Quand frapper tue…

Comme chaque matin, avant que ma journée ne débute avec son lot de tâches ménagères, j’allume mon ordi et je lis les nouvelles du jour.

Ce matin, horrifiée, j’apprends que le pressentiment que j’avais eu il y a quelques mois s’avère vrai. La petite Fiona, disparue au mois de mai à Clermont-Ferrand, est en réalité morte sous les coups de son beau-père et enterrée nue dans une forêt sous les yeux de sa propre mère.

Quand cette histoire a fait la une des journaux, je me rappelle avoir été sceptique en entendant la version de la maman… Comment une mère pouvait-elle s’endormir au parc alors même qu’elle se devait de veiller sur ses deux petites filles ? Sachant que l’erreur est humaine, je mis cela sur le compte de la négligence, bien trop courante à mon goût, et j’espèrais, comme vous tous, que cette si jolie fillette serait retrouvée saine et sauve.

Quelle tristesse m’envahit aujourd’hui !

Une nouvelle fois, la violence éducative ordinaire TUE ! Une nouvelle fois, cette fillette aura perdu la vie dans des circonstances inhumaines et atroces.

Mourir sous les coups à l’âge de cinq ans… Je vomis sur ce monde qui laisse faire ce genre de choses !

Une fessée n’a jamais tué personne… MENTEURS !

Je suis horrifiée de penser que cela continuera encore et encore, et que de jeunes enfants si innocents et si fragiles continueront de mourir sous les coups des personnes qui sont censées les protéger.

sans-titre

Jolie Fiona,

Que ton âme brille et nous éclaire sur le chemin de la bienveillance.

Que Dieu t’accueille auprès de lui et panse tes blessures.

Repose en paix !

Chaque enfant est un cadeau de la vie, pourquoi faut-il autant le rappeler ?

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Pour rien au monde, je ne changerais !

Je suis mère au foyer et pour rien au monde, je ne changerais de statut !

Depuis la reprise de l’école, je réalise chaque jour, la chance que j’ai de pouvoir accompagner mes enfants quotidiennement, dès leur plus jeune âge, à la conquête du monde.

Alors oui, je ne travaille pas. Je n’ai pas de valorisation sociale et je n’ai pas de collègues avec qui converser de la pluie et du beau temps. Je n’ai pas de salaire et croyez-moi, mon mari et moi nous privons bien souvent de telle ou telle chose.

Oui, on me regarde parfois comme une farfelue car peu de personnes réussissent à concevoir que l’on puisse s’épanouir auprès de ses enfants.

Oui, je ne suis pas au top de la mode et cela fait des lustres que je n’ai pas mis les pieds dans un salon de coiffure.

Oui je suis mère au foyer et je ne cotise pas pour ma retraite.

Oui je suis enceinte de mon troisième enfant et je n’ai toujours pas d’emploi.

Et alors ?

Je vis la plus merveilleuse aventure qu’il puisse exister. Cette vie est un don du ciel. Loin des obligations, de la compétitivité et de la performance que nous impose le monde du travail, j’ai tous les jours des chalenges à relever. Ceux-ci n’engagent que moi et sont purement égoïstes, ils ne font du bien qu’à nous !

Être mère au foyer en 2013, pour moi, c’est accéder à un monde parallèle, un peu hors du temps. Je ne vis pas sous la contrainte d’un timing. Je n’ai d’ailleurs jamais de montre à mon poignet.

Je  me consacre à mon seul bien-être, j’écoute les maux de mon cœur et de mon corps. Et par extension, je me consacre au bien-être de mes enfants.La société ne m’attire pas le moindre du monde, je ne rêve pas de mettre des tailleurs ou des talons. Je ne désespère pas de cuisiner quotidiennement pour les miens, même si je prends beaucoup de plaisir à regarder mon homme nous cuisiner des petits plats ! Être en famille est l’idéal de vie auquel nous aspirons.

Depuis ma grossesse, mon corps est très faible et mon esprit a été mis à rude épreuve à de nombreuses reprises. J’accepte dès lors d’être faible et de ne pas parvenir à faire toutes les choses qui bouillonnent dans ma tête. J’ai en attente d’écriture une petite dizaine d’articles mais je ne parviens pas à me concentrer plus de vingt minutes et quand il s’agit d’aborder des sujets un peu plus sérieux, mon cerveau dit stop. Soit, j’attends que mes capacités intellectuelles reviennent.

Ma maison n’est pas telle que je le souhaite. Ma force physique est si réduite qu’il me faut attendre après mon mari pour qu’il assure les tâches ménagères que je ne suis plus capable de faire. Quel bonheur cet homme 😉

Je lis trois livres en même temps, car j’ai beaucoup de lecture en retard mais je n’avance jamais plus loin qu’une page à la fois. Cela m’agace mais que faire ?

Bref, ma vie de mère au foyer est un peu décousue ces derniers temps. Je vis ma parenthèse enchantée. Quel plaisir de ne pas se torturer le cerveau car je n’assure pas, car je ne rentre pas dans telle case. Ma case à moi est à mes formes, elle grandit puis rétrécit au gré de mes humeurs. Cette grossesse est peut-être l’ultime que mon corps portera et je ne veux plus la gâcher. Mon statut de mère au foyer me permet de la vivre, malgré ses contraintes, tel que je l’entends.

Cet article est aussi un peu décousu… J’ai eu une envie d’écrire, de partager ces sensations, cette plénitude qui m’envahit soudainement.

Vous ne m’en voudrez pas, ceci n’est qu’une parenthèse, un instant de contentement, un moment de plaisir.

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