne. Je cherche l’harmonie et fuis la discorde.

Or, cela ne met pas tombé dessus un beau matin. Je me suis prise en main. Notre destin est écrit, mais nous sommes seuls maitre de notre destinée, celle qui rendra heureux et nous comblera de petits plaisirs partagés dans l’amour.

La première chose à faire est de s’écouter. Soyez attentif à ce qui vous peine, à ce qui vous plait, à ce qui vous irrite. Ne rejetez pas le négatif qui est en vous. Apprenez à vous connaitre, acceptez vos défauts et valorisez vos qualités. Pour découvrir le bonheur, il est essentiel de savoir qui l’on est.

Ensuite, vient le moment de s’instruire. Vous avez à votre disposition un trésor qui s’appelle le savoir. Parfois, on perçoit ce qui disfonctionne mais on ne sait pas comment faire pour l’éradiquer. Et quelques fois, on n’en sait même rien. La lecture vous aidera à vous découvrir. A chaque problème, il existe non pas une solution mais des solutions. Trouvez la vôtre ! Evidemment, cela demande un investissement personnel. Il va vous falloir vous documenter, vous renseigner et explorer des chemins de traverse. Si vous n’êtes pas prêt à vous investir, vous resterez dans votre malheur.

Vous avez également en votre pouvoir, une aide qui s’appelle la parole. Exprimez-vous ! Confiez vos ressentis, vos doutes, vos joies, vos attentes. Parlez avec votre conjoint, votre famille, vos enfants, vos amis, vos collègues. Mais attention, Les mots sont des fenêtres, ou bien ce sont des murs. Je vous recommande ce livre de Marshall Rosenberg qui vous apprendra à parler sans blesser. Vous ne connaissez pas la communication non-violente ? Moi non plus, jusqu’à ce que je lise ce bouquin. C’est mon livre de chevet, entre autres…

Il y a encore tellement de choses que vous pouvez faire. A vous de les découvrir ! D’un livre à l’autre, d’une discussion à l’autre, d’une colère à l’autre, d’une joie à l’autre, vous apprendrez constamment. La vie commence ici et maintenant et ne se termine qu’au dernier souffle.

Je suis devenue une autre et je me rappelle ces paroles qui ne sont venues à l’esprit « J’ai dans ma mémoire mes faiblesses mais au creux des mains toutes mes forces aussi. » Je fais de mes faiblesses une force et je refuse de vivre dans la tristesse. Il n’est pas facile d’accepter le bonheur. Souvenez-vous des écrits de Khalil Gibran « c’est seulement ce qui vous a donné de la tristesse qui vous cause de la joie. » Je connais mes manquements mais ils ne m’effraient plus. Je remarque qu’en parvenant à les appréhender, je puise une profonde satisfaction qui m’apporte la sérénité.

Je suis devenue une autre Julie. Elle est absolument celle que je souhaite être. J’aime paisiblement ma vie. Je ne rumine plus les épreuves que j’ai dû endurer, je sais qu’elles m’ont permises d’être cette autre qui a émergé. J’ai beaucoup appris grâce à elles et je suis contente qu’elles m’aient donné non pas la haine mais l’amour.

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