L’école…

A quelques jours de la rentrée des classes, il est peut-être temps pour moi de partager avec vous mes ressentis sur les sept premières semaines d’école maternelle de mon fils. Je précise qu’il est en petite section.

Commençons par la fin…
Le dernier jour d’école, mon fils m’a remis fièrement ces cahiers d’école. Il y en a quatre.
Le premier est le « cahier messager ». Un simple cahier de brouillon décoré d’une étiquette portant nom et prénom de l’enfant. Il sert de liaison entre les parents et la maîtresse. Nul besoin de s’étendre sur celui-ci, c’est un classique.

Le deuxième est un cahier qui regroupe chaque fiche de « travail » que mon fiston a faites durant les mois de septembre et d’octobre. J’ai eu le plaisir de découvrir des gommettes collées, un joli dessin, dois-je préciser que c’est un magnifique gribouillons ;-), des images collées… tout cela dans le but pédagogique de faire découvrir à l’élève l’écrit de manière ludique. Quelle chance pour moi de voir ce que mon petit garçon faisait à l’école! D’autant plus qu’à chaque fois que je lui demandais ce qu’il avait fait à l’école, il me répondait « Rien! »

Le troisième cahier est un grand cahier format A4 , customisé par un dessin des mains de mon loulou. Il s’appelle le « cahier de vie ». Selon la page de garde, « c’est un cahier qui reflètera les moments de convivialité vécus à l’école et sera donc la mémoire de la vie de ma classe cette année. » C’est un petit trésor! Il contient les photos des enfants de sa classe, j’ai ainsi pu mettre un nom sur chacun de ses copains et copines. On y trouve aussi des photos d’une journée-type, son premier chef d’œuvre artistique (un deuxième sublime gribouillons!), les anniversaires qu’ils ont déjà souhaités (en février, sa photo devant son gâteau d’anniversaire me fera sûrement verser ma petite larme), et divers ateliers…

Le dernier cahier est son livre de chanson. J’adore! J’ai chanté avec lui, je ne connaissais pas l’air alors il m’a fait arrêter en disant « mais non maman, c’est comme ça qu’on chante ». Et il s’est appliqué à me chanter toutes les comptines… Un vrai moment de bonheur!

Je n’ai qu’une chose à dire « félicitation à la maîtresse! ». Ces cahiers sont de pures merveilles, elle a vraiment bien travaillé et l’on voit tout de suite qu’elle y a mis du cœur à l’ouvrage!

Mon fils adore sa maîtresse… ses trois maîtresses! Il y a Claire qui est aussi directrice de l’école alors un jour par semaine, elle est remplacée par Eve, une jeune et jolie brune que mon fiston semble beaucoup apprécier. Serait-il déjà amoureux de sa maîtresse?? Et puis, il y a Babeth, l’Atsem.

Pour lui, l’école est une fête le matin car il accomplit des activités, joue avec ses copains, fait de la gymnastique, apprend à marcher sur une poutre mais l’après-midi c’est une épreuve et celle-ci s’appelle la sieste! Mon fils n’a jamais été un adepte de la sieste… Après l’euphorie des premiers jours de la rentrée, le calvaire de la sieste nous est tombé dessus!
A la maison, il ne dormait déjà presque plus. Je pensais naïvement qu’à l’école, il ne serait pas obligé de dormir tous les après-midis… Au lieu de cela, je découvre que la sieste est imposée!
Les trois premières semaines, mon fils se couchait en ronchonnant. Au début de la quatrième, il s’est mis à pleurer au moment de partir… Il ne voulait pas aller se coucher! Je le forçais un peu, sachant qu’il finissait par s’endormir au bout d’une demi-heure de coucher forcé!
Puis il y a eu ce fameux lundi où il a pleuré tout le long du trajet, à notre arrivée, au moment de mon départ et à 16h30, le couperet est tombé. Claire m’a dit « c’était vraiment un très gros chagrin! » Elle m’a alors suggéré de ne le mettre qu’un après-midi sur deux par semaine et de voir si ça fonctionnait mieux…
Ça n’a pas été très concluant. J’ai dû mentir à mon enfant… « Un petit mensonge vaut mieux qu’une mauvaise vérité ». Je lui ai dit qu’il était obligé d’aller à l’école car maman partait travailler. Ça va un peu mieux mais ce n’est vraiment pas gagné!

Du coup, j’appréhende un peu la rentrée…
Je suis un poil révoltée contre cette idée d’imposer la sieste systématiquement à chaque enfant. Nous savons toutes que chaque enfant est différent, tout comme chaque adulte! Chacun a son rythme de sommeil et n’a pas forcément besoin de dormir tous les après-midi! Surtout que le mien, quand il fait la sieste, il ne s’endort pas avant 22heures!
Alors que faire? Le retirer de l’école tous les après-midi? C’est ce que l’on m’a conseillé! Je trouve cela stupide! Ce n’est pas l’école qu’il n’aime pas, c’est la sieste! Et pourquoi le priver de jouer avec les autres enfants et d’apprendre?
Je le vois vivre depuis dix jours qu’il est en vacance et il ne dort pas l’après-midi! Il a effectivement besoin d’un temps calme après le repas mais pas plus! Et le soir, il s’endort comme un bébé!

Voilà mon coup de gueule de première année de maternelle! Pourquoi faut-il toujours rentrer dans le rang? Pourquoi tout le temps faire comme les autres? Pourquoi la maîtresse n’aménage pas un temps calme de 13h30 à 14h30 pour les enfants qui n’ont pas besoin de dormir? Pourquoi est-il obligatoire de coucher tous les enfants?
Suite à toutes ces interrogations, je pense que je vais devoir avoir une discussion avec la maîtresse pour comprendre le système!

Et vous, qu’en pensez-vous? Vos enfants ont-ils ce genre de souci?
Quel est votre coup de gueule et votre coup de cœur de ce début d’année scolaire?

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Enfin le bonheur…

Voilà un an et demi que je suis mère au foyer. Durant tous ces mois, j’ai eu mon lot de « j’en ai marre », « je n’en peux plus », « j’ai besoin de dormir », « je ne supporte plus la routine dans laquelle je suis enfermée »

J’ai connu les larmes, le doute, la lassitude, la peur de malfaire. J’ai crié, beaucoup crié, sur mes enfants, mon mari, mon chien et aussi sur moi. Puis j’ai pleuré, encore et encore… J’ai perdu espoir et repris confiance dans la foulée. J’ai balayé mes repères et j’en ai cherché d’autres. J’ai réfléchi encore et encore…

Rien n’y faisait. Je tâtonnais, dans le noir, sachant que la clé de mon bonheur n’était pas loin. Pas si facile de me défaire de mes vieux démons, de me libérer de ma propre éducation, de ne pas reproduire un schéma qui ne me correspondait pas. La solution n’était pas loin… Les choses les plus simples sont souvent les plus difficiles à faire.

La clé était au creux des mains de mes enfants. Je les regardais vivre, sourire, jouer, parler, dormir et je savais que mon salut se trouvait sous leurs petits pieds. Pas si facile de me mettre à leur hauteur…. Du haut de mes un mètre soixante, je me baissais maladroitement, précipitamment.

Et un jour, la vie m’a mis une claque. Elle m’a rappelé que rien n’est plus important que de vivre… Tout simplement. Ça fait clicher, je le sais bien. Pourtant, j’étais perdue, je cherchais mon chemin et la vie m’a montré la voie.

Quel bonheur de comprendre enfin que ma vie de mère au foyer n’a rien d’une contrainte! Elle est celle que je désire qu’elle soit. Si je la veux remplie de tâches ménagères, de fatigue et d’obligation, elle le sera. En revanche, si je décide qu’elle soit plénitude, calme et harmonie, elle le sera…

Depuis ce jour, ma vie de mère au foyer est un délice. Elle sent bon les compotes de pommes, ramassées le matin au pied du pommier et ramenées fièrement par son petit prince dans sa brouette. Elle joue à « un, deux, trois, soleil », elle fait du toboggan et se balance tendrement. Elle se réveille de bonne humeur, avec la douceur des câlins de ses fils. Elle rit aux éclats avec son petit bonhomme. Elle cuisine avec une canaille qui adore casser les œufs. Elle fait la sieste « dans le grand lit de maman », la main posée sur celle de son petit. Elle ne crie plus, presque plus… Les automatismes sont tenaces! Elle est attentive aux petits plaisirs de la vie. Ma vie de mère au foyer a pris une nouvelle dimension. Elle prend le temps de vivre.

Je ne suis pas la meilleure des mamans, je ne revendique pas cette étiquette. Je suis la meilleure des mamans en devenir. Chaque jour que je passe avec mes enfants me rend meilleure. Chaque jour qui passe me fait grandir. Le meilleur dans la vie c’est de découvrir ce qu’il y a de meilleur en moi et j’aime ça.

Je ne suis pas parfaite, je l’accepte. Je connais mes faiblesses et je connais d’autant plus mes forces. Ma plus grande force, c’est ma volonté. Ma volonté d’être meilleure, d’offrir une merveilleuse vie à mes enfants. Quand on veut, on peut. Fini les cris, les larmes et les doutes.

J’aime ma vie de mère au foyer et elle me le rend bien!

Ecoute ta petite voix

A un moment de ma vie où tout allait de travers, j’étais anéanti par le jugement d’autrui, par la médisance de ces gens qui pensaient que leur façon de vivre était meilleure que la mienne. Je tournais en rond et ruminais ma déception. Je veux que l’on m’aime, pensais-je en mon for intérieur. Je ne juge personne, je ne fais de mal à personne, je suis quelqu’un de bien, me disais-je. Alors pourquoi tant de haine, tant de mots blessants et insultants à mon égard ?

Je harcelais mon amie « Pourquoi ? Pourquoi ? POURQUOI ? » Bienveillante, elle me répondit d’un ton expérimenté « Tu dois l’accepter, c’est comme ça. Face à des cons, nul ne peut combattre. Lâche l’affaire et pense à toi. »
A moi… à moi ? C’était si simple, et si compliqué à la fois. Dans la vie, les choses les plus simples sont les plus compliquées à faire.
« Ecoute ta petite voix, me dit-elle pour clore notre conversation. »

J’ai réalisé que cette phrase si belle et si vrai est le secret de la réussite, de ma réussite.

Dans la vie, on nait seul et on meurt seul et on a beau être entouré d’un mari attentionné, d’enfants magnifiques, d’une famille en or ou d’amis exceptionnels, si on pense pas à soi, personne ne le fera pour toi !

Alors j’ai écouté ma petite voix et je l’ai entendue. Elle m’a dit de me faire du bien avant de vouloir faire du bien pour les autres. Oublie tout ce qui te chagrine et avance, entre dans l’action. Tu seras meilleure femme et meilleure mère, si chaque jour tu penses un peu plus à toi, non pas égoïstement mais intérieurement.
Alors j’avance, à tâtons, en tombant de nombreuses fois mais à chaque fois, je relève la tête et j’apprends un peu plus sur moi-même et ce savoir m’aide à mieux communiquer avec mes proches, à mieux élever mes enfants, finalement à découvrir qui je suis vraiment : quelles sont mes limites, mes aspirations, mes envies, mes désirs…

Je suis une mère au foyer débordée quelque fois, épuisée souvent, au bord du gouffre parfois mais j’écoute ma petite voix. Je crois en moi, j’ai confiance en moi. Il m’arrive d’être paniquée mais les émotions font parties de la vie, quelles soient bonnes ou mauvaises, je les accepte et j’apprends à les gérer… J’essaie… en accord avec ma petite voix !

Alors voilà simplement, écoutez votre petite voix ! Elle est en chacune de nous, il suffit de la laisser s’exprimer. Ne la retenez pas, ne la bafouez pas, laissez-la vous parler, elle est votre alliée, elle est la meilleure partie de vous-même !!!

 

Mon petit homme

Un bonhomme haut comme trois pommes, des cheveux fins et clairs, quelque boucle éparse.

Un bonhomme haut comme trois pommes, droit sur ses petites jambes, chaussé de minuscules chaussures.

Il se dandine, avance à tâtons… Soudain il se lâche et part à l’aventure.

Il attrape son tambourin et joue, en rythme, sa propre musique. Il bat la mesure avec son pied lorsqu’il entend la guitare jouer. Il bouge ses fesses, remue ses jambes, se balance, il aime déjà le reggae!

Il penche sa jolie tête sur le côté, me regarde avec des yeux émerveillés et curieux.

Il sourit, ses yeux en amande rayonnent de bonheur et de joie. Il est heureux, et moi aussi.

Il rit. Ce rire de bébé est le son le plus agréable que je n’ai jamais entendu. J’aimerais le conserver dans une boite et l’écouter chaque jour, telle une mélodie.

Ses petits bras tendus vers moi, il m’enchante…

Hier encore, je le berçais contre mon sein et aujourd’hui, le voilà debout!

Grossesse

Avant d’être maman, il y a eu cette attente, ces mois interminables où se mêlent doute et excitation. On connaît le début mais la fin est une chose dont on n’est jamais vraiment sûre. Quelque fois on aimerait que ça se termine vite et d’autre fois, on voudrait que ça dure à jamais….

Pendant la grossesse, les hormones, ces coquines s’agitent. Elles te chamboulent, comme on dit, et te font soit aimer tout le monde soit détester tout le monde. Pour ma part, je me suis isolée, renfermée dans ma bulle, je ne voulais voir personne, je ne répondais plus au téléphone. Je n’étais bien qu’avec mon mari, mon bébé et moi-même. Mon ressenti et mes envies avaient changé.

J’ai vécu mes deux grossesses en symbiose avec mon bébé. Au début de la première, j’ai pris rendez-vous chez un médecin homéopathe qui nous a initiés, mon mari et moi, à l’haptonomie. Cette science de l’affectivité créée par M. Frans Veldman, dans les années soixante, consiste à contacter le bébé par le toucher des mains sur le ventre, par la pensée de la mère et par la voix des parents. Ces séances axées sur le ventre ont eu raison de mon côté narcissique et mon univers s’est mis à tourner autour de mon nombril et du petit être relié à son cordon.

La première fois que je l’ai senti bouger, j’ai été enchantée. Un monde merveilleux m’ouvrait ses portes, comme un air de paradis. Ces instants de jeux et d’échanges avec le bébé, de tendresse et de complicité avec le papa étaient magiques. Nous étions déjà trois.

Le papa qui au départ n’était pas convaincu du bien fondé de cette méthode, a découvert, avec étonnement, que son fils répondait à l’appel de sa main, qu’il venait se blottir contre elle et la suivait au gré de ses mouvements sur mon ventre.

Les mains de mon mari et les miennes se sont jointes pour bercer, au creux de ma féminité, notre bébé qui s’éveillait à la vie dans cet échange avec ses parents.

Le jour de sa naissance, nous nous connaissions déjà. Le destin a voulu que ce soit son papa qui l’accueille dans ses bras. Ce contact a suffi à apaiser ses pleurs et ses peurs. Les yeux grands ouverts, il a plongé son regard dans celui de son père, il découvrait son visage mais son toucher, sa voix, son bercement lui était déjà familier.

La maman que je suis devenue ce jour-là, celle qui sommeillait en mon giron, se mit à pleurer en découvrant le joli visage de notre poupon et le bonheur dans les yeux de mon amoureux.

Le temps

Cet instant si difficile à gérer qu’est le temps se gaspille souvent au point qu’il finisse par manquer. Il s’émiette et s’éparpille entre les hommes qui le perdent constamment.

Le temps, pendant ce temps, s’évapore…

Comment appeler cette minute qui passe et disparaît aussitôt ? Un instant de réflexion, de conversation, juste un instant… Celui de prendre ses clefs, d’allumer une cigarette ou d’éteindre la lumière.

On a coutume de dire qu’il y a un temps pour chaque chose et qu’il faut savoir prendre son temps.

Je n’ai jamais su faire. Je fonce, je me précipite, je trépigne, je ne suis pas patiente. Le temps passe et je ne parviens toujours pas à maitriser ce moment magique qu’est l’instant présent.

Je vis dans le passé. Je ressasse les coups durs de la vie, je me remémore les belles journées, je regrette d’avoir perdue des minutes de bonheur…

J’imagine le futur. Je me projette dans l’avenir et planifie les jours. J’organise les semaines, les évènements, les circonstances, j’ordonnance même mes sentiments à venir…

Pourtant, cette minute qui s’écoule que je perds, petit à petit, m’importe peu.

Un proverbe latin me suit depuis de nombreuses années : Carpe Diem. Il signifie littéralement « Cueille le jour présent. » Cette citation nous invite à profiter de l’instant présent. Je l’ai toujours eue en tête et n’ai jamais su me l’appliquer à moi-même. Je l’ai souvent conseillée, employée, pensée, souhaitée même, puis je l’ai oubliée. J’étais trop pressée de vivre l’instant futur, trop pressée de le maitriser.

Aujourd’hui, dimanche 2 octobre 2011, j’ai compris. Après m’être épuisée à tenter de comprendre le passé et son éternel « pourquoi », après avoir régenter le futur qui ne se laisse pas diriger, j’ai réalisé et accepté que l’instant présent est la seule chose que je puisse manier.

Ce soir, j’ai l’esprit plus tranquille. J’apaise mon impatience, je ralentis la cadence, je prends le temps de vivre. Mon objectif : me reposer ! Je veux une vie sereine et paisible. Alors avant de faire des plans sur la comète, je m’attarde sur cette modeste et si importante minute, ces soixante secondes de vie réelle que je ne veux plus laisser filer.