Bonne année 2014 !

Alors que s’achève cette année, je me rappelle la merveilleuse façon dont elle a débuté. Accompagnée de mon homme et entourée de personnes authentiques et sincères, cette première soirée plaçait l’année 2013 sous les meilleurs auspices. Il y avait du champagne, des fous-rires, des embrassades, de la musique, de la danse, un bon buffet et une soirée de rêve. Ses souvenirs resteront gravés à jamais dans mon cœur. Je vous kiffe les pokeurs !

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Peu de temps après, une invitée surprise se nicha au creux de moi et j’en pris pour neuf mois… Lorsque j’appris cette grande nouvelle, je fis la connaissance de celle qui m’accompagnerait dans cette aventure intérieure, une sage-femme que je n’oublierai jamais. Merci Roselène pour ce bonheur en ta compagnie.

Tandis que la vie grandissait en moi, mon chemin de vie s’éclairait sous mes pas et laissait émerger la femme qui sommeillait depuis si longtemps.

Je découvris durant l’été que mon cadeau divin serait une fille. Bien que n’ayant jamais souhaité avoir une fille, je me mis à adorer cette chance d’abriter en mon sein une petite princesse. Je me souviens de nos échanges paume contre peau et son petit corps qui venait se lover au creux de ma main. Je me souviens de notre première rencontre haptonomique, vers neuf semaines de grossesse, ce balancement utérin, encore un peu lointain, qui m’émerveilla pour toute la soirée.

Plus mon ventre s’arrondissait, plus mon cœur se fortifiait. Je prenais conscience de mon corps, de ma nature de mammifère à travers mes seins que j’espérais nourriciers. Je lis un livre, puis deux, puis trois. Je parlais très peu de mon souhait d’accoucher à domicile à mes proches mais je me nourrissais des expériences des femmes qui avaient vécu ce bonheur. Merci Sandrine, ton soutien, tes mots m’ont beaucoup aidée.

Mes dernières semaines de grossesse furent les plus épanouissantes de l’année. J’étais de nouveau en pleine forme, j’étais bien dans mon corps et dans ma tête, sûre de moi, confiante dans les personnes qui m’entouraient. Je préparais mon nid, je rangeais, nettoyais et j’étais championne de la sieste.

Puis vint le jour où j’ai donné la vie entre ses mains. Pour lire ce récit, cliquez ici. Il y a déjà quatre semaines. Quand je repense à ce jour, je suis pleine d’une douce nostalgie. Tout s’est passé exactement comme je l’avais souhaité. « Ce que femme veut, Dieu veut. » Pour moi, cela s’est avéré vrai. Une fabuleuse journée, rythmée par mes contractions, qui me révéla mon courage et ma force. Sans prétention, je suis fière d’avoir réussi à aller au bout de mon rêve, sans me laisser atteindre par le pessimisme, fière d’avoir cru en moi, en mon mari, en mon corps.

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Jamais je n’oublierai l’image de mes fils qui se tenaient timidement en haut des escaliers, quelques minutes après la naissance de leur sœur, et la joie sur leur visage. Quel plaisir ce soir-là, d’être cinq dans le lit pour lire les histoires et de pouvoir embrasser chacun de mes amours avant de rejoindre les bras de Morphée.

Aujourd’hui je remercie Dieu de m’avoir offert la plus belle chose que la terre puisse porter : ma famille. Que Dieu veille sur eux !

Pour l’année 2014, je vous souhaite de croire en vous, en votre force intérieure.

Que vos rêves se réalisent !

Que l’amour que vous portez ne soit jamais bafoué !

Que votre santé soit bonne !

La vie ne sera jamais un long fleuve tranquille mais lorsque l’on sait nager, nulle crainte de se noyer.

Bon voyage !

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Dessert de fête : Le tiramisu aux litchis

J’ai testé ce dessert pour le réveillon de Noël, il a ravi tous les convives. Et il m’a tellement plu que deux jours plus tard, je préparais de nouveau ce succulent gâteau que j’ai dévoré presque toute seule 😉

Voilà les ingrédients dont vous aurez besoin :

*/ 2 boites de litchi.

*/ 500g de mascarpone

*/ 2 c. à soupe de crème fraiche épaisse.

*/ 100g de sucre glace.

*/ 2 œufs.

*/ 2 c. à soupe de sucre en poudre.

*/ 3 c. à soupe d’eau de rose (ou vous pouvez mettre 1 c. à soupe d’eau de rose et 2 c. à soupe de liqueur de litchi).

*/ 2 paquets de biscuits rose de Reims.

J’ai utilisé un plat rectangulaire de 35 cm sur 25 cm.

Préparation :

1/ Égouttez les litchis en prenant soin de conserver le sirop dans un plat à part que vous réservez pour la suite. Coupez les litchis en petits morceaux et laissez-les dégorger de leur jus durant au moins trois heures, en les retournant de temps en temps.

2/ Travaillez ensemble le mascarpone et la crème fraiche, puis ajoutez le sucre glace.

3/ Séparez le blanc des jaunes des œufs et ajoutez le jaune à votre préparation. Mélangez doucement.

4/ Montez les blancs en neige. Incorporez délicatement et petit à petit les blancs à la préparation. Réservez cet appareil.

5/ Reprenez votre sirop de litchi, ajoutez-y les 2 c. à s. de sucre et l’eau de rose (et éventuellement la liqueur pour ceux qui en mette).

6/ Placez devant vous votre plat, votre appareil de mascarpone, votre sirop, vos litchis coupés en morceau et vos biscuits.

7/ Trempez un biscuit, de chaque côté, une petite seconde et déposez-le au fond du plat. Renouvelez l’opération jusqu’à ce que le fond du plat soit recouvert de biscuits.

8/ Recouvrez la couche de biscuits de quelques morceaux de litchi puis de crème de mascarpone.

9/ Recommencez l’opération par une deux couches de biscuits puis de litchis et enfin de crème.

10/ Vous pouvez, à votre convenance, recouvrir cette dernière couche de crème de vermicelles multicolores ou de chocolat amer, ou la laisser nature.

11/ Conservez au frais durant 24 heures.

Puis dégustez 🙂

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Il n’est pas évident de présenter joliment un dessert fait de couches succesives, alors pour impressionner vos convives, peut-être faudra-t-il opter pour une présentation en verrine.

Toujours est-il que joli ou pas, le goût est au rendez-vous !

 

Le jour où j’ai donné la vie entre ses mains.

Je ne sais plus vraiment comment ça a débuté. C’était sans doute au détour d’une lecture, peut-être celle d’une maman qui avait vécu cet instant magique, cette bénédiction de donner la vie dans l’intimité de son foyer. J’ai immédiatement été enchantée par cette possibilité. Pour mes ainés, j’avais vécu deux expériences en clinique qui m’avaient beaucoup déçue et extrêmement frustrée. C’est ainsi qu’avant même de tomber enceinte de mon troisième enfant, je souhaitais accoucher à domicile.

Puis il y a eu un test, un pipi et deux traits… L’aventure commençait.

Avec empressement, je pris mon premier rendez-vous avec Roselène M., une sage-femme libérale renommée, dont le cabinet se situait à une petite vingtaine de kilomètres de chez moi. Notre rencontre fut pour moi déterminante et humainement très enrichissante. Elle accepta de nous accompagner dans notre projet. Avec elle, je me sentais à l’aise.

A ses côtés, j’ai vécu neuf mois sereins. Pourtant j’étais en proie à un drame familial. J’ai perdu père, mère et frère, et bien plus encore au cours de ces quarante semaines. J’ai beaucoup pleuré, crié aussi et détesté. J’ai dû renoncer à mes racines, à la confiance que je portais et néanmoins, ma grossesse a été un havre de paix. J’ai eu tellement de contrariétés et de déceptions que j’ai eu quelquefois le sentiment que mon bébé allait subir des dommages collatéraux. C’était sans compter sur l’apaisement que me procurait in utéro cette petite fille qui tranquillement grandissait en moi.

Cette troisième grossesse fut de loin celle qui a le plus respecté mon corps et mes envies, celle qui m’a réconciliée avec la petite fille que j’étais, celle qui m’a permise d’aimer mon corps pleinement, dans sa fonction primaire de mammifère. Je rencontrais ma sage-femme une fois par mois, elle m’écoutait beaucoup, connaissait mes difficultés et me soutenait. Je n’ai eu d’examen vaginal que lorsque je l’ai souhaité. Je n’ai pas fait le test d’O’Sullivan. Mes examens sanguins étaient corrects, il n’y avait donc aucune raison de m’imposer cette torture. Malgré une anémie en fer au milieu de parcours, j’ai retrouvé une énergie indescriptible les six dernières semaines. J’ai alors profité des joies de la grossesse. Même avec vingt kilos de plus, je me sentais belle, désirable et pleinement maman.

Au huitième mois, notre projet d’accouchement à domicile était validé à cent pour cent. Tous les résultats médicaux étaient corrects, ma grossesse s’était déroulé sans encombre, le bébé était en bonne santé et moi, je faisais mes achats pour accueillir mon petit bout de femme dans le confort et la chaleur de notre maison.

J’ai toujours su, comme un présage divin, que cet accouchement se passerait sans difficulté. J’étais bien informée et j’étais confiante. Ma sage-femme m’avait prouvé à plusieurs reprises qu’elle était très compétente. Sa bonne réputation m’avait même été confirmé plusieurs fois, au hasard d’une conversation, avec des femmes qu’elles avaient accouchées. J’avais confiance en moi, en mon mari et avec l’aide de Dieu, je savais instinctivement, que ma fille serait accueilli comme une princesse en son château. Et puis, je sentais au fond de mon âme que mon corps était capable de mettre au monde cet enfant, sans aide médicamenteuse.

Ce mardi 3 décembre 2013, je me réveillais comme d’habitude, avec malgré tout, une petite appréhension, car ce jour-là était celui que Roselène avait établi comme étant le terme de cette belle aventure. Après avoir vécu un déclenchement à J+3 pour mon deuxième enfant, je redoutais cette intervention et d’autant plus que cela aurait signifié de renoncer à notre désir de mettre notre fille au monde dans notre foyer.

Alors ce matin-là, après avoir déposé mes fils à l’école, je partais en quête d’une tisane à la sauge qui selon la tradition populaire aurait pour vertu de déclencher l’accouchement. Je n’étais pas convaincu de l’efficacité de cette méthode mais en désespoir de cause je me disais « Pourquoi pas? » Le mektoub fit que je ne trouvais pas cette fameuse boisson. Je rentais alors chez moi, en compagnie de mon mari qui était en congé pour la journée.

Refusant de ma laisser à la mélancolie, c’est en musique que je me mis à préparer un tajine au poulet. Soudainement, la nature décide qu’il est temps d’exhausser mes prières. Une première contraction apparait. D’abord timidement et légèrement douloureuse, les contractions s’enchaineront toutes les vingt minutes durant deux heures.

De peur de mettre un terme à ce commencement, je garde ces premières sensations pour moi et je continue, le sourire aux lèvres, à préparer mon plat. Mon mari ne se doutant de rien, continue à jouer au poker sur le net, tout en programmant une playlist spécial reggae. Cette musique apaisante et calme tombe à point nommé et adoucit ma merveilleuse douleur.

Je décide alors que c’est le moment de partager ma joie. J’informe mon homme et j’appelle ma sage-femme. Je fais le point avec elle. A cette heure-ci, 11h00, je doute encore que la naissance soit pour aujourd’hui. Je pense à un faux-travail, ces contractions ne me semblent pas suffisamment fortes pour annoncer le reste. Roselène prend note de ce que je lui dis et me demande de la rappeler dans une heure pour voir l’évolution.

Après le repas de midi, peu de temps avant que mon ainé reprenne le chemin de l’école, je la rappelle. Elle est là une petite demi-heure plus tard. Et le verdict tombe : dilatation à 4, le travail a bien commencé. Je suis soulagée. Je vais accoucher à la maison.

Autour d’un café et d’une part de fondant au chocolat, Roselène et moi discutons, entre deux contractions, comme deux amies de longues dates. A 14h20, exactement, la pendule de la cuisine peut en témoigner, une grosse contraction annonce la deuxième phase de travail. Là, Roselène installe son matériel et prépare , avec mon homme, le lit. Perchée sur mon ballon, je vis mes contractions une à une, en douceur, tout en continuant entre chacune à savourer le bonheur d’être chez moi. Au loin, j’entends mon fils cadet se bercer durant sa sieste, sans doute son inconscient s’ajuste sur mes propres bercements lors de mes contractions. Mon homme s’occupe de ma bouillotte tandis que ma sage-femme masse le bas de mon dos. J’évacue ma douleur entre ses mains.

Puis tout s’enchaine très vite, je n’ai plus la notion du temps, seul le jour qui décline m’indique que l’après-midi est à son terme. La poche des eaux se rompt et la douleur s’intensifie. Je ne suis plus qu’un corps. Mon esprit ne réfléchit plus. Je suis totalement dans le prolongement avec ma sage-femme. J’ai besoin de sa présence, de ses mains, de son coaching pour me guider. Mon corps ressent un mal si fort, si puissant que je suis incapable de vivre seule cette douleur. Près de mon homme et de ma sage-femme, je suis en sécurité.

Vient la phase de désespérance. Le bébé arrive, je dois surmonter une nouvelle fois, ce mal pour faire descendre mon bébé à l’orée de la sortie. Mais je doute, je n’y arriverai pas. C’est trop dur, trop douloureux, presque impossible à surmonter. J’ai peur de ne pas réussir, je panique. Heureusement Roselène se transforme en coach et me rappelle à l’ordre « Le bébé arrive, je ne te laisserai pas paniquer » Et elle m’indique une position pour pouvoir pousser. Je m’exécute. Accroupie, entre les genoux de mon mari, je ne suis pas complètement rassurée. Alors mon homme, cet homme que j’ai embarqué avec moi dans mon rêve, me recadre fermement « Allez Julie, c’est ce que tu voulais. Maintenant, on y est, alors vas-y ! »

Il est déjà temps de pousser. Une fois, deux fois et à la troisième poussée, je tends mes bras, attrape mon bébé sous les aisselles et vient la poser contre ma poitrine.

Ma fille est là. Elle est belle, elle est toute chaude, elle sent si bon, elle est parfaite. Un bébé du crépuscule, né à 17h33. Que Dieu veille sur elle !

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J’aimerais profiter de ce récit pour rappeler que l’accouchement à domicile est menacé. En effet, les sages-femmes libérales AAD se doivent d’être assurées mais les primes d’assurances sont hors de prix et bien au-delà de ce qu’elles gagnent en une année ! Pour qu’elles puissent s’assurer, il faudrait qu’une compagnie d’assurance accepte de faire une étude sur les vrais risques qu’elles prennent afin d’établir une prime d’assurance au plus près de la réalité.

Pour que chaque femme puisse AVOIR LE CHOIX d’accoucher où elle le souhaite, les sages-femmes ont besoin de notre soutien.

Pour suivre le mouvement de soutien, vous pouvez signer la pétition en cliquant ici et suivre le blog ici.