Et si on faisait le buzz ???

Devant la morosité ambiante et la pluie incessante, j’ai envie de m’amuser avec vous.

Si on faisait le buzz ? Faire le buzz, c’est se faire entendre, faire parler les gens, en bien comme en mal, c’est se faire connaitre !

J’ai envie que l’on parle des mères au foyer. J’aimerais que les mères au foyer décident de bousculer les idées bien-pensantes de cette société qui dénie le rôle plus que bénéfique des mamans au foyer…

Qui, mieux que nous, peut défendre le magnifique statut non reconnu de la mère au foyer ?

Alors mesdames revendiquez votre statut !

Je vous propose de partager cet article et de le présenter de la sorte :

– Je suis mère au foyer et je m’éclate !

– Je suis mère au foyer et je fais le bonheur de mes enfants !

– Je suis mère au foyer et je t’emmerde !

– Je suis mère au foyer et je kiffe ma vie !

– Je suis mère au foyer et ma famille ne profite pas des allocs’ !

– Je suis mère au foyer et c’est un vrai travail, non rénuméré !

Libre à vous de piocher dans cette liste ou d’ajouter votre touche personnelle. D’ailleurs n’hésitez pas en commentaire à ajouter votre propre phrase, j’en serais ravie.

Voulez-vous taquiner vos proches ? Voulez-vous tordre le cou à tous ces préjugés ?

Faites-vous plaisir ! Le rire est bon pour la santé.

Partagez, commentez et faites-vous connaitre et reconnaitre !

Vive les mères au foyer !

Chronique d'une mère au foyer

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Je suis seule et je me sens bien…

Après avoir perdu mes racines, j’ai beaucoup parlé. J’ai eu besoin de vider mon sac oralement et par écrit. J’ai passé de longues heures au téléphone à discuter de cette insupportable situation, avec mes soeurs, ma meilleure amie. J’en ai parlé avec mon mari de longs jours durant. J’ai pleuré, séché mes larmes, essayé d’oublier puis j’ai réalisé que je n’oublierai jamais rien et j’ai de nouveau pleuré. J’ai vu ma mère, puis mon père, j’ai récupéré tout ce qui m’attachait physiquement à eux et ma nouvelle vie a commencé, difficilement, péniblement, doucement…

Ma renaissance se fait dans la solitude. J’apprends à me reconnaitre, à me découvrir. Je n’ai besoin que de moi, de mon homme et de mes fils. Je suis à la recherche de moi, de mon moi profond, celui que j’ai fait taire il y a des années, lorsque mes émotions ne pouvaient s’exprimer.

Aujourd’hui ce sont elles qui me tiennent compagnie. Je fais le silence autour de moi pour parvenir à savoir qui je suis.

Il est vrai que je ne suis pas une amie exemplaire en ce moment. Je ne donne aucune nouvelle, ni à l’une ni à l’autre. Mes copines, mes amies ne m’en voulez pas. Je suis absente mais je ne vous oublie pas. Je pense à chacune de vous chaque jour, ne sentez-vous pas mes pensées qui s’envolent jusqu’à vous ?

J’ai toujours essayé de prendre soin des personnes que j’aime, je me suis toujours fait du souci pour elles quand elles étaient dans les difficultés, j’ai toujours eu beaucoup d’empathie et de compassion, j’ai toujours essayé d’être disponible et présente, dans les mauvais comme dans les bons jours. J’ai toujours pris des nouvelles, écrit, appelé, fait des coucous de loin ou de près. J’espère que vous comprendrez que je ne vous lâche pas. Cela ne m’est jamais arrivé auparavant toutefois j’arrive à cet instant de ma vie où je me dois d’être égoïste. Cela représente pour moi un besoin vitale.

Comme je n’aime pas l’hypocrisie, je ne peux pas me forcer à faire comme si tout était normal et surtout je ne veux pas faire semblant avec mes amies. Alors je m’éloigne. Je vais prendre le temps de me retrouver, de savourer les plaisirs que la vie m’offre, en famille et en solo. Je me concentre sur ce qui fait ma vie et j’espère que cet éloignement ne vous peinera pas trop.

Je sais bien que je risque de tout perdre ou de ne retrouver que les meilleures mais je suis sûre que vous resterez toutes car j’ai toujours pris soin de n’avoir auprès de moi que les meilleures personnes 😉

Je suis seule et je me sens bien… J’en ai besoin.

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Les sentiments.

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Je sais ce que j’aime, ce que je n’aime pas, quoi qu’il m’arrive très souvent d’être indécise voire ambivalente. J’ai toutefois de la difficulté à formuler ou à transmettre aux autres ce que je ressens.

Je sais dire « je t’aime ». En revanche, je ne sais pas toujours dire « je suis blessée ». Lorsque j’y parviens, mes mots sont souvent agressifs comme s’ils se déchargeaient de ma souffrance sur l’autre, car je ne sais pas quoi faire de cette chose qui me fait tant mal.

Quelle désolation de ne pas savoir quoi faire de ce qui fait ce que nous sommes !

Les sentiments font et défont l’Homme. Les sentiments sont notre chemin de vie : nos peines, nos joies, nos peurs, nos angoisses, nos envies, et tant d’autres.

Dès notre naissance, nous sommes envahis par ces ressentis qui sont dès cet instant à la disposition de nos parents. Cela débute dès lors que la sage-femme coupe le cordon et prend fin à notre dernier souffle. Être parent, c’est prendre en charge un petit être physique et un petit être sentimental en même temps. L’un ne va pas sans l’autre. Pourtant nous l’oublions souvent.  Quelle mission, me direz-vous ! Évidemment !

Accueillir un bébé, c’est un plaisir mais est-il vraiment partagé par l’enfant ? Oui, vous lirez ici ou là que ce n’est pas dramatique de laisser pleurer son bébé, qu’une fessée n’a jamais tué personne, que la frustration est nécessaire au bon développement de ce petit démon qui pleure pour un rien, qu’un ado est toujours contrariant et qu’il vous faut être ferme, que la discipline est nécessaire… Oui, vous le lirez, vous l’entendrez et peut-être y croyez-vous… Pas moi !

J’ai une petite expérience de maman mais une énorme expérience d’enfant fessé, frustré, contrarié et élevé dans un foyer où la discipline et l’autorité parentale étaient surpuissantes. Et j’ai beaucoup appris de tout ça. J’ai appris que l’on peut être parent, que l’on peut aimer très fort ses enfants et leur faire beaucoup de mal.

Je ne fais pas de procès à mes parents, ni aux autres parents. Néanmoins, je tire des leçons. Vous croyez que c’est mal de dire que l’éducation que l’on a reçu n’était pas à la hauteur ou que celle que l’on observe chez certains parents est mauvaise ? Vous pensez que vous seriez capable de faire le bilan de l’éducation que vous avez eue, d’analyser sereinement les erreurs de vos parents et de l’éducation que vous donnez à vos enfants ? Est-ce irrespectueux ou déplacé ? Il est vrai que les parents détestent qu’on leur fasse remarquer qu’ils ont mal agi. Alors faut-il taire ses mauvais traitements, ou pire les occulter et qu’ils fassent de nous des adultes et des parents qui ne savent pas gérer leurs sentiments et ceux de leurs enfants ? Je ne suis pas d’accord.

Je ne sais pas exprimer mes sentiments négatifs car on ne m’a pas laissé le loisir de les dire.

Exprimer la colère est la première chose que les parents veulent supprimer chez leur enfant car « C’est pas joli, un enfant qui se met en colère », l’avez-vous déjà entendu ? Et qu’est-ce qu’il s’en fout l’enfant d’être joli, il veut juste être compris, respecté.

Exprimer ses peurs, un enfant a le droit jusqu’à un certain âge, après le père dira à son garçon « Tu es grand maintenant, tu ne dois pas avoir peur ». Et vous en tant qu’adulte, vous n’avez jamais peur ?

Exprimer sa tristesse, ses pleurs, ça va un petit moment mais ensuite les parents disent « Arrête de pleurer sinon je vais t’en mettre une et tu sauras pourquoi tu pleures. » Ne vous arrive-t-il jamais d’être au bord des larmes sans vraiment savoir pourquoi… peut-être un peu fatigue, une angoisse qui ressurgit, une joie profonde.

Exprimer son désaccord, c’est interdit. L’enfant doit manger selon les critères du parent et non selon son propre appétit, l’enfant doit marcher vite car le parent donne la cadence, l’enfant ne doit pas contredire un adulte… et j’en passe !

Exprimer son amour, le manifester… Encore faut-il que le parent soit disposé à le recevoir et à le partager.

Je suis indignée de cette surpuissance que s’accorde un être humain du moment qu’il devient parent. A croire que l’enfant n’existe pas, qu’il n’est que le prolongement du parent et que celui-ci peut en faire ce qu’il veut.

Combien d’adultes souffrent sans même oser se l’avouer, de n’avoir pas été respectés en tant qu’enfant ? Combien ne réussissent pas se maitriser face à leurs propres enfants et ne se reconnaissent pas ?

Nos sentiments sont ce que nous avons de plus précieux. Ils nous révèlent, nous trahissent, nous définissent. Ils sont nos qualités et nos défauts. Ils sont ce que nous sommes. Il ne faut pas les bafouer, il ne faut pas les occulter. Laissez parler vos sentiments et ceux de vos enfants. C’est finalement très rassurant de savoir ce que ressentent nos enfants. Nous sommes alors à même de répondre à leurs besoins sans se sentir agressé par leurs pleurs ou leurs cris.

Depuis quelques temps, je m’emploie à pousser mes enfants à exprimer leurs sentiments. Et aujourd’hui, j’ai eu droit à « Je suis contrarié » de mon fils de trois ans qui pleurait au moment où je partais avec son frère ainé. J’ai trouvé si touchant qu’un enfant aussi petit parvienne à dire ce genre de ressenti. Du coup, il a eu droit à un énorme câlin et à un moment durant lequel nous avons séché ses larmes et échangé quelques mots tendres puis il est parti rejoindre son père en souriant.

Je ne suis pas encore au top de ma forme psychologique -le sommes-nous un jour ?- pourtant je réalise que pour le bonheur de mes enfants, je suis tout à fait capable d’être quelqu’un de bien, dont je serai fière et dont je n’aurai pas à rougir quand le mot fin surgira.

Pour le bonheur de mes enfants…

Et chez vous, ça se passe comment ?

Ce soir, j’ai délégué. Alors j’en profite pour vous parler du calvaire qu’est en train de vivre ma tendre moitié. Pour ceux qui sont encore dans le flou, je parle du coucher des enfants.

Ici, c’est l’anarchie, le chaos, l’impasse… Bref je préfèrerais manger des tripes, me raser la tête ou marcher pieds nus sur des cailloux brûlants plutôt que de coucher ma merveilleuse progéniture.

Je vous fais le topo. Deux frères, l’aîné a cinq ans, le cadet trois ans. Ils partagent la même chambre. Avant de les coucher, mon homme ou moi, ou les deux passons un moment à jouer avec eux à un jeu de société, dans le calme. Ensuite c’est le brossage de dents et enfin au moment où sonne le vingt heures, nous montons lire leurs histoires favorites. C’est alors qu’arrive le moment de les border.  Après avoir pris soin de boire une dernière fois et d’uriner pour la nuit, chacun rejoint son lit. Jusqu’ici tout va bien et tout vous semble normal.

C’est après que ça se corse. Les règles du coucher sont très simples et très faciles à retenir : ils doivent rester coucher dans leur lit et ils ont le droit de chuchoter le temps de s’endormir. Pourtant, rien ne va plus dès lors que nous avons quitté la chambre. Le cadet se lève régulièrement, l’aîné relance son petit frère, ils parlent forts, rigolent et malgré nos nombreuses recommandations, rien n’y fait.

Au bout de plusieurs minutes et plusieurs aller-retour dans leur chambre, nous passons alors à une mesure un peu plus radicale. Nous enlevons le doudou et la sucette à chacun car aucun des deux n’est disposé à dormir. Cela les dérange mais pas suffisamment pour ramener le calme dans la chambre. Néanmoins, lorsque la tempête semble dissipée, nous restituons les précieux objets et nous pensons donc que les limites ne seront plus dépassées. Que nenni ! Régulièrement le cadet continue de se lever, il pousse de petits cris, tandis que l’aîné feint de s’endormir. Quelquefois, cette mesure n’est pas suffisante et nous finissons à bout de nerf, au bout de plus d’une trentaine de minutes, d’aller-retour fréquents et d’une avalanche de « Chut » par crier et nous énerver. C’est alors que, comme par miracle, après avoir entendus leur père ou leur mère s’égosiller qu’ils finissent par se taire et s’endorment progressivement.

Quant à nous, nous sommes deux parents très énervés, bien fatigués d’avoir dépenser autant d’énergie, pas vraiment fiers d’avoir crier ainsi sur nos enfants et dans la perpétuelle interrogation « comment faire autrement ? »

Et chez vous, ça se passe comment ?

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