La route est longue

Voilà quelques jours que je tente de ne pas sombrer dans le désespoir. Quelques jours que mes journées sont seulement rythmées par les trajets scolaires, la préparation des repas et l’entretien plutôt sommaire de la maison. Quelques jours que mes cigarettes contiennent un peu plus que du tabac. Quelques jours que l’appétit est parti, et lorsqu’il se fait sentir, mon estomac ne supporte pas grand chose. Quelques nuits que mes rêves sont cauchemars, que mes jambes me font terriblement souffrir.

Voilà, c’est une route que je n’avais pas prévu de prendre et pourtant c’est cette longue route que je dois parcourir à présent et je me dois d’avancer. Je ne peux ni reculer, ni stagner.

Je sais bien qu’il va me falloir beaucoup de temps pour me sentir mieux. De nature très impatiente, les journées me semblent si longues. Je n’arrive pas à penser à autre chose, je n’arrive pas à pardonner à mes parents et à mon frère de nous faire souffrir autant, je ne prends plus de plaisir à tenir ce blog, je me réfugie auprès de mes enfants et même leur énergie n’est pas suffisante pour me réveiller de ma torpeur.

Quand le malheur vient de ta propre famille, c’est contre-nature. C’est une épreuve que je n’imaginais pas traverser un jour.

Alors je fais comme je peux mais je ne m’aime pas comme ça. J’aimais tant ma vie d’avant, et j’aimerais la reprendre dès maintenant. Mais je vois bien que c’est impossible. Mes envies sont quasi nulles, ma peine est immense et ma déception est infinie.

Je suis pourtant si bien soutenue. Mon homme est très présent, je suis très proche de mes soeurs et ma meilleure amie a toujours la bonne parole pour remettre de l’ordre dans mes idées.

Mais c’est si dur.

Il y a tellement de choses qui s’entrechoquent dans cette situation, que c’est un perpétuel combat pour ne pas exploser.

Seul le temps pourra guérir mes blessures, mais en attendant comment faire ?

Je connais la réponse. Il faut… blablabla… Oui mais quand ce « il faut » ne va pas, et que rien ne te donne envie, tu as juste l’impression de perdre un temps précieux et c’est plus que rageant.

Chaque jour j’ai l’impression d’attendre qu’il passe et quand il est passé, je regrette qu’il n’ait été que tristesse.

Putain de merde !!! J’ai juste envie d’hurler « NE VOYEZ-VOUS PAS LE MAL QUE VOUS FAITES ? »

Je suis dégouttée d’être dans cet état.

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Un an de plus…

Aujourd’hui, c’est mon anniversaire.

J’ai deux enfants et deux cheveux blancs.

Il y a quelques jours, j’ai pris en flag des rides sur mon front.

Il y a bien longtemps que mes cellules ne se renouvellent plus.

Mon homme me vieillit sans cesse d’un an, sûrement un moyen pour lui de se rassurer sur son propre âge.

J’acquiers de la maturité, c’est le début de la vieillesse, pardon, de la sagesse !

J’ai passé une merveilleuse journée malgré le blizzard et le froid ambiant.

J’ai eu un super cadeau pour fêter mon retour dans la vie active.

J’ai été en retard toute la journée néanmoins le gâteau n’a pas brûlé et j’ai même eu le temps de ranger un peu.

J’ai beau prendre un an de plus, je reste dans mon coeur cette jeune fille de 25 ans qui croquait la vie et croyait en son destin.

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Aujourd’hui, j’ai eu 34 ans et je me demande où sont passées les dix dernières années… Il me semble que c’est hier que je mettais au monde mon fils ainé, et avant-hier que je tombais d’amour pour son père.

Dans une décennie, je serai pas loin d’avoir fait la moitié de ma vie.

Je vieillis et j’aime ça.

Ma vie n’est pas un long fleuve tranquille mais je navigue assez bien. Je n’ai ni le mal de mer, ni de fuite dans mon navire. Mon capitaine est à la barre et mes moussaillons courent sur le pont. Quant à moi, je profite du soleil quand il éblouit, de la pluie quand elle rafraichit et lorsque la nuit tombe, la lune brille pour moi.

Une femme, un brin épicé

Après avoir vu hier un lézar se dorer les écailles au soleil, je suis en mesure de vous annoncer que le printemps arrive. Youpi !

J’aime le mois de mars : l’apparition des premières chaleurs printanières, les jours qui rallongent et les vestes qui tombent. Finies les gelées ! On oublie les gants,les bonnets et les bottes.

Je vais enfin pouvoir ressortir ma collection de chaussures d’été, et pourquoi pas l’agrandir un peu plus…

Le printemps est à nos portes et pour fêter son arrivée, j’ai le plaisir de lancer sur le blog le premier concours du mois de mars. Ce concours mettra à l’honneur la féminité de mes lectrices.

La Chronique d’une mère au foyer rassemble de nombreuses mamans. Derrière votre statut de maman, il y a une femme. Dévoilez-vous !

Pour cela, je vous présente « un brin épicé », une merveilleuse boutique en ligne tenue par Laurie.

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Laurie et moi avons fait connaissance au détour d’un blog. De cette rencontre virtuelle est apparue l’envie de vous gâter et de partager avec vous sa passion pour l’Inde et ses couleurs flamboyantes.

Sa petite entreprise est née de sa rencontre avec un vendeur de ballerines qui lui a fait découvrir l’art indien. Un jour, elle enfila  une paire de ses chaussures et ne les quitta plus ! Ces ballerines à fleur, brodées de perles rendaient son allure si féminine et élégante qu’elle pouvait les porter en toute circonstance.

Commence alors une grande histoire d’amour pour les chaussures, mais également pour les créations de ce pays. Elle fait la connaissance de créateurs talentueux qui fabriquent des produits de qualité, tant pour les femmes que pour les enfants.

Tous ses produits sont faits à la main et leurs couleurs chaleureuses ajoutent une touche épicée à votre garde de robe. Elle a de magnifiques écharpes en soie qui s’ajustent à merveille sur vos tenues. Elle propose aux couturières une gamme de tissus originaux et colorés. Elle habille vos enfants avec classe.

Et aujourd’hui elle met en jeu deux articles pour votre plus grand plaisir 🙂

La  gagnante repartira avec sa paire de ballerines préférée, à choisir parmi la collection disponible. Voyez ce qui vous attend :

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Sa dauphine se verra offrir son sac favori, parmi ceux en stock. A vous de choisir :

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Pour jouer, vous devez trouver une photo qui révèle la féminité. Cela peut être soit un cliché d’une femme, d’un accessoire ou d’une chose qui met en scène votre vision de la féminité. Cette photo ne doit pas avoir été prise par un professionnel et elle doit être votre propriété.

Envoyez votre image par mail à l’adresse du blog juliechroniqueuse[@]yahoo.fr, en enlevant les [ ] bien sûr. Votre email devra contenir outre les formules de politesse en usage, quelques mots qui expliquent votre choix. Les photos seront publiées dans un album sur la page Facebook de la Chronique d’une mère au foyer, merci de me donner votre accord dans votre mail.

Pour participer, vous devrez au préalable suivre la Chronique d’une mère au foyer sur sa page Facebook et pour remercier Laurie de sa généreuse contribution, visiter le site « Un brin épicé » en cliquant sur le lien ici, et cliquer « J’aime » sur sa page Facebook ici.

Le concours débute à l’instant de la parution de cet article, soit vendredi 8 mars 2013, en cette journée emblématique des droits des femmes et prendra fin le 20 mars 2013 à minuit, le premier jour du printemps !

Laurie et moi choisiront ensemble les deux photos qui auront accès au podium, et nous vous donnerons les résultats le vendredi 22 mars 2013.

Les femmes sont à l’affiche : faites-vous plaisir et émerveillez-nous !

 

*******EDIT********

Pour commencer, Laurie et moi vous remercions de votre participation. Vos photos étaient toutes chouettes. La féminité, finalement, c’est tout ça. Une femme enceinte, une femme qui allaite, une enfant et son enfant, une femme ronde, une femme amoureuse, une femme élégante, une femme libre, une femme sensuelle, une femme naturelle, une femme aprêtée…

Notre choix n’a pas été évident. Chacune de nous avait au minimum, une bonne dizaine de photos en finale. Nous avons réussi à obtenir un quatuor de favorites. Il nous a fallu encore de nombreuses hésitations, des relectures de vos mails pour arriver à élire les deux gagnantes.

La gagnante des BALLERINES se prénomme Blandine. Elle est maman au foyer, elle brode, tricote, fabrique ses propres bijoux. Elle nous a présenté sa féminité de manière très originale et très chouette.

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La gagnante du SAC s’appelle Gaelle. Elle nous a touchée par son élégance et sa classe. Elle est naturelle, et cette photo dévoile aussi une certaine fragilité qu’elle confirme elle-même par la présentation de son cliché. Une femme belle, sincère et dinstinguée.

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Comme le choix fut si compliqué et rude pour nous, Laurie avec générosité a souhaité récompenser aussi les deux autres finalistes qui se voient offrir un bon de réduction de 40%. Pour notre plus grand bonheur, je vous présente ces deux femmes :

Gwenaelle, ta photo est superbe et montre une jolie femme ronde, féminine et pulpeuse.

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Bélinda, ta sérennité et ta beauté naturelle nous ont beaucoup touchées.

Belinda

Je vous laisse me contacter par mail pour la remise des cadeaux !

 

MERCI infiniment aux 40 particpantes pour avoir jouer le jeu, pour vous être dévoilées. Ne changez rien, vous êtes parfaites !

PS : J’attends une photo des gagnantes avec leur cadeaux 😉

Il y a trois ans déjà !

Il est à mes côtés dès son réveil.

Il ne se lasse jamais de converser avec moi.

Tout le jour, il me suit et me répète insatiablement « Maman, tu joues avec moi ? »

Il a le plus beau sourire que la terre ait porté.

Il affectionne la vanille, les îles flottantes et le lait.

Il est têtu et colérique.

Il fait de merveilleux câlins.

J’aime l’odeur de sa peau et le goût de ses baisers.

Il adore grimper, escalader et sauter.

Il connait ses livres préférés par cœur.

Il a une collection de doudous.

Il fait tout comme son grand frère.

Il ne marche pas, il court… et moi, je lui cours après !

Il déteste se laver mais adore se baigner.

Il est poisson, comme moi.

Il a fait ses premiers pas le jour de mon anniversaire 🙂

Pour son anniversaire, il veut DIX cadeaux et des ballons.

Aujourd’hui mon fils cadet a trois ans.

Il est si grand ! Et moi, j’aimerais remonter le temps pour bercer encore une fois le joli bébé qu’il était, il y a trois ans déjà !

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Vanessa For Ever

Je ne pouvais pas finir cette journée sans vous en parler.

Ce matin, j’ai eu le plaisir d’entendre une chanson et c’est en musique que j’écris ces quelques lignes. L’artiste s’appelle Vanessa et elle descend du Paradis. Elle pose sa douce voix sur un texte de Benjamin Biolay et nous parle d’amour.

Love Song est le titre de ce single… Son nouvel album est prévu pour le 13 mai.

Un air entrainant, un peu rétro, plein de gaité et chaud comme le soleil printanier. Un titre qui tombe à pic et qui pour moi fait un joli pied-de-nez à son ex !

Vous l’aurez compris, je suis fan de cette chanson et de la chanteuse aussi !

Pour l’écouter, tu dis « Vanessa Paradis is good for you » c’est le groupe FB tenu par Sophie et tu cliques ici.

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Le maternage, un retour en arrière ?

J’ai visionné ce week end un reportage made in TF1 sur le maternage. Durant ces trois minutes, le journaliste énonce le concept du maternage, comme si ces pratiques étaient nouvelles et condamnaient les femmes à une forme d’aliénation maternelle. Je me demande donc en quoi le maternage peut-il être qualifié ainsi.

Comment pourrait-on alors définir le maternage ? Ce terme est apparu dans les années 1990 et il consiste selon la définition du Larousse à « l’ensemble des soins prodigués par une mère à son nourrisson. » Au premier abord, cela n’a rien de récent. Il me semble bien que cela est apparu dès qu’une femme a mis au monde un bébé.

Le maternage commence donc par le fait d’allaiter son bébé au sein, c’est-à-dire de lui donner ce que notre corps nous fournit pour nourrir convenablement notre nouveau-né.

Le maternage se poursuit avec le fait de porter son bébé. Lorsque je dis « porter », vous pensez « écharpe de portage »… Bien sûr, les écharpes sont ce qu’il y a de meilleur pour porter son bébé et continuer à vivre sa journée libre de ses deux mains. Mais pas seulement… N’avez-vous pas déjà entendus « Arrête de le porter, tu vas l’habituer aux bras. » Prendre son bébé dans ses bras, c’est instinctif, c’est naturel, sinon il tombe, non ? J’ai à l’esprit la grand-mère de mon homme qui a treize enfants et lorsqu’elle parle de leur tendre jeunesse, elle relate avec une évidence qu’elle avait toujours dans les bras ou sur le sien le dernier-né, tandis qu’elle continuait de s’occuper des ainés.

Le maternage, c’est aussi ne pas laisser son nourrisson pleurer seul dans son berceau. Nul besoin qu’il se fasse les poumons, comme certains le disent. Un bébé pleure car il ne sait pas parler, et ses pleurs ne sont jamais pour rien, surtout durant les premiers mois de sa vie.

Le maternage se prolonge la nuit, avec le fait de ne pas laisser son bébé seul dans sa chambre. Il partage soit la chambre parental, soit le lit parental et on parle alors de cododo.

Tous ces mots effraient la plupart des gens. Ils ont peur de perdre leur liberté personnelle et peur de se retrouver avec un enfant dépendant de sa mère et colérique.

D’où vient ce sentiment ? Je n’ai pas d’étude statistiques en tête, seulement mon expérience et celle des autres mamans que j’ai pu croiser, observer ou lire ici ou là.

Pour ma part, je pense que tout débute avec la libération de la femme dans les années 1960. A l’époque, les femmes étaient déconsidérées, relayées au simple rang d’épouse ou de mère. Leur statut de femme en tant qu’être humain était nul. C’est une bonne chose que nos aïeules aient souhaitées mettre un terme à cette domination masculine. Ceci dit, à force de vouloir être une femme libre, nous en avons oublié que nous sommes aussi mères et que les deux vont de pairs !

Etre femme, en 2013, c’est avoir le droit de travailler, c’est faire de la politique, c’est s’engager dans des combats sociaux, c’est défendre ses idées, c’est refuser d’être dominer par un monde d’hommes. Cela en bien différent des conditions de vie des femmes au début du siècle dernier.

Etre mère maternante, en 2013, c’est choisir l’allaitement, c’est porter son bébé, c’est dormir avec lui, c’est savoir que ses pleurs correspondent à un besoin et non pas à un caprice. Sommes-nous différentes des mères qui nous ont précédées ? Oui, nous sommes différentes des mères qui se sont battues pour la liberté de la femme. Est-ce pour autant une tare ? Je ne crois pas non.

Le maternage est-il un retour en arrière ? Dans un sens, oui. C’est un juste retour à la nature des choses.

Je suis pour la libération de la femme, mais je ne suis pas pour que cette libération soit au détriment de nos enfants. En 2013, on peut être femme et mère. Nous avons cette immense chance de pouvoir nous épanouir tant professionnellement que maternellement.

Le maternage n’est pas un ensemble de pratiques aliénantes et farfelues. Le maternage, c’est être mère tout simplement.

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