Le cookie s’émiette !

Une pensée pour mon homme qui ne cesse de répéter cette phrase, extraite du film « Bruce tout puissant », à chaque fois que je fais des cookies 😉

Alors si toi aussi aussi, tu veux être toute puissante en ce fameux mercredi de partage de goûter, voici ma recette de cookie hyper facile, hyper rapide et hyper bonne ! Avec tous ces superlatifs, tu ne peux pas te tromper !

C’est parti !

Pour réaliser cette recette, il te faudra :

*/ 80g de beurre mou

*/ 125g de sucre, roux de préférence

*/ 2 sachets de sucre vanillé

*/ 1 oeuf

*/ 150g de farine

*/ 100g de pépites de chocolat noir

*/ 3 cuillères à soupe de lait

Mes enfants adorent réaliser cette recette avec moi.

Faites préchauffez votre four à 180° ou th.6.

Nous commençons par mélanger le beurre mou et le sucre ainsi que le sucre vanillé.

En deuz’, nous ajoutons l’œuf, on remue, puis c’est le moment de mettre la farine.

Nous incorporons ensuite les pépites de chocolat et en dernier le lait.

A l’aide de deux cuillères à café, formez des petites boules de pâte puis déposez-les sur une plaque à pâtisserie, en restant un espace entre chaque boule.

Enfournez une dizaine de minutes et servez ces cookies tièdes, ils sont délicieux. Une fois refroidis, ils durcissent un peu plus mais en général, il n’en reste plus beaucoup après l’heure du goûter !

Bon appétit 🙂

074

Et vous, c’est quoi votre goûter ?

Publicités

Journal intime

C’est en regardant le film « Le premier jour du reste de ma vie » que m’est venue cette envie d’écrire et de partager. Une scène de ce film m’a particulièrement touchée, celle où la mère de famille découvre l’existence du journal intime de sa fille et le lit. J’ai alors interrogé les mamans qui me suivent sur Facebook et leurs ai demandé ce qu’elles auraient fait dans cette situation.

A ma grande surprise, plusieurs mamans ont répondu que oui, surtout si elles sentaient que leur enfant est en détresse et pour connaitre l’origine de ce mal. D’autres mamans ont répondu « non » car elles souhaitaient respecter le jardin secret de leur enfant. Et certaines mamans ont avoué avoir eu un journal intime que leur mère avait lu.

J’appartiens à cette dernière catégorie. Ma question n’était donc pas anodine.

Voici mon ressenti et les mots qui suivent n’engagent que moi. Loin de moi l’idée de déclencher de la culpabilité, à chacun son histoire…

La mienne commence il y a fort longtemps, alors que je n’étais qu’une jeune fille de 13 ans. Armée d’un stylo et d’un cahier, je noircissais le papier racontant à un double de moi-même mes aventures. Ma vie n’était pourtant guère passionnante alors sans doute le fait de jeter des mots sur une feuille blanche remplissait le vide qu’il y avait dans mon cœur.

A l’époque mes mots parlaient d’amour et surtout cherchaient l’amour, au sens biblique du terme, car dans la secte dans laquelle j’ai été élevée l’amour était autorisé qu’à travers le mariage. Alors la toute jeune fille que j’étais cherchait désespérément à se faire aimée par n’importe quel jeune homme de la secte. Avec le recul et à la relecture de ces premiers journaux, j’ai découvert une petite fille avec un énorme manque affectif qui ne trouvait pas l’affection dont elle avait besoin au sein de sa famille. D’ailleurs lorsque mes mots ne parlaient pas d’amour, ils racontaient ma difficulté à trouver ma place auprès de mes parents, de l’absence de dialogue avec mon père et du conflit constant qu’il y avait avec ma mère.

J’ai écrit des pages entières, j’ai rempli au cours de mon adolescence plusieurs cahiers pour découvrir que ma mère lisait sans vergogne toute mon intimité. Son excuse ? Je ne lui racontais rien alors il fallait bien qu’elle sache. Même lorsque j’ai été une jeune adulte, elle a continué à pénétrer ainsi dans ma vie et à violer mes secrets, malgré mes précautions et mes avertissements.

Avec le recul, je réalise que ses intrusions n’avaient en aucun cas pour vocation d’améliorer la relation que j’avais avec elle, ni même de trouver un moyen de m’aider à me sentir mieux. Ses intrusions ne servaient que sa cause, sa foi et cherchaient simplement à savoir si je respectais les commandements de la secte. En effet, à aucun moment, je n’ai le souvenir que ma mère ait tenté d’adoucir mon mal-être ou le sentiment d’abandon qu’elle lisait constamment dans mon journal.

Aujourd’hui je suis maman de trois enfants, ce n’est pas une mince affaire et je ne peux jurer de rien. J’ai pour habitude de dire « Il ne faut jamais dire jamais. » Néanmoins si un jour je trouve le journal intime d’un de mes enfants, sachant la douleur que l’on ressent de cette trahison intime, je ne lirai pas ce cahier. Par contre, je lui dirai que l’ai trouvé, que je ne l’ai pas lu mais que s’il y a quoi que ce soit qui lui fait du mal, il peut m’en parler ou en parler à quelqu’un d’autre pour soulager sa peine. Car souvent on imagine que si on lit, on saura ce qui ne va pas chez notre enfant et que nous saurons l’aider. Mais est-ce vraiment ainsi que l’on peut l’aider ? N’est-ce pas simplement une manière de soulager notre curiosité ?

Selon moi pour aider son enfant, il ne faut rien faire dans son dos. Selon moi pour aider son enfant, c’est notre cœur qu’il faut ouvrir sincèrement et pas son journal intime. Un enfant ressent lorsque l’on est sincère et que l’on souhaite, sans arrière-pensée, le soulager.

Étant adolescente, je ne me suis jamais confiée à ma mère car je sentais bien que mes mots seraient mal accueillis et qu’elle me jugerait négativement. Tout est question de confiance. Ma mère disait qu’elle ne pouvait pas me faire confiance. En réalité, sa confiance en moi était aussi mince que la confiance que j’avais en elle. Lorsque j’étais jeune, mes parents ne me voyait pas comme un être unique qu’il faut encourager et soutenir dans son développement personnel. Non, je devais seulement suivre les règles imposées par la secte sinon j’étais sanctionnée. Bref, je ne vais pas en reparler plus longtemps car cela me rappelle bien trop de mauvais souvenirs. Tout cela m’a permis de réaliser que je ne transmettrais pas ce genre de valeurs à mes enfants.

Pour moi, mes enfants ne m’appartiennent pas et je ne dois pas les façonner comme je l’entends. Tout au long de leur vie, je leur transmettrai mes propres valeurs mais je ne peux pas les obliger à avoir les mêmes valeurs que moi. Par contre, je pense que si je leur transmets l’amour que j’ai pour eux, sans condition et sans chantage affectif, et que je les respecte entièrement dans leur corps comme dans leurs pensées, je n’aurais pas besoin de violer leur intimité. Inch’allah

journal-intime-cadenas

Un samedi matin…

Ce week end, j’ai la chance d’avoir mon mari à la maison. Celles qui ont un conjoint qui travaille en fin de semaine apprécieront la valeur de cette remarque.

C’est en famille et en musique que nous avons accompli la quasi totalité des tâches ménagères. Je parle bien sûr de celles de la mâtinée car les tâches ménagères sont comme le temps, rien ne les arrêtent !

Le repas de midi se profile au loin mais rien ne presse. Aujourd’hui aucun impératif ne m’oblige à accélérer la cadence. Alors je m’arrête quelques minutes, la musique berce mes mots. Ma princesse dort paisiblement, les deux ainés jouent avec leur père. Quel bonheur de se retrouver en famille !

Quand nous sommes tous les cinq, un halo de sérénité se propage en moi et apaise chacune de mes inquiétudes. Je suis forte pour eux, avec eux et pour rien au monde, je changerais mon devenir. Être mère au foyer a fait de moi une meilleure maman. Peu importe les tourments que je rencontre, je sais ce que je vaux et personne ne parviendra à m’ébranler.

En haut des escaliers un « maman » me tire de ma rêverie… Il est l’heure de reprendre le cours de ma journée, surtout que je reçois des invites cet après-midi et il me plairait de leur confectionner des cookies pour accompagner le café.

A plus tard…

hjk

 

 

 

Lettre ouverte à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes

Madame la Ministre,

Je m’appelle Julie, j’ai 34 ans, je vis avec mon compagnon et nous sommes les parents de trois enfants. L’ainé a 6 ans, le cadet 4 ans et la benjamine a tout juste 1 mois. Mon conjoint est cuisinier tandis que je suis mère au foyer par choix, par envie et par vocation. Pourtant rien ne me destinait à cette orientation.

Je suis licenciée en lettres modernes et avant de devenir maman, je préparais le Capes de lettres et j’aspirais à être professeur de français.

A présent, je ne pourrais envisager de placer mes enfants en nourrice et de courir rejoindre mon lieu de travail. Si c’était le cas, mon esprit et ma concentration ne seraient jamais au top car je serais toujours préoccupée par le sort qui est réservé à mes enfants alors qu’une autre personne que moi veille sur eux.

Je ne suis pas contre l’épanouissement de la femme au travail. Je suis pour que chaque femme ait le CHOIX.

Lors des présidentielles, j’ai voté pour M. Hollande car j’étais intimement convaincue qu’un gouvernement de gauche serait plus à l’écoute du peuple français en cette période de crise économique. Malheureusement, je ne cesse d’essuyer des déceptions. Ici, on réforme les rythmes scolaires à la va-vite, sans tenir compte des professionnels de l’enseignement. Là, on souhaite réformer les modalités du congé parental sous couvert d’égalité entre les hommes et les femmes. Et aujourd’hui j’apprends que vous souhaitez taxer les femmes au foyer, toujours au nom de cette parité homme/femme.

Alors je m’interroge où rangez-vous et que faites-vous des femmes qui désirent être femme et mère ? Celles qui ne veulent pas de carrière professionnelle mais qui souhaitent s’épanouir dans leur vie de famille ?

Pensez-vous sincèrement qu’en contraignant ces femmes à trouver une activité professionnelle sous peine de taxes supplémentaires, vous servirez la cause féminine ?

Croyez-vous vraiment que ce chantage fiscal est une bonne chose pour ces femmes qui ont CHOISI d’élever leurs enfants plutôt que de rejoindre les rangs des petits salaires qui sont engloutis dans les frais de garde, de cantine et de transports des enfants ?

La vraie liberté féminine réside dans le pouvoir d’avoir le CHOIX.

En outre, cette nouvelle fiscalité ne ferait qu’appauvrir un peu plus des milliers de familles françaises qui n’ont qu’un seul salaire pour faire vivre leur famille. Pour preuve, les mères au foyer sont celles qui cousent, cuisinent, recyclent et réparent car le budget de leur foyer est très restreint. Bien souvent, ces familles ne partent pas en vacance pendant l’été et n’ont pas les moyens de se payer une semaine en sport d’hiver.

Alors qui serait gagnant avec ce projet de loi ? La femme au foyer que l’on taxe toujours plus ou l’État français qui renfloue ses caisses sur le compte de la classe moyenne ?

Finalement je me demande pourquoi cette stigmatisation de la femme au foyer ? Est-ce si difficile à comprendre qu’une femme préfère rester auprès de ses enfants au lieu de les confier à une tierce personne ? La mère n’a-t-elle plus le droit de s’occuper de ses enfants, sans pour autant payer des deniers supplémentaires pour élever les futurs citoyens de la république ?

Je conclurai en abordant un sujet si préoccupant pour M.Hollande qui est le taux de chômage en France. Voilà des mois que le gouvernement tente d’inverser la courbe du chômage qui atteint des envolés historiques. Ces chiffres signifient donc qu’un très grand nombre de français sont déjà à la recherche d’un emploi, sans succès.

Alors que fera Pôle Emploi de ces femmes au foyer qui, à contre-coeur, se retrouveront sur le marché  de l’emploi d’ores et déjà saturé, et qui viendront augmenter sans cesse le nombre de chômeurs en France ?

Je vous remercie, madame la Ministre, de l’intérêt que vous porterez à ma lettre et vous prie d’accepter l’expression de mes sincères salutations de mère au foyer.

Julie F.

images

La peur au ventre

Je viens de passer la pire nuit de ma vie. Je n’ai pas dormi, simplement somnolé, la peur au ventre.

Pour moi, cette nuit n’a rien eu de festif. Elle me semble sortie d’un film d’horreur. Ce matin, mon mari est parti au travail et je ne suis encore pas tranquille.

Hier, à midi, j’ai appris la mort accidentelle d’une personne, très proche de mon mari. L’après-midi et la soirée furent chargées en émotion, en pleurs et quand vint le moment de dormir, j’ai été submergée par une phobie qui m’habite depuis toujours et qui a été particulièrement forte.

J’ai peur des esprits, des revenants. Ce n’est pas une petite peur. C’est une phobie, une peur irrationnelle qui m’envahit et dont je ne peux me défaire.

Au moment du coucher, j’ai été incapable de m’endormir dans le noir. J’étais prise de sueurs froides, d’une angoisse maladive et j’ai été obligée d’allumer ma lampe de chevet et je ne l’ai pas éteinte de la nuit. Nous avons donc « dormi » en pleine lumière !

Cette peur remonte à ma petite enfance. Je ne sais plus trop comment elle est apparue. Je me souviens simplement que ma propre mère était complètement obsédée par les esprits, elle traquait les objets ayant appartenu à des inconnus et ne les laissait pas entrer chez nous par peur qu’ils amènent chez nous un esprit malveillant…

Elle m’a transmis sa peur et cette peur est devenue pour moi une vraie phobie. Cette nuit, malgré la lumière allumée, malgré la présence de mon mari à mes côtés, lorsque je fermais les yeux, je pensais mourir, envahi par l’esprit du mort qui venait de nous quitter. A l’heure qu’il est, le jour n’est pas encore levé et je suis toujours angoissée… J’ai toujours peur que son esprit erre dans ma maison et essaie de me pénétrer !

Ceux qui n’ont aucune phobie penseront que je suis folle et il est vrai que la phobie, dans sa manifestation, est similaire à la folie.

Combien j’aimerais me libérer de ce mal !

J’analyse cette situation et elle pourrait être digne d’un cas d’étude psychologique. J’ai peur des morts, de la mort. J’ai peur du noir. Je suis incapable de me laisser aller au sommeil et de relâcher ma vigilance, par peur que l’on pénètre en moi… Je suis un cas d’école !!

Bref, je mets par écrit toutes ces émotions car j’espère qu’en les laissant sortir, je parviendrais à ne plus être contrôler par elles. Je les partage avec vous car je sais bien que je ne suis pas seule à être terrassée par une phobie mais peu de personnes osent en parler. Moi, j’ai besoin d’extérioriser.

Le jour se lève, j’aime cette douce lumière.

Ce matin, j’ai encore les séquelles de ce désespoir nocturne. Ma journée s’annonce difficile. Il va tout de même falloir que j’assure. Je ne peux décemment pas faillir avec trois enfants à m’occuper seule, durant toute la journée, mon homme étant parti travailler.

Ce matin, j’ai encore les larmes aux yeux d’un départ aussi soudain, pour la souffrance que mon mari endure, pour la tristesse qu’il éprouve, pour toutes les questions sans réponse qu’il se pose…

La vie continue et nous vivrons avec, et sans lui.

Je doute que ma phobie prenne fin un jour. Je vais devoir continuer à vivre avec. J’angoisse déjà de la nuit à venir… Pourvu que je parvienne à dormir…

images