Qui a raison ?

Je cherche encore à avoir raison. Cependant je me rends compte de plus en plus clairement que chercher à avoir raison mène au conflit. Cela créé des tensions et déclenchent des émotions négatives, comme la colère parce que lorsque je n’arrive pas à avoir raison, ou que mon interlocuteur ne veut pas me donner raison et ne partage pas mon avis alors je finis par me sentir mal.

Avec les enfants c’est salutaire de ne pas chercher à avoir raison. Parce que chercher à avoir raison à tout prix avec les enfants, ça veut dire que l’on cherche à les dominer « J’ai raison et toi, tu as tort. Fin de la discussion. » Et finalement, ça entraîne des conflits dans le foyer, dans la relation parent-enfant. Au bout du compte, oui le parent a eu raison, mais il a perdu un peu de la confiance de son enfant.

Avoir raison, ça veut dire quoi ? On est responsable de ce qui nous arrive dans notre vie ainsi si on a un rapport conflictuel avec ses enfants, c’est parce qu’on l’a créé, de manière inconsciente certes. Il est vrai qu’aucun parent ne souhaite avoir de conflit avec son enfant. Comment avons-nous créer cette situation ? Je vais y revenir.

Tout d’abord, il est bien de revoir ses demandes, ses attentes vis-à-vis de son enfant. Est-ce que nos injonctions tiennent compte des ressentis de l’enfant ? Est-ce que les choses sont justes du point de vue de l’enfant aussi ? Quelles sont les émotions que l’on ressent au sujet des exigences que l’on demande à l’enfant ? On peut se poser des questions sur ce que l’on a vu étant petit, ce que l’on nous a répondu étant petit dans ce genre de situation, ce que l’on a pu ressentir en tant qu’enfant à ce moment-là.

On prend alors conscience que la manière dont on agit, on l’a créé mais on en est pas spécialement conscient. En fait on reproduit par le système des neurones miroirs ce qu’on a vu, ce qu’on a subi nous-même étant enfant, et on se place  du côté des yeux, pas du côté des yeux de celui qui regarde mais de l’autre côté du regard et on agit comme la personne que l’on a vu agir ainsi. Donc finalement en tant qu’enfant, lorsqu’on a vécu des choses qui ont été gravées dans nos neurones miroirs, eh bien en devenant parent, on reproduit à ce moment-là, les attitudes de nos parents, même si parfois on se dit « Non, non c’est pas vrai. », en posant les choses à plat, on voit qu’on peut les reproduire et que l’on nie totalement les ressentis de notre enfant intérieur qui lui  à ce moment-là a été blessé, n’a pas été entendu et dont la peine a été mise de côté et relayée à un endroit où on ne peut plus y accéder de manière immédiate.

Prendre conscience de nos actes, des mots que l’on dit à nos enfants et ne pas chercher à avoir raison à priori,  c’est salutaire et ça casse le processus de reproduction. Prenons toujours un temps de pause pour voir d’où nous vient cette exigence, cette demande vis-à-vis de notre enfant. Est-ce qu’elle reflète vraiment mes ambitions éducatives ou est-ce un reliquat des exigences de mes propres parents auxquelles je n’adhère pas forcément ? Il ne s’agit pas de se dire que l’on a tort non plus. Juste se demander ce qui est le mieux pour trouver un équilibre entre chaque membre de la famille, parent et enfant compris dans cet équilibre-là, c’est-à-dire que le parent et l’enfant doivent être gagnant/gagnant dans cette relation.

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Comment éviter la fessée ?

J’ai eu la possibilité d’aller témoigner de mon expérience de l’éducation non violente dans Les Maternelles. Le titre de cette chronique est le sujet de l’émission qui a eu lieu lundi 25 avril sur France 5, le replay est ici et je vous invite à  le visionner.

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Cette chronique reprend la trame suivie par les présentatrices, Sidonie Bonnec et Nathalie Le Breton, et a pour but de poursuivre la réflexion amorcée par celles-ci. Elle vous invite à répondre à leurs questions et me permet d’ajouter quelques informations que je n’ai pas eu le temps d’apporter.

1/ Dans quelles circonstances donnez-vous la fessée ?

Il est important de commencer par s’observer et noter les circonstances qui déclenchent ce phénomène. Vous amorcerez ainsi les prémices du changement. En effet, prendre conscience des situations qui engendrent une fessée vous permet de repérer en amont les signes qui indiquent que la fessée va arriver. Pourquoi faire ce genre d’exercices ? Parce que cela mettra en lumière que finalement ce ne sont peut-être pas les comportements de l’enfant qui déclenchent la fessée mais bien plus tôt votre état d’esprit. Cela signifie-t-il que votre enfant est irréprochable ? Pas du tout. Cependant cela peut vous faire réaliser que votre seuil de tolérance à ses frasques est variable suivant votre état émotionnel. Donc pas de panique, si vous êtes capable de trouver à certains moments une alternative à la fessée vous pourrez la trouver dans de plus en plus de circonstances en prenant simplement conscience que vous êtes maître de vos émotions 😉

Comme l’a indiqué le Docteur Marcelli, la fessée est bien souvent donnée dans deux circonstances. La première car elle semble avoir une vertu éducative qui pourrait rappeler la limite à ne pas dépasser. On verra par la suite si cette affirmation est fondée scientifiquement. Et deuxièmement la fessée est souvent pulsionnelle, elle est donnée lorsque le parent est sous tension, débordée ou pris dans l’excitation ambiante.

2/ Comment réagit l’enfant et que se passe-t-il dans sa tête quand il reçoit une fessée ?

Comme en témoigne Amélie T. qui est venue chercher un moyen d’éviter la fessée, lorsqu’elle donne une fessée à son fils de 3 ans celle-ci n’a aucune valeur. Elle constate que suite à cette fessée, il reprend inexorablement ce qu’il était en tain de faire.

Physiologiquement parlant, lorsqu’un enfant reçoit un châtiment corporel, il ressent de la peur ou de la honte. Son cerveau sollicite son amygdale et cela engendre une réaction de stress. Ainsi sollicité excessivement, il sera donc plus difficile pour lui de gérer les situations de stress ou de peurs.

3/ Que ressentez-vous au moment où vous donnez une fessée à votre enfant ?

Il est très utile de noter ici que presque tous les parents qui donnent une fessée à leur enfant ressentent de la culpabilité, qu’elle soit exprimée ou non, qu’elle soit acceptée ou pas. Car je suis convaincue que tous les parents comme vous et moi aiment profondément leur enfant et ne veulent que leur bonheur. Malheureusement ils sont pris dans un mécanisme dont ils n’ont pas forcément conscience et dont ils ne perçoivent pas toutes les conséquences. Soyez sûrs que vous pouvez faire autrement sans pour autant basculer dans le laxisme et sans perdre la face devant vos enfants.

Comme l’indique le Docteur Marcelli, il est important de se rendre compte que c’est l’excitation qui monte qui déclenche le phénomène des châtiments corporels. Il donne deux pistes pour faire baisser cette excitation : prendre un temps de repli, une mise à distance soit de l’adulte soit de l’enfant, tout en indiquant que ce moyen n’est pas une punition mais un moyen d’aider chaque protagoniste à retrouver son calme, puis amorcer un temps de réflexion qui permet de reprendre la gestion de ses émotions et ainsi d’éviter l’automatisme de la fessée de prendre le dessus.

4/ Pourquoi la fessée ne marche pas ?

Comme indiqué dans la question deux, tout ce qui fait stresser un enfant n’a aucune valeur éducative car la zone émotionnelle de son cerveau prend le dessus et l’empêche de réfléchir. Même la menace d’une fessée ou d’une punition est une source de panique. Le cerveau est sous stress, donc sous tension et il déclenche comme réaction soit de la violence, de l’agressivité, soit une fuite, soit un figement. La menace est quasi-impossible à gérer pour le cerveau car elle déclenche une phase d’attente qui met le cerveau sous-tension et cette tension ne s’arrête que lorsque la menace a été mise a exécution, le cerveau de l’enfant peut alors s’apaiser.

Olivier Maurel, auteur de « La fessée » écrit ceci au cours d’une interview qu’il m’a accordée et que vous pouvez retrouver ici :  » Le stress provoqué par des traumatismes (et la violence éducative est ressentie par l’organisme des enfants comme une agression) peut détériorer la partie antérieure du cerveau dont un des rôles est de modérer les réactions agressives qui peuvent s’avérer nécessaires pour l’autodéfense de l’individu. A partir de ce moment, les réactions agressives peuvent ne plus avoir de frein. De plus, une autre partie du cerveau, l’amygdale, qui est impliquée dans les réactions émotionnelles, est stimulée par les traumatismes subis. Ainsi, frapper un enfant, c’est un peu comme doper son moteur de violence et affaiblir ses freins.  Il n’est donc pas étonnant que dans les époques et les pays où la violence éducative est à un haut niveau d’intensité, les réactions individuelles et collectives soient d’une grande impulsivité et d’une grande violence. »

4/ Que faire lorsque la fessée est quand même arrivée ? Que mettre en place ?

Il est important de s’excuser. Cependant des excuses à répétition et sans changement de comportement parental n’ont aucune valeur. Ainsi, s’excuser et recommencer toujours le même phénomène n’est pas une bonne chose.

Donc s’excuser oui puis amorcer un changement. Petit à petit, les excuses laisseront la place à des encouragements et des félicitations. Oui sachez vous encourager et vous féliciter, car il est essentiel que vous en preniez conscience et que vous soyez fiers de tous les petits pas que vous ferez car ce sont eux qui vous permettront d’aller là où vous voulez aller.

Ensuite chercher des solutions dans des livres sur l’éducation non violente, Isabelle Filliozat est en tête, mais également Olivier Maurel, Catherine Dumonteil Kremer, Catherine Gueguen et sur des blogs, en ce moment j’aime beaucoup Apprendre à éduquer.

Et sur mon blog il y a une section Education non violente dans laquelle je répertorie toutes les chroniques que j’ai écrites.

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Selon moi, la meilleure des choses est de donner l’exemple à nos enfants. A chaque fois qu’il y a des tensions entre mes enfants ou avec moi, je rappelle à chacun que dans notre foyer, on refuse les violences. Je leur rappelle que l’on respecte leur corps, leurs émotions et cela a pour conséquence de réveiller leur capacité de réflexion. Je leur montre aussi que je suis également en proie à la gestion de mes émotions et je les soutiens dans la gestion des leurs.

Et puis revoir parfois les limites que l’on pose. Sont-elles absolument nécessaires ou sont-elles seulement la reproduction d’un système archaïque ? Savoir établir les règles de votre foyer, qui ne seront pas les mêmes que celles de votre voisine ou de votre soeur, mais qui reflètent vos valeurs, vos croyances et lâchez prise sur le reste.

Retrouvez le pouvoir des câlins et de l’écoute. Nos enfants ont souvent juste besoin de notre présence, de notre contact et ils cherchent dans le conflit un moyen d’avoir notre attention.

Pourquoi pas prendre contact avec une association de parentalité positive de votre région ? Soit par internet, soit directement, toute entraide est bonne à prendre 😉

Au besoin, je suis disponible pour vous écouter. Mon mail juliechroniqueuse@yahoo.fr

6/ Est-ce que l’éducation non violente est difficile ?

J’aime dire qu’éduquer un enfant reste difficile, comme toute chose nouvelle et d’autant plus que les enfants en grandissant passent par des phases de changement qui ne sont pas toujours connues des parents. Mais après tout, fesser ses enfants c’est également difficile, et ça n’a rien de très valorisant. Surtout qu’en devenant plus grand, les châtiments corporels ont de moins en moins d’emprise sur l’adolescent, tout autant que les punitions ou privations.

Il s’agit de savoir ce que l’on veut obtenir. Souhaitez-vous obtenir la coopération de vos enfants dans un échange où toute la famille y trouve son compte ou souhaitez-vous obtenir une obéissance soumise dans laquelle vous risquez de perdre beaucoup de batailles lorsque l’enfant grandit ?

L’autorité n’est pas à éliminer dans l’éducation positive, c’est l’autoritarisme qui est à éliminer. Dans l’éducation positive ce qui est difficile c’est que finalement les parents ne sont pas laxistes comme j’ai pu l’entendre, car ils fixent un cadre et des règles à leur enfant mais cela est fait dans le respect de leur personne et avec leur consentement.

7/ Est-ce que les enfants sont plus sages avec l’éducation bienveillante ?

Comme je l’indique dans l’émission, je n’aime pas ce terme « sage ». Après tout c’est un mot que l’on emploie que pour les enfants. Vous arrive-t-il de dire « Mon mari n’a pas été sage aujourd’hui, il ne m’a pas aidé à préparer le repas » ou alors « Mes collègues ne sont pas sages, ils ne font jamais leur travail à temps »… NON ! Alors pourquoi qualifier les enfants de « sage » ?

Mes enfants sont plus coopératifs, ils sont plus respectueux des règles de la famille, surtout l’aîné, car on ne peut pas avoir les mêmes exigences avec des enfants d’âges différents. En grandissant, j’ai remarqué que la coopération est de plus en plus facile.

Et surtout je réalise que mes enfants ont entièrement confiance en nous. Quand il leur arrive de transgresser une règle, ils ne s’en cachent pas, ils viennent nous dire ce qui s’est passé, ils n’ont pas peur de nous et nous confie leurs émotions et leurs ressentis en toute confiance. Et bien souvent ils tirent tout seul les enseignements de leurs bêtises… N’est-ce pas ce que chaque parent veut enseigner à sa progéniture ?

J’aime cette citation de Gandhi et je la trouve très pertinente pour notre sujet « Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »

Besoin d’aide, je suis là :-)

J’ai fait un sacré bout de chemin ces dernières années. J’ai pris une décision et j’ai toujours gardé le cap, même quand c’était dure, même quand ça l’est encore.

Cette décision, c’était d’élever mes enfants autrement. Autrement que ce que j’avais appris, autrement que ce que j’entendais et voyais dans mon entourage.

J’ai décidé d’élever mes enfants en les considérant comme j’aurais aimé que l’on me considère lorsque j’étais petite fille. J’ai ressenti le besoin de prendre soin de leur âme pour guérir la petite fille qui pleurait en moi.

J’ai alors arrêté de les fesser, de les bousculer, de les attraper fort, de les frapper. J’ai refusé d’avoir recours à la soumission pour obtenir leur coopération. Ça n’a pas été facile. Entre le moment où j’ai pris cette décision et l’application effective de cette décision plusieurs mois se sont écoulés. Et lorsque l’automatisme reprenait le dessus, je demandais pardon, je me pardonnais et je le laissais partir, je me libérai de lui, comme si cette nouvelle tape me rapprochait un peu plus de ce que je voulais car elle me rappelait que ce fonctionnement ne me convenait pas.

Pourquoi prendre la décision à contre-courant pour la plupart des personnes de ne plus frapper mes enfants ?

Pour leur éviter d’avoir à prendre cette décision, pour leur éviter de passer par les schémas que j’ai subis et pour leur donner une chance d’être épanouis dès aujourd’hui et pour toujours.

En une phrase, les châtiments corporels modifient profondément le cerveau des enfants et annulent donc une partie des merveilleuses capacités qu’on leur offre à leur naissance.

Aujourd’hui j’écris cette chronique non pas pour relancer le débat pour ou contre la fessée, je pense que le sujet est suffisamment entré dans le domaine publique pour que chacun réfléchisse à une nouvelle manière d’élever les enfants.

Aujourd’hui je m’adresse à vous pour vous proposer mon aide. J’ai souvent eu besoin qu’on m’aide, et même encore maintenant lorsqu’il m’arrive de déraper, je cherche du soutien pour faire autrement. Ce soutien, je le trouve soit dans mon for intérieur, en écoutant ma petite voix qui me conseille toujours très bien sur ce qu’il y a de mieux pour moi soit auprès de livres, soit sur des blogs ou des groupes. Malheureusement, je n’ai pas toujours eu de personnes avec qui échanger sur une question précise ou lors d’un craquage et pour m’apporter une oreille attentive et sans jugement.

Alors voilà je ne suis pas une spécialiste de l’éducation non violente mais j’ai un vécu et une expérience que je peux mettre à la disposition des mamans qui le souhaitent. Et je serais contente de vous accompagner, de vous écouter, de vous apporter un peu de mon aide, pour votre bien-être et celui de votre famille.

Vous pouvez me joindre en message privé sur ma page Facebook ici ou sur mon mail juliechroniqueuse@yahoo.fr

Je vous répondrai au plus vite, au mieux de mes disponibilités du moment. Mais soyez sûre que si je ne vous réponds pas dans la minute, ce sera sûrement dans l’heure ou dans la journée au pire. Et on est d’accord qu’à partir de 23h00 c’est extinction des feux et cela jusqu’à 9h00 le lendemain matin 😉

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Brèves de vie

Dans notre famille, les enfants décident. Ils ne décident pas de tout, évidemment, mais leur avis nous intéresse et nous en tenons souvent compte.

En fait, pour moi, ce que pense ou ressent un enfant a autant de valeur que ce que pense ou ressent un adulte. J’aime entendre leur opinion et j’aime la respecter, dans la mesure du possible.

J’ai réalisé qu’un enfant est l’égal d’un adulte. Il peut être tout aussi mâture qu’un adulte l’est. Il suffit de lui faire confiance.

Par exemple, bien trop souvent j’ai entendu que les bébés ne se rendaient pas compte du danger et qu’il fallait les protéger de tout.  Pourtant, enceinte ma benjamine j’ai découvert ce qu’on appelle la motricité libre et j’ai choisi de la laisser évoluer sans entraver son développement corporel pour qu’elle s’approprie pleinement son corps et l’usage qu’elle pouvait en faire. Et dès qu’elle a commencé à se mouvoir, elle n’a eu aucune limite. Je ne l’ai pas mise dans un parc, ni dans un transat. Elle a commencé à explorer son environnement au sol, d’abord couchée sur le dos, puis elle a appris à se tourner, à marcher à quatre pattes, à se lever et à marcher. Et j’ai été émerveillée de découvrir qu’elle prenait conscience du danger. Quand les beaux jours sont arrivés et qu’elle est sorti sur notre terrasse, elle avait environ 9 mois, je l’ai vu approcher à quatre pattes vers le rebord du trottoir, tête la première. J’ai réprimé mon angoisse et ma peur de la voir la tomber et je l’ai observée. Elle s’est arrêtée devant ce vide, elle s’est retournée à plat ventre et à mis ses petits pieds dans le vide et elle s’est laissée glisser doucement jusqu’à ce que ses pieds touchent le sol. Elle n’est pas tombée et a appréhendé le danger qu’il y avait devant elle et l’a franchi avec ses propres moyens.

Il en va de même pour l’alimentation. Avec elle, au moment de la diversification, nous avons mis en pratique la diversification mené par l’enfant, DME, et nous avons introduit directement les aliments dans leur forme originelle, sans avoir recours à des purées. Et là, j’ai découvert l’énorme pouvoir qu’a un bébé pour mâcher son alimentation, même sans dent, même avec des morceaux. Elle ne s’est jamais étouffée et les deux seules fois où le morceaux qu’elle venait d’avaler avait pris une fausse route, elle l’a recraché d’elle-même grâce au réflexe de régurgitation qu’ont tous les bébés si on ne les entrave pas avec nos propres peurs. Et à 16 mois, elle mange toute seule toute sorte d’aliment. Elle a voulu tester les olives il y a peu de temps. J’ai eu peur de lui en donner une, mais devant son insistance, je lui en ai donné une, elle l’a mangé et m’a donné le noyau.

L’éducation non violente est devenue notre mode de vie. Quand on met un pied dans une éducation basée sur le respect des rythmes de l’enfant, toute notre vie s’en trouve changer tout doucement.

Je ne suis pas une maman laxiste qui ne donne pas de limites à mes enfants. Nous avons des règles de vie dans notre famille qui sont finalement plus des valeurs que des interdits. Pas de violences verbales ou physiques. Le respect, de soi et des autres. Et une bonne hygiène de vie. Et comme la vie est en constante évolution, on s’adapte au changement.

Je ne veux pas avoir de l’autorité sur mes enfants. J’essaie de leur apprendre à me respecter, respecter mes besoins et mes émotions tout en leur montrant que je respecte les leurs. Et la vie est beaucoup plus facile ainsi. En fait, les enfants sont de grands imitateurs. Et c’est en leur montrant comment faire qu’ils apprennent, bien plus qu’en leur imposant ce qui doit être fait.

C’est ainsi que petit à petit, j’ai banni de mon mode de fonctionnement les punitions, les récompenses, les ordres et de mon vocabulaire les formules comme « T’es pas gentil », « T’es pas sage » ou « Monte dans ta chambre pour réfléchir ». Et j’essaie de remplacer tout ça pour une bonne dose d’empathie, énormément d’amour et de la disponibilité pour faire des choses avec mes enfants.

Cependant rien n’est acquis et je dérape encore souvent. Je continue de m’énerver rapidement, bien trop rapidement à mon gout. Et je crie aussi, souvent quand mes propres besoins ne sont pas comblés. Parfois aussi lorsque la colère m’envahit, je ne contrôle plus trop mes réponses qui sont alors pas vraiment empathiques.

Quant à mes enfants, ce sont des enfants comme les nôtres. Ils ne respectent pas toujours ce que je leur demande et ça m’énerve tellement, si vous saviez … Et certains jours, il me vient à l’esprit des envies de leur scotcher la bouche ou de les coucher attachés dans leur lit …

Je n’ai pas de formules miracles. Je me trompe, je fais des erreurs, je les reconnais, je les accepte.

Je ne sais pas si je fais bien ou si je fais mal. Je suis tout de même convaincue que le fait de traiter mes enfants aussi bien que j’aurais aimé être traitée étant petite fille est une bonne chose. Je ne suis pas morte des fessées que j’ai reçu étant enfant mais il m’a fallu apprendre à être empathique avec mes enfants, apprendre à entendre leur souffrance, apprendre à être une bonne maman. Quelque chose est donc bien mort sous les coups que j’ai reçu.

Il est vrai qu’il n’est pas facile de pratiquer une éducation non violente. Ce n’est pas facile, non pas parce que les enfants sont difficiles, ce n’est pas facile parce que depuis des décennies, des siècles même, on nous fait croire que les enfants sont difficiles et qu’ils ont besoin de limites que l’on se doit de faire respecter avec des châtiments corporels. Et comme depuis des générations, les enfants ont toujours été diabolisés, on en vient à penser que ce sont les enfants qui cherchent les coups pour apprendre à respecter les règles. Et alors les châtiments corporels deviennent justifiés.

Est-ce vraiment le cas ? Est-ce que certains comportements méritent-ils vraiment de recevoir des coups ?

Alors partons de ce postulat et faites la liste. Et vous verrez que votre liste sera différente de celle de votre mari, de celle de vos parents, de celle de votre voisin. Pourquoi ? Si vraiment certains comportements méritent d’être frapper, tout le monde devrait s’entendre sur ce point. Or ce n’est pas le cas.

Pourquoi ? Parce que les coups que reçoivent les enfants sont intimement liés à l’état émotionnel dans lequel se trouve le parent au moment de l’action. Si un parent rentre de sa journée de travail énervé, fatigué ou contrarié, son seuil de tolérance aux diverses frasques de son enfant sera si mince que cet enfant risque bien de se prendre une fessée pour une chose qui, un jour de détente, serait tout à fait acceptable par le parent.

A la maison, j’ai un petit cadet qui serait qualifié de « difficile » par d’autres parents. Dès le réveil parfois, la moindre contrariété le fait entrer dans une énorme colère. Il accepte très mal d’être contraint ou encore qu’on lui dise non. Très souvent quand il est énervé, il veut me frapper et me balance à la figure qu’il ne m’aime plus. Aujourd’hui alors que je lui refusais je-ne-sais-plus quelle chose, il m’a dit qu’il voudrait que je meure. Pour moi, ce n’est pas un enfant difficile. C’est juste un enfant de cinq ans qui doit apprendre à gérer ses émotions, ses frustrations. Et comment réagirait-il si je lui mettais des fessés quand il veut me frapper ? Croyez-vous qu’il comprendrait qu’il n’a pas le droit de me frapper ? Non, il comprendrait juste que lorsqu’on est plus grand ou plus fort, on peut se permettre de frapper un être plus faible ou plus petit. Parce qu’en réalité, il veut me taper mais il ne me tape pas. Il sait que l’on a pas le droit de frapper dans notre famille. Ses parents respectent cette valeur et il la respecte aussi. Ceci dit, l’envie de frapper exprime une colère et mon but en tant que maman, c’est de lui apprendre à exprimer sa colère ou ses contrariétés autrement qu’avec la violence.

Je n’ai encore que des enfants assez jeunes. L’ainé a tout juste sept ans. Cependant j’ai déjà constaté que mes enfants sont souvent plus difficiles à gérer lorsqu’ils sont en manque d’amour ou de présence de leur maman ou de leur papa. Ils sont excités, ils refusent les contraintes, ils se chamaillent. Et surtout lorsque je ne vais pas bien, ils sont encore plus demandeurs auprès de moi.

Je ne pense pas avoir des enfants plus faciles ou plus dociles que les autres. Je remarque juste que je les supporte. C’est-à-dire que je les accepte comme étant juste des enfants qui font des expériences de vie, qui découvrent, qui crient quand ils jouent, qui pleurent très forts quand ils se font mal, qui ont du mal à gérer des émotions fortes, qui n’ont pas envie de se coucher quand ils n’ont pas sommeil, qui me font répéter dix fois la même chose, enfin tout ce que font les enfants.

Mais finalement, les adultes ne font-ils pas pareil ?

J’en arrive à la fin, quoi que je pourrais vous en parler encore des heures. Parce que vraiment, je réalise que j’aime parler d’éducation.

Cette chronique est sans doute un peu brouillon, je n’avais aucun plan en tête quand je l’ai commencé, je voulais juste partager ceci avec vous.

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J’arrête de râler, et vous ?

Depuis trois ans maintenant, mon objectif est d’offrir à mes enfants une éducation non violente, empreinte de bienveillance et surtout sans cris. Pour l’éducation non violente, nous avons banni très facilement de notre foyer toutes formes de châtiments corporels et nous refusons également d’user de violences verbales. Je m’efforce aussi d’instaurer un climat bienveillant, en étant à l’écoute des besoins de chacun des membres et en refusant toute forme d’autorité abusive. Néanmoins il reste un domaine qui est encore en chantier : je continue de crier sur mes enfants et sur mon mari aussi, même ma chienne en prend pour son compte quand ma coupe est pleine… Heureusement ma vieille mémère est sourde et se fiche complètement de mes vocalises ! Ce qui n’est pas encore le cas de mes trois rejetons ni de leur père ^^

Alors pour mes enfants, pour mon conjoint et pour notre confort auditif à tous, j’ai décidé d’arrêter de crier ou de râler sur eux.

Mon parcours pour tendre à une éducation non violente m’a fait découvrir des auteurs très intéressants, des méthodes de communication et des tas d’astuces comportementales. Mais aucun ne m’a vraiment aidé à arrêter de râler et encore moins de crier !

Et puis un jour, il y a presque un an, j’ai découvert une méthode simple et efficace au travers d’un super livre « J’arrête de râler sur mes enfants {et mon conjoint} » de Florence Leroy et Christine Lewicki.

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Je l’ai lu avec beaucoup de plaisir. C’est un livre très pragmatique, qui nous encourage concrètement à observer nos habitudes comportementales afin de comprendre nos râleries et surtout afin de trouver le ou les moyens dont nous avons besoin pour arrêter de râler.

En effet, la première partie nous met dans le vif du sujet « Mais au fait, pourquoi je râle ? » « sur mes enfants » au chapitre 1, « sur mon conjoint » au chapitre 2 et « à propos de mon rôle de parent » au chapitre 3. Et les chapitres sont tous les trois très bien structurés avec les sous-titres « Je râle quand… » qui font la liste des choses qui nous font râler et qui nous invitent à réfléchir à la situation au moyen d’un petit « A vous » au cours duquel vous pouvez lister ce qui vous correspond.

Vous voulez un exemple, au premier chapitre « Pourquoi je râle sur mes enfants ? », le sous-titre « Je râle quand je cherche à me conformer socialement »… Vous allez tous vous reconnaitre. Je cite « Sous le regard des autres, nous craignons le jugement, nous perdons pied et nous gérons pas la situation comme nous le voudrions, mais plutôt comme nous pensons que les autres attendent que nous la gérions » … Elle vous revient en tête, cette scène de colère du petit dernier au cours du repas dominical chez les beaux-parents où vous avez bien senti dans le regard de belle-sœur qu’elle lui aurait bien mis une bonne fessée à ce petit garnement. Bref « Nous râlons parce que nos enfants ne se conforment pas aux normes sociales établies, mais nous n’avons souvent même pas pris le temps de définir si cette norme sociale était importante pour nous », n’est-ce pas ?

Ce que j’aime aussi dans ce livre, ce sont les nombreux témoignages qui ponctuent les différents chapitres ainsi que les paragraphes en fin de chapitre intitulé « A vous » qui nous questionnent sur le thème du chapitre et les petits « Rappels » pour faire le point sur ce que l’on vient de lire.

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Puis lorsque nous avons bien compris tout le mécanisme, nous avons « 21 jours pour changer sa vie » et alors là, c’est à vous de jouer. Au cours de la deuxième partie du livre, vous saurez tout sur ce challenge pour changer votre vie. Et croyez-moi, ça donne envie ! Et c’est possible puisque vous verrez que le livre vous offre non seulement les témoignages des deux auteures mais également d’autres mamans qui ont tenté et réussi le challenge.

Enfin, la dernière partie vous livrera « 21 et quelques trucs pour arrêter de râler sur ma famille », et j’ai particulièrement apprécié cette partie qui donne au chapitre 8 « Quelques trucs à faire pendant la crise pour ne pas perdre pied ».

Ça vous plait ? Vous voulez en savoir un peu plus sur ce fabuleux bouquin ?

Alors voici, en exclusivité, pour vous, l’interview que Florence Leroy a accepté de m’accorder. Vous allez découvrir son parcours professionnel, sa participation dans l’écriture du livre et son challenge « 21 jours pour arrêter de râler sur mes enfants et mon conjoint ».

Bonjour Florence

Quel est votre parcours professionnel ?

J’ai une formation en école de commerce et une expérience en gestion de chantier dans une grande boite du bâtiment. J’ai choisi de quitter mon poste de cadre de gestion pour travailler à la maison à plein temps en élevant mes enfants. Pour améliorer ma relation avec les membres de ma famille je me suis formée à la communication non violente et à la méthode Gordon. Après un déménagement en Bretagne, j’ai crée une association de soutien et d’entraide à la parentalité où j’animai des groupes de parole et des ateliers Faber et Mazlich. J’ai réalisé petit à petit qu’accompagner les parents, les soutenir pour aller vers plus de joie est devenue ma nouvelle voie, mon projet professionnel. Je me suis formée à l’animation d’ateliers de parents, puis pour compléter tous ses savoir- être et ses savoir-faire, au conseil conjugal et familial. C’est pour ces raisons que ma sœur Christine Lewicki m’a invité à la rejoindre dans l’aventure de l’écriture à 4 mains de J’arrête de râler sur mes enfants {et mon conjoint}

Vous êtes mère de famille, combien d’enfants avez-vous ?

Je suis maman de 4 enfants entre 9 et 16 ans

Alors qu’est-ce que « râler » ? Et comment reconnaitre que l’on râle ?

Nous pouvons reconnaitre que nous râlons grâce à trois critères

  • Mon ton : Lorsque afin d’être sûr d’être entendue, j’utilise un ton inapproprié. Je grogne, je geins, je me plains, je rumine, j’agresse …
  • Mon positionnement : Face à une situation qui me frustre, je cherche un coupable, plutôt que de chercher une solution. Je m’assoie dans le fauteuil de la victime et j’accuse l’autre d’être la cause de mon problème.
  • Le propos : Lorsque parce que j’espère de l’empathie de la part de l’autre, j’exagère la situation, je n’ai pas le mot juste, je transforme une situation en drame en ajoutant des « Toujours », « Jamais », « Cela fais cent fois, … »

Qu’est-ce qui a fait qu’un jour, vous avez décidé d’arrêter de râler ? Et comment s’est passé le défi des 21 jours sans râler ?

Un jour j’ai réalisé qu’à force de râler je me pourrissais la vie. Je passais ma journée à voir ce qui ne n’allait pas dans ma vie et je n’arrivais plus à voir les belles choses. J’étais trop souvent sur le dos de mes enfants pour un résultat frustrant.

J’ai choisi de me lancer dans l’aventure du challenge, comme je partirai en voyage, en exploration. Pour voir ce que serait ma vie si je décidais de ne plus râler. Et très vite j’ai vu que si moi j’avais décidé d’arrêter de râler, les situations qui me faisaient râler n’avaient pas disparues ! Comme arrêter de râler ne veut pas dire tout accepter, il a bien fallu que je mette du changement dans ces situations. Soit en les faisant évoluer, j’ai réorganisé mes routines du matin pour ne plus « jeter » mes enfants à l’école au bord de la crise de nerf. Soit en apprenant à lâcher prise car oui cela me saoule que mon entrée soit en bazar mais non je n’ai pas envie ni le temps de m’occuper de son aménagement pour l’instant. Petit à petit je me suis créé d’autres manières de voir, de vivre les événements. J’ai appris à respirer pour éviter de hurler, j’ai appris à différer ma réponse pour ne plus m’engager dans des promesses qui ne me conviennent pas, j’ai appris à regarder ce qui va bien dans ma vie, car finalement tout n’est pas à jeter !

Y-a-t-il de bonnes raisons de râler ?

Oui le fait d’être parents, de vivre en couple nous donnes de nombreuses occasions de râler, …. Et le propos n’est surtout pas que nous nous sentions coupable de râler. La vie de famille, la vie en couple, demande du temps, de l’argent, de l’énergie et parfois nous avons l’impression qu’il ne nous reste plus que les miettes quand il en reste. Et cela nous frustre et nous râlons. Hors pour certains se voir devenir un parent râleur n’est vraiment pas satisfaisant, alors la bonne nouvelle c’est qu’il existe des moyens pour faire autrement.

Pourquoi est-ce que l’on râle souvent pour les mêmes choses sans parvenir à enrayer ces râleries quotidiennes ?

Car nous faisons toujours de la même chose en espérant du changement.

Tu as encore laissé trainer tes chaussures dans l’entrée. (je râle) Je te l’ai déjà dit cent fois, les chaussures se rangent dans la placard. (je râle) Il faut toujours que je te répète la même chose, tu le fais exprès ! (je râle)

Nous râlons car les chaussures ne sont pas rangées, nous râlons car les chaussures ne sont pas rangées, nous râlons car les chaussures ne sont pas rangées …. Face à cette situation qui me frustre je ne fais que râler et j’espère que l’autre se comporte différemment !

Et si nous essayons (les jours où nous avons le temps, les jours où nous ne sommes pas fatigués) de réfléchir à comment aborder la source de frustration autrement : aménager la maison pour qu’une caisse se trouve à l’endroit où les chaussures « tombent » dans l’entrée ou dialoguer avec la personne concernée pour trouver une solution ensemble.

De vous à moi, est-ce vraiment possible de ne plus râler sur son conjoint et ses enfants ?

Oui c’est possible, mais pour moi, l’objectif n’est pas de terminer le challenge mais de le vivre ! La grande joie n’est pas d’atteindre le but, mais de vivre l’aventure qu’il nous permet de vivre.

Râler est une habitude, un réflexe. Je ne me dis pas « Tiens je vais utiliser la stratégie de la râlerie pour obtenir ce que je veux ». Hors nous pouvons changer une habitude en faisant consciemment quelques choses de différent pendant 21 jours consécutifs. Si je choisi que râler n’est plus une option, si j’ai l’audace de partir à l’aventure j’apprends petit à petit à ne plus utiliser mon habitude de râler et je vois alors d’autres moyens de gérer les situations qui me frustrent.

J’agis sur ces situations, plutôt que de réagir en râlant

Sincèrement aujourd’hui je ne me vois plus râler. J’ai appris petit à petit à force d’essayer autrement, à réagir plus sereinement aux situations qui pouvaient me faire partir au quart de tour. L’autre jour je suis allée dans l’arrière cuisine et j’ai vu un tas de chaussure. Avant le chalenge je me serais dit « Ce n’est pas vrai, ils se moquent de moi, y’en a marre ! ». Cette fois-ci, j’ai moi-même été très surprise de me dire spontanément « Il y a un tas de chaussure dans l’arrière cuisine, je vais en parler aux enfants ».

Une petite dernière, comment se porte votre famille à présent ?

Au début lorsque nous arrêtons de râler, nous ne savons plus trop quoi dire, quoi faire. J’ai appris à me reconnecter aux choses qui me font vibrer, à regarder ce qui va bien dans ma vie, dans ma famille. J’ai même l’impression que j’ai réussi à inspirer certains membres de ma famille à faire de même.

Ma vie n’est pas un long fleuve tranquille, et il y a toujours des noms d’oiseaux qui volent et des portes qui claquent, mais globalement je me sens vraiment mieux dans ma vie de famille et j’ai vraiment l’impression que chaque membre de ma famille en bénéficie.

Quant à moi, je ne suis pas encore parvenue à éradiquer les râleries et les cris de mon foyer mais c’est en bonne voie. Voilà plus d’un an que je potasse ce livre et après avoir mis plusieurs mois à comprendre quand je râlais ou criais, j’ai ensuite tenté le challenge mais c’était encore trop tôt. Je n’arrivais pas à me stabiliser, mon bracelet n’arrêtais pas de valser de mon poignet gauche à mon poignet droit, alors j’ai fait une pause et surtout, j’ai pris le temps de soigner mon burn out. Lorsque je me suis sentie moins faible, mes oreilles en ont eu marre de ce vacarme constant. Même ma bambine de tout juste 1 an criait à longueur de journée. Alors un jour, après avoir élevé la voix une fois de plus,  j’ai eu une idée. Pour que toute la famille visualise l’ampleur du désastre, j’ai mis en place un tableau sur lequel chaque membre de la famille serait noté et aurait une croix à chaque fois qu’il criait. Alors vous me connaissez, mon tableau n’avait aucun but punitif mais il avait pour but de comptabiliser et montrer concrètement que tout le monde s’exprimait en criant. Et ça a marché !!! Voilà plus d’un mois que j’ai mis en place cette technique et les cris ont presque disparu. Vous voulez voir ? Voilà :

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Ça donne envie ? Vous avez envie d’essayer mais vous ne savez pas trop bien comment vous y prendre ?

Florence et moi, vous offrons une chance de gagner le livre. Alors pour rester dans l’idée du livre, vous avez 21 jours pour vous inscrire au concours. Pour cela, il vous suffit de commenter cette chronique en me disant ce qui vous fait le plus râler dans votre vie de famille, lâchez-vous, ça fait du bien 😉

Dans 21 jours, je tirerai au sort parmi tous les commentaires le gagnant du livre. Et pour vous, Florence a même dédicacé votre exemplaire et voici la dédicace qu’elle a faite sur mon exemplaire, je l’aime ma dédicace :

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Pour aller plus loin dans la réflexion, Florence vous invite sur sa page Facebook J’arrête de râler sur mes enfants et mon conjoint, également sur son site Florence Leroy.

C’est parti, fin du concours le jeudi 9 avril 2015 à minuit.

Bonne chance.

Edit du 12 avril 2015 21h56

Merci à toutes pour votre participation. Si je pouvais, je vous enverrai un exemplaire à chacune !

Seulement c’est comme à Koh Lanta, il n’y a qu’un seul vainqueur. Je vous épargne l’épreuve des poteaux, oui oui on est fan à la maison 😉

J’ai fait la liste des participantes, vous êtes 40 à concourir, j’ai comptabilisé les commentaires qui étaient pour le concours, je pense n’avoir oublié personne.

Voici la liste :

1.Aurélie 2.Marion 3.Séverine 4.Stef 5.Deb2408 6.So 7.Lopez 8.Elsa 9.Sosso 10.Z 11.Mériau-Moysset 12.Mari Lyne 13.Wursthorn 14.Dafodile 15.Dija 16.Goblin 17.Phainou 18.Binette0851 19.Tounoucha 20.Lucie 21.Sandrine Douchain 22.Maman des bois 23.Marina Perez 24.Emilie 25.Hayet 26.Naolys 27.Cécilia 28.Sandrine 29.Claire Vianey 30.Anaïs 31.Didicalimero 32.Ophélie Patou 33.Annaëlle 34.Aurel 35.Lord Delphine 36.Marie Violette 37.La fée clochette 38.Afekroun 39.Maéva 40.Célia

Pour désigner la gagnante, j’ai pris un générateur de nombre aléatoire.

La gagnante est le numéro 9 Sosso. Félicitation 🙂

Merci de m’envoyer un mail à juliechroniqueuse@yahoo.fr

« Il me cherche » d’Isabelle Filliozat… A gagner !

J’aime Isabelle Filliozat. J’aime ses livres, ses mots simples et concrets. Ses ouvrages sont pragmatiques, clairs et pédagogiques et ses explications apparaissent comme une évidence.

J’aime ce qu’elle m’a appris sur la parentalité positive, j’aime ce qu’elle a fait émerger de mes souvenirs d’enfance, j’aime l’écouter parler. Elle nous parle de notre vécu, elle réconforte nos coeurs meurtris, nous fait sourire et pleurer parfois. Ses conférences sont très instructives et sont un véritable plaisir à écouter.

Surtout j’aime Isabelle Filliozat car elle défend le droit des enfants d’être élever avec respect, amour et douceur, sans violence, sans chantage, sans stress, sans peur.

Bref je suis fan d’Isabelle Filliozat. Vous pouvez d’ailleurs la suivre sur sa page Facebook.

Sa bibliographie est longue et traite de parentalité, de développement personnel mais également de cuisine. Après le succès en 2011 de « J’ai tout essayé » ou « comment traverser sans dommage la période de 1 à 5 ans » de votre chérubin, elle nous livre aujourd’hui la suite « Il me cherche » pour « comprendre ce qui se passe dans son cerveau entre 6 et 11 ans ».

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Ce nouvel opus tombe à pic dans ma famille car mon fils ainé vient de fêter ses 6 ans. Il va donc nous accompagner pour les années à venir.

Dès l’avant-propos, Isabelle plante le décor « J’ai écrit ces pages (…) pour que nous, parents, soyons capables de choisir notre façon d’agir plutôt que d’être agis par notre histoire personnelle. » Puis dans le « Mode d’emploi » elle nous rappelle qu’en matière d’éducation il n’y a pas de mode d’emploi justement « Il est clair que, face à chaque situation, une multitude d’options peut être envisagée. » Chaque enfant est unique, nous le savons, c’est pourquoi il est bon de le considérer comme un être à part entière avec ses émotions, son caractère, ses qualités et ses défauts. Il n’est pas nous, il ne nous appartient pas et nous n’avons pas le droit de faire ce que nous voulons avec lui, sous prétexte que nous l’avons mis au monde !

Ainsi lorsque nous ne comprenons pas trop pourquoi il agit ou réagit de telle ou telle façon, ce livre « Il me cherche » nous livre des pistes de réflexions à explorer et à tester.

Avant toute chose, remplissons son « réservoir d’amour ». J’aime cette expression parce que nous avons trop souvent tendance à croire que l’amour que nous portons à nos enfants leur a été transmis à leur naissance et qu’il suffit à lui-même. C’est tout à fait faux. Notre enfant même s’il sait que nous l’aimons, a besoin de l’entendre, de le sentir, de le vivre et c’est à nous de remplir chaque jour son « réservoir d’amour » pour l’aider à passer une bonne journée. Alors dès maintenant câlinez-le, embrassez-le, réconfortez-le quand il pleure, prenez-le dans vos bras, riez avec lui, jouez avec lui, parlez avec lui et il fera le plein d’amour.

Du chapitre III au chapitre VIII, Isabelle détaille les aléas que rencontrent les enfants par tranche d’âge. Ainsi entre 6 et 7 ans, c’est « l’âge de l’imaginaire », à 7 ans « l’âge de raison », à 8 « l’âge des règles et des projets » pour arriver jusqu’au « prémisses de l’adolescence ».

Le dernier chapitre, quant à lui, est consacré aux parents et nous questionne « Que se passe-t-il en nous, parent ? » La première mise en situation parlera certainement à beaucoup de parents « Je m’énerve et je crie. » Une petite phrase pleine de bon sens énonce une évidence que nous avons trop souvent tendance à oublier « Il est paradoxal de crier sur un enfant pour lui demander de se calmer. »

Pour clore cet ouvrage, vous trouverez dix « petites infos et ressources supplémentaires » qui font office de pense-bête, très utiles pour rappeler l’essentiel et nous aider à comprendre ce qu’est une émotion ou « les inconvénients d’une punition ».

Ce livre colle donc tout à fait au thème de la journée de la non-violence éducative qui est d’élever son enfant sans fessée ni punition.

Pour que cette journée ne reste pas une seule par an, j’ai le plaisir de faire gagner à l’un d’entre vous, un exemplaire dédicacé de « Il me cherche » d’Isabelle Filliozat.

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Pour participer à ce concours, deux impératifs :

1/ Habiter en France métropolitaine.

2/ Laisser un commentaire sous cette chronique dans lequel vous me raconterez une anecdote que vous avez vécu avec votre (ou vos) enfant(s) où vous vous êtes dit « Il me cherche ».

Ce concours est ouvert dès maintenant et prendra fin jeudi 8 mai 2014 à 23h59.

Je laisserai ensuite le hasard vous départager et le gagnant sera annoncé en édit de cette chronique le vendredi 9 mi 2014 dans la matinée.

Bonne chance à tous.

Ni fessée, ni claque, ni punition

Lorsque j’étais enceinte, je me suis posée tout un panel de questions pour accueillir mon fils avec amour et bienveillance : Vais-je réussir à l’allaiter ? Cododo ou lit séparé ? Sucette ou pas de sucette ? Comment réussir à comprendre ses pleurs ? Sera-t-il en bonne santé ? Comment lui faire prendre son bain ? Comment soigner son cordon ? Et s’il tombe malade ? Est-ce un caprice ?

Bref toutes ces questions qui nous viennent à l’esprit quand on devient parent. Pour autant, je ne me suis jamais demandée si je pouvais élever mon enfant sans châtiment corporel.

La fessée, les claques, les coups ont fait partis de l’éducation que j’ai reçue. Sans avoir été battue et sans en être morte, j’ai reçu comme la plupart des enfants de ma génération, des fessées étant petite puis des coups de pantoufles, de ceinture et des claques aussi. Dans ma fratrie de trois filles, je suis la cadette et j’ai été celle qui prenait très souvent pour les autres. Cela m’a profondément marqué. Je traine depuis toujours un intense sentiment d’injustice et un énorme manque affectif.

Mes parents, comme beaucoup de parents, pensaient bien faire. Les coups étaient la base de leur éducation, et autour de nous, tous les parents avaient les mêmes bases. C’est ainsi qu’on élevait les enfants, ceux d’hier et malheureusement ceux d’aujourd’hui encore. Ces pratiques demeurent très en vogue, même si Dieu merci, le martinet a disparu des foyers !

En France, frapper un enfant est acceptable. C’est ainsi que j’ai, moi aussi, frappé mes enfants. Mes neurones miroirs m’ont fait reproduire des gestes et des attitudes qui, auparavant m’avaient tellement blessée, mais comme la société revendique et valorise même, le droit de frapper son enfant, j’étais autorisée à le faire, en toute impunité. J’ai alors enfoui mes émotions, j’ai fait taire la petite fille qui pleurait au fond de moi et j’ai fessé mes fils.

J’étais conditionnée à penser que c’était la meilleure façon  d’élever son enfant parce que « une fessée, ce n’est pas si grave », parce que « ça remet les idées en place », parce que « je n’en suis pas morte », parce que « c’est moi qui commande », parce que « je ne veux pas en faire un enfant-roi ». Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, je pensais qu’une tape sur la main permettait d’apprendre à l’enfant de ne pas toucher, qu’une fessée lui rappelait qu’il dépassait les limites et que le coin ou « la chaise à réfléchir » aidait mon enfant à analyser son comportement.

Mais c’est faux ! Toutes ces pratiques mettent le cerveau de l’enfant sous stress et ont des conséquences sur notre vie d’adulte. Car en matière d’éducation, nous rejouons notre passé, notre propre vie d’enfant. Nos gestes de parent sont commandés par ce que nous avons vécu durant notre enfance.

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Des études scientifiques ont été faites et montrent les ravages que fait la violence éducative ordinaire sur le cerveau d’un enfant qui a reçu des fessées, des claques ou de la violence verbale. En effet, une expérience a été réalisée auprès de deux catégorie de parents. La première se composait de parents qui étant plus jeune, n’avaient pas subi de violence éducative. La deuxième regroupait des parents qui avaient subi de la violence éducative. Face à eux, on mettait un bébé qui pleure. La première catégorie de parents, ceux qui n’avaient pas été frappé durant leur jeunesse, secrétaient immédiatement dans leur cerveau l’hormone d’ocytocine et avait pour impulsion de prendre soin de ce bébé. La deuxième catégorie de parents, ceux qui avaient été frappé, ne produisaient pas du tout d’ocytocine, en revanche le circuit de stress dans leur cerveau se mettait en marche et produisait comme réaction soit de la violence soit une fuite.

Donc lorsque la fessée ne tue pas, elle ne rend pas plus fort. Bien au contraire, elle affaiblit. Dès lors, il ne faut pas non plus occulter qu’en France deux enfants meurent chaque jour sous les coups de leur(s) parent(s). DEUX enfants par JOUR, c’est ÉNORME, c’est inadmissible ! Ces enfants meurent car les français, le gouvernement, des parents, des émissions de télévision de grande écoute continuent de défendre et d’encourager le droit de frapper un enfant. Quel manque d’humanité !

A quoi servent les châtiments corporels ? Une fessée ou une claque ont-elle une réelle valeur éducative ? NON !

Une fessée enseigne que la violence peut être une façon de régler un problème, un différent. Elle n’enseigne pas la maitrise de soi, un parent frappe son enfant car il ne parvient plus à se maitriser.

Lorsqu’un enfant reçoit une fessée ou une claque, il ressent de la peur ou de la honte. Son cerveau sollicite son amygdale et cela engendre une réaction de stress. Ainsi sollicité excessivement, il sera donc plus difficile pour lui de gérer les situations de stress ou de peurs.

Tout ce qui fait stresser un enfant n’a aucune valeur éducative car la zone émotionnelle de son cerveau prend le dessus et l’empêche de réfléchir. Même la menace d’une fessée ou d’une punition est une source de panique. Le cerveau est sous stress, donc sous tension et il déclenche comme réaction soit de la violence, de l’agressivité, soit une fuite, soit un figement. La menace est quasi-impossible à gérer pour le cerveau car elle déclenche une phase d’attente qui met le cerveau sous-tension et cette tension ne s’arrête que lorsque la menace a été mise a exécution, le cerveau de l’enfant peut alors s’apaiser.

Alors que faire ?

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C’est à nous, parents du XXIème siècle, de stopper ce processus. Nous qui revendiquons le progrès et la technologie, utilisons aussi toutes ces avancées scientifiques pour comprendre et accepter les conséquences maléfiques des coups que nous donnons à nos enfants. Beaucoup d’entre vous sont sensibles à cela. Néanmoins tellement de parents se trouvent démunis face à l’éducation de leurs enfants, moi la première.

Alors comment faire sans fessée, sans claque, sans punition ?

Souvent on entend au sujet d’enfants turbulents ou d’adolescents difficiles « S’ils avaient reçu plus de baffes, ils n’auraient pas mal tourné. » Eh bien moi, j’ai plutôt envie de dire que s’ils avaient reçu plus d’affection, de câlins, d’écoute, si leurs parents avaient joué un peu plus avec eux, ils n’auraient pas mal tourné.

Pour arrêter de frapper ses enfants, il suffit de le vouloir et ensuite il faut être patient, petit à petit réapprendre à vivre avec ses enfants. Apprendre à ne plus menacer, apprendre à se contrôler, apprendre à écouter, apprendre à donner de l’amour, de l’attention , de la présence.

Arrêter de frapper ses enfants est un cheminement. Parfois on se sent seul sur ce chemin et puis on fait des rencontres, on échange avec des parents qui, comme nous, ont décidé de ne plus frapper leurs enfants et on apprend beaucoup d’eux et avec eux.

Pour ma part, l’éducation positive et non violente, a changé ma vie mais elle n’a pas changé mes enfants ! Mes enfants restent des enfants. Ils courent quand je préfèrerais qu’ils marchent, ils sautent sur le canapé, ils crient quand leur sœur fait la sieste, ils refusent de manger des légumes, ils veulent du chocolat au petit-déjeuner, ils n’aiment pas se laver, ils sont tout le temps collés à moi ou à leur père, et cette liste est non exhaustive !

Je n’ai pas de formule miracle pour élever ses enfants sans fessée et sans punition. Personne n’en a d’ailleurs ! En revanche, j’ai un tas de petites astuces.

La première astuce : Refuser d’avoir recours à la fessée ou à tout autre châtiment corporel. Cela signifie que la prochaine fois que vous avez envie de donner une fessée à votre enfant, ne le faites pas. Vous pouvez sortir de la pièce pour relâcher la pression, boire un grand verre d’eau, souffler et respirer profondément par le ventre, aller faire pipi et réfléchir à un autre moyen de résoudre le problème. Suivant le problème, il y a tout un panel de réactions à adopter sans avoir recours à la fessée. Petit à petit, vous verrez que vous lèverez beaucoup moins la main jusqu’à ce que ce mécanisme est complètement disparu.

La deuxième astuce : L’absence de châtiment corporel ne veut pas dire laxisme. Chez moi, il y a des règles de vie qui sont dessinées sur un tableau et lorsqu’une règle est transgressée, je rappelle à l’ordre et bien souvent cela suffit pour régler le différent. Si cela ne suffit pas, je n’ai aucune punition prédéfinie, suivant la nature de la transgression, si c’est l’ainé ou la cadet, je trouve alors une solution, parfois avec le fautif, pour réparer la bêtise.

Les règles de vie dans notre famille

Les règles de vie dans notre famille

La troisième astuce : Lâcher prise ! Faites une liste des règles qu’il faut impérativement respecter et lâcher prise sur toutes ces petites choses que fait un enfant tout simplement parce qu’il est un enfant et qu’il expérimente. Vos limites vous sont propres et n’appartiennent qu’à votre famille. Chaque personne est différente et chaque parent n’a pas les mêmes attentes vis-à-vis de son éducation. A vous de définir les vôtres. Il ne s’agit pas de tout interdire, essayez plutôt de donner une consigne positive plutôt qu’un interdit. Par exemple, parler doucement au lieu de ne pas crier.

Pour moi, le lavage des mains est primordial !

Pour moi, le lavage des mains est primordial !

La quatrième astuce : Quand une crise éclate, j’encourage l’enfant à se calmer en admirant et se concentrant sur sa bouteille de retour au calme. Mon fils cadet a baptisé la sienne « la bouteille pour se détendre ». Chacun a la sienne et l’a fabriquée de ses propres mains, au cours d’une activité manuelle en famille. L’enfant se concentre sur les paillettes qui tombent et cela lui permet de retrouver son calme.

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La cinquième astuce : Le coloriage ! Dessiner au préalable, des cercles, des formes géométriques, laissez aller votre imagination, puis munissez-vous de crayon de couleur et colorier avec votre enfant. Le but du jeu : se détendre, apprendre à se concentrer. Cette activité peut intervenir en fin de journée quand les tensions de la journée sont trop dures à gérer, lorsque vous sentez que votre enfant « part dans tous les sens » ou quand bon vous semble.

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 La sixième astuce : Faites diversion. Quand une crise éclate ou quand vous ne pouvez pas satisfaire le besoin ou le désir de votre enfant, faites diversion. Amenez-le vers un autre sujet, un autre jouet, une autre pièce, pour lui changer les idées.

La septième astuce : les câlins, les bisous, une caresse sur les cheveux, un sourire sont des jokers magiques qui nous délivrent souvent des impasses desquelles nous n’arrivons pas à sortir.

La huitième astuce : Jouer avec votre enfant. Accordez-lui un vrai moment en tête-à-tête avec vous, autour d’un jeu de carte, de billes, de ballon ou de toupies. Ces minutes passées auprès de lui, durant lesquelles vous serez entièrement disponible pour lui, l’aideront à supporter les contrariétés qu’il aura à affronter durant la journée.

La neuvième astuce : Accepter les émotions de votre enfant (et les vôtres). Ne cherchez pas à faire taire sa colère, à faire disparaitre sa tristesse ou à maitriser sa joie. L’expression des émotions est une très bonne chose. Encouragez-le à les dire, à les évacuer, soyez disponible pour lui, sans être intrusif. Votre seule présence, sans un mot, peut soulager un enfant en colère. Quand il est trop petit pour mettre des mots sur son émotion, vous pouvez créer vos propres personnages qui illustrent telle ou telle émotion et demander à l’enfant de choisir le personnage qui correspond à ce qu’il ressent.

Pour conclure, élever son enfant sans fessée, sans claque et sans punition c’est possible et cela ne vous rendra pas laxiste pour autant. Cette éducation tort le cou au mythe que l’enfant est un petit être qu’il faut soumettre et dominer sinon il vous mangera ! Un enfant n’est pas un adulte. Son cerveau est encore en formation, il apprend chaque jour à vivre, il découvre, expérimente. L’élever dans la violence, la contrainte et le chantage ne lui apprend nullement les bonnes valeurs de partage, d’entre-aide et d’amour. Un enfant n’est pas mauvais, ce n’est pas de la mauvaise graine, il vit simplement, au contact constant de ses émotions qui l’envahissent parfois et qu’il ne parvient pas vraiment à maitriser.

D’ici la fin de semaine, vous trouverez la bibliographie qui m’a aidée à écrire cette chronique. L’éducation non violente a déjà un grand nombre d’auteurs qui ont une plûme très agréable à lire et qui vous apprennent des tas de jolies choses sur vos enfants et sur vous-mêmes aussi. Je vous invite à feuilleter certains de ces ouvrages. Vous y trouverez également la liste des blogs que je consulte régulièrement et qui me sont d’une grande aide lorsque je me retrouve démunis et sur lesquels j’ai pioché certaines des astuces que j’ai énumérés.

J’en profite pour faire une dédicace à Manu, maman blogeuse de quatre enfants, qui quotidiennement alimente son blog « En chemin vers l’éducation bienveillante » et sa page Facebook, pour la rejoindre, cliquez ici . Ses partages journaliers sont de vrais petits plaisirs. A découvrir sans modération !

Et pour poursuivre dans la joie et la bonne lecture, en ligne une chronique spéciale qui vous invite à gagner le dernier livre d’Isabelle Filliozat « Il me cherche », cliquez ici.

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Bonne journée sans fessée ni punition !