Bonne année 2014 !

Alors que s’achève cette année, je me rappelle la merveilleuse façon dont elle a débuté. Accompagnée de mon homme et entourée de personnes authentiques et sincères, cette première soirée plaçait l’année 2013 sous les meilleurs auspices. Il y avait du champagne, des fous-rires, des embrassades, de la musique, de la danse, un bon buffet et une soirée de rêve. Ses souvenirs resteront gravés à jamais dans mon cœur. Je vous kiffe les pokeurs !

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Peu de temps après, une invitée surprise se nicha au creux de moi et j’en pris pour neuf mois… Lorsque j’appris cette grande nouvelle, je fis la connaissance de celle qui m’accompagnerait dans cette aventure intérieure, une sage-femme que je n’oublierai jamais. Merci Roselène pour ce bonheur en ta compagnie.

Tandis que la vie grandissait en moi, mon chemin de vie s’éclairait sous mes pas et laissait émerger la femme qui sommeillait depuis si longtemps.

Je découvris durant l’été que mon cadeau divin serait une fille. Bien que n’ayant jamais souhaité avoir une fille, je me mis à adorer cette chance d’abriter en mon sein une petite princesse. Je me souviens de nos échanges paume contre peau et son petit corps qui venait se lover au creux de ma main. Je me souviens de notre première rencontre haptonomique, vers neuf semaines de grossesse, ce balancement utérin, encore un peu lointain, qui m’émerveilla pour toute la soirée.

Plus mon ventre s’arrondissait, plus mon cœur se fortifiait. Je prenais conscience de mon corps, de ma nature de mammifère à travers mes seins que j’espérais nourriciers. Je lis un livre, puis deux, puis trois. Je parlais très peu de mon souhait d’accoucher à domicile à mes proches mais je me nourrissais des expériences des femmes qui avaient vécu ce bonheur. Merci Sandrine, ton soutien, tes mots m’ont beaucoup aidée.

Mes dernières semaines de grossesse furent les plus épanouissantes de l’année. J’étais de nouveau en pleine forme, j’étais bien dans mon corps et dans ma tête, sûre de moi, confiante dans les personnes qui m’entouraient. Je préparais mon nid, je rangeais, nettoyais et j’étais championne de la sieste.

Puis vint le jour où j’ai donné la vie entre ses mains. Pour lire ce récit, cliquez ici. Il y a déjà quatre semaines. Quand je repense à ce jour, je suis pleine d’une douce nostalgie. Tout s’est passé exactement comme je l’avais souhaité. « Ce que femme veut, Dieu veut. » Pour moi, cela s’est avéré vrai. Une fabuleuse journée, rythmée par mes contractions, qui me révéla mon courage et ma force. Sans prétention, je suis fière d’avoir réussi à aller au bout de mon rêve, sans me laisser atteindre par le pessimisme, fière d’avoir cru en moi, en mon mari, en mon corps.

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Jamais je n’oublierai l’image de mes fils qui se tenaient timidement en haut des escaliers, quelques minutes après la naissance de leur sœur, et la joie sur leur visage. Quel plaisir ce soir-là, d’être cinq dans le lit pour lire les histoires et de pouvoir embrasser chacun de mes amours avant de rejoindre les bras de Morphée.

Aujourd’hui je remercie Dieu de m’avoir offert la plus belle chose que la terre puisse porter : ma famille. Que Dieu veille sur eux !

Pour l’année 2014, je vous souhaite de croire en vous, en votre force intérieure.

Que vos rêves se réalisent !

Que l’amour que vous portez ne soit jamais bafoué !

Que votre santé soit bonne !

La vie ne sera jamais un long fleuve tranquille mais lorsque l’on sait nager, nulle crainte de se noyer.

Bon voyage !

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Le jour où j’ai donné la vie entre ses mains.

Je ne sais plus vraiment comment ça a débuté. C’était sans doute au détour d’une lecture, peut-être celle d’une maman qui avait vécu cet instant magique, cette bénédiction de donner la vie dans l’intimité de son foyer. J’ai immédiatement été enchantée par cette possibilité. Pour mes ainés, j’avais vécu deux expériences en clinique qui m’avaient beaucoup déçue et extrêmement frustrée. C’est ainsi qu’avant même de tomber enceinte de mon troisième enfant, je souhaitais accoucher à domicile.

Puis il y a eu un test, un pipi et deux traits… L’aventure commençait.

Avec empressement, je pris mon premier rendez-vous avec Roselène M., une sage-femme libérale renommée, dont le cabinet se situait à une petite vingtaine de kilomètres de chez moi. Notre rencontre fut pour moi déterminante et humainement très enrichissante. Elle accepta de nous accompagner dans notre projet. Avec elle, je me sentais à l’aise.

A ses côtés, j’ai vécu neuf mois sereins. Pourtant j’étais en proie à un drame familial. J’ai perdu père, mère et frère, et bien plus encore au cours de ces quarante semaines. J’ai beaucoup pleuré, crié aussi et détesté. J’ai dû renoncer à mes racines, à la confiance que je portais et néanmoins, ma grossesse a été un havre de paix. J’ai eu tellement de contrariétés et de déceptions que j’ai eu quelquefois le sentiment que mon bébé allait subir des dommages collatéraux. C’était sans compter sur l’apaisement que me procurait in utéro cette petite fille qui tranquillement grandissait en moi.

Cette troisième grossesse fut de loin celle qui a le plus respecté mon corps et mes envies, celle qui m’a réconciliée avec la petite fille que j’étais, celle qui m’a permise d’aimer mon corps pleinement, dans sa fonction primaire de mammifère. Je rencontrais ma sage-femme une fois par mois, elle m’écoutait beaucoup, connaissait mes difficultés et me soutenait. Je n’ai eu d’examen vaginal que lorsque je l’ai souhaité. Je n’ai pas fait le test d’O’Sullivan. Mes examens sanguins étaient corrects, il n’y avait donc aucune raison de m’imposer cette torture. Malgré une anémie en fer au milieu de parcours, j’ai retrouvé une énergie indescriptible les six dernières semaines. J’ai alors profité des joies de la grossesse. Même avec vingt kilos de plus, je me sentais belle, désirable et pleinement maman.

Au huitième mois, notre projet d’accouchement à domicile était validé à cent pour cent. Tous les résultats médicaux étaient corrects, ma grossesse s’était déroulé sans encombre, le bébé était en bonne santé et moi, je faisais mes achats pour accueillir mon petit bout de femme dans le confort et la chaleur de notre maison.

J’ai toujours su, comme un présage divin, que cet accouchement se passerait sans difficulté. J’étais bien informée et j’étais confiante. Ma sage-femme m’avait prouvé à plusieurs reprises qu’elle était très compétente. Sa bonne réputation m’avait même été confirmé plusieurs fois, au hasard d’une conversation, avec des femmes qu’elles avaient accouchées. J’avais confiance en moi, en mon mari et avec l’aide de Dieu, je savais instinctivement, que ma fille serait accueilli comme une princesse en son château. Et puis, je sentais au fond de mon âme que mon corps était capable de mettre au monde cet enfant, sans aide médicamenteuse.

Ce mardi 3 décembre 2013, je me réveillais comme d’habitude, avec malgré tout, une petite appréhension, car ce jour-là était celui que Roselène avait établi comme étant le terme de cette belle aventure. Après avoir vécu un déclenchement à J+3 pour mon deuxième enfant, je redoutais cette intervention et d’autant plus que cela aurait signifié de renoncer à notre désir de mettre notre fille au monde dans notre foyer.

Alors ce matin-là, après avoir déposé mes fils à l’école, je partais en quête d’une tisane à la sauge qui selon la tradition populaire aurait pour vertu de déclencher l’accouchement. Je n’étais pas convaincu de l’efficacité de cette méthode mais en désespoir de cause je me disais « Pourquoi pas? » Le mektoub fit que je ne trouvais pas cette fameuse boisson. Je rentais alors chez moi, en compagnie de mon mari qui était en congé pour la journée.

Refusant de ma laisser à la mélancolie, c’est en musique que je me mis à préparer un tajine au poulet. Soudainement, la nature décide qu’il est temps d’exhausser mes prières. Une première contraction apparait. D’abord timidement et légèrement douloureuse, les contractions s’enchaineront toutes les vingt minutes durant deux heures.

De peur de mettre un terme à ce commencement, je garde ces premières sensations pour moi et je continue, le sourire aux lèvres, à préparer mon plat. Mon mari ne se doutant de rien, continue à jouer au poker sur le net, tout en programmant une playlist spécial reggae. Cette musique apaisante et calme tombe à point nommé et adoucit ma merveilleuse douleur.

Je décide alors que c’est le moment de partager ma joie. J’informe mon homme et j’appelle ma sage-femme. Je fais le point avec elle. A cette heure-ci, 11h00, je doute encore que la naissance soit pour aujourd’hui. Je pense à un faux-travail, ces contractions ne me semblent pas suffisamment fortes pour annoncer le reste. Roselène prend note de ce que je lui dis et me demande de la rappeler dans une heure pour voir l’évolution.

Après le repas de midi, peu de temps avant que mon ainé reprenne le chemin de l’école, je la rappelle. Elle est là une petite demi-heure plus tard. Et le verdict tombe : dilatation à 4, le travail a bien commencé. Je suis soulagée. Je vais accoucher à la maison.

Autour d’un café et d’une part de fondant au chocolat, Roselène et moi discutons, entre deux contractions, comme deux amies de longues dates. A 14h20, exactement, la pendule de la cuisine peut en témoigner, une grosse contraction annonce la deuxième phase de travail. Là, Roselène installe son matériel et prépare , avec mon homme, le lit. Perchée sur mon ballon, je vis mes contractions une à une, en douceur, tout en continuant entre chacune à savourer le bonheur d’être chez moi. Au loin, j’entends mon fils cadet se bercer durant sa sieste, sans doute son inconscient s’ajuste sur mes propres bercements lors de mes contractions. Mon homme s’occupe de ma bouillotte tandis que ma sage-femme masse le bas de mon dos. J’évacue ma douleur entre ses mains.

Puis tout s’enchaine très vite, je n’ai plus la notion du temps, seul le jour qui décline m’indique que l’après-midi est à son terme. La poche des eaux se rompt et la douleur s’intensifie. Je ne suis plus qu’un corps. Mon esprit ne réfléchit plus. Je suis totalement dans le prolongement avec ma sage-femme. J’ai besoin de sa présence, de ses mains, de son coaching pour me guider. Mon corps ressent un mal si fort, si puissant que je suis incapable de vivre seule cette douleur. Près de mon homme et de ma sage-femme, je suis en sécurité.

Vient la phase de désespérance. Le bébé arrive, je dois surmonter une nouvelle fois, ce mal pour faire descendre mon bébé à l’orée de la sortie. Mais je doute, je n’y arriverai pas. C’est trop dur, trop douloureux, presque impossible à surmonter. J’ai peur de ne pas réussir, je panique. Heureusement Roselène se transforme en coach et me rappelle à l’ordre « Le bébé arrive, je ne te laisserai pas paniquer » Et elle m’indique une position pour pouvoir pousser. Je m’exécute. Accroupie, entre les genoux de mon mari, je ne suis pas complètement rassurée. Alors mon homme, cet homme que j’ai embarqué avec moi dans mon rêve, me recadre fermement « Allez Julie, c’est ce que tu voulais. Maintenant, on y est, alors vas-y ! »

Il est déjà temps de pousser. Une fois, deux fois et à la troisième poussée, je tends mes bras, attrape mon bébé sous les aisselles et vient la poser contre ma poitrine.

Ma fille est là. Elle est belle, elle est toute chaude, elle sent si bon, elle est parfaite. Un bébé du crépuscule, né à 17h33. Que Dieu veille sur elle !

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J’aimerais profiter de ce récit pour rappeler que l’accouchement à domicile est menacé. En effet, les sages-femmes libérales AAD se doivent d’être assurées mais les primes d’assurances sont hors de prix et bien au-delà de ce qu’elles gagnent en une année ! Pour qu’elles puissent s’assurer, il faudrait qu’une compagnie d’assurance accepte de faire une étude sur les vrais risques qu’elles prennent afin d’établir une prime d’assurance au plus près de la réalité.

Pour que chaque femme puisse AVOIR LE CHOIX d’accoucher où elle le souhaite, les sages-femmes ont besoin de notre soutien.

Pour suivre le mouvement de soutien, vous pouvez signer la pétition en cliquant ici et suivre le blog ici.

Neuf mois en moi

Elle est arrivée sous l’oeil bienveillant de la providence.
Elle a pris place, sans mot dire, dans mon intimité.

Sa venue est encore incertaine, son allure si mystérieuse et pourtant je l’aime tant.
Je l’attends, je respecte sa patience.
Son heure sera la mienne.

Je connais déjà ses mouvements, la force de ses pieds, la douceur de ses caresses.
Elle est notre pierre précieuse, notre princesse, notre destinée.

Je remercie Dieu de m’avoir offert le privilège de porter la vie et d’avoir veiller sur elle.
Je chéris cette chance d’avoir été choisie par elle.
J’espère être à la hauteur de son amour.

Elle n’a jamais été la grossesse de trop (si, si on a osé me tenir un tel discours)
Elle a fait émergé mes vraies valeurs de femme, de mère et d’épouse.
Elle m’a révélé à moi-même.
Cette petite fille a pansé mes blessures de petite fille.

Elle vit en moi depuis neuf mois et elle est surprenante de vitalité.

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Je kiffe mon Mood Kit !

Je suis à un mois du terme et après avoir testé divers vêtements de grossesse, je peux affirmer que si je devais n’en garder qu’un seul, je choisirais sans hésitation le Mood Kit.

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Je vous présente le vêtement le plus agréable à porter lorsque nous portons la vie. Sa matière est extensible et se moule sur votre corps. Cette combinaison semble dessiner pour vos formes et vous donne la sensation de revêtir une seconde peau. C’est pourquoi vous pourrez le porter dès les premières semaines de grossesse en l’associant à votre garde de robe habituelle.

Enceinte de quatre semaines, j'apprivoise mon Mood Kit avec plaisir

Enceinte de quatre semaines, j’apprivoise mon Mood Kit avec plaisir

Puis lorsque le bidon commence à s’arrondir, le Mood Kit est notre meilleur allié pour associer plaisir de s’habiller et confort, dont nous avons tant besoin lorsque nous prenons des kilos. Grâce au Mood Kit, je ne me suis jamais sentie à l’étroit ou serrée dans mes vêtements.

Pour ma part, j’ai pris beaucoup de plaisir à le porter au naturel, avec simplement un Tshirt ou un pull et mes bottes préférées. Le Mood Kit prenait alors l’allure d’un legging mais sans les inconvénients du legging, c’est-à-dire nul besoin de le remonter ou de le réajuster à chaque mouvement. Et mon ventre était toujours au chaud et à l’abri des courants d’air, même lorsque mes mouvements, ou mes garnements, faisaient se soulever mon haut.

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Ce qui rend le Mood kit très pratique, c’est un système de pression qui permet de relier la partie inférieure à celle qui est supérieure. Ainsi, une fois que vous l’avez enfilé, il ne bouge pas et accompagne chacun de vos mouvements avec élégance et simplicité. Voici une vidéo qui vous montre le produit dans son utilisation :

http://www.oefshop.fr/les-films/demo-mood-kit.html

Pour l’anniversaire de mariage de ma soeur, je l’ai associé à une jupette et un haut un peu large

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Tandis que pour la rentrée scolaire de mes fils, je l’ai porté avec ma fameuse jupette et un simple gilet laissant poindre mon ventre

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Et même en ballade à la campagne et en style sportswear, mon Mood Kit ne m’a jamais quitté

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Pour varier les plaisirs, la gamme Mood Kit a ajouté des nouveautés qui ne manqueront pas de vous faire craquer. Pour être un peu plus féminine, voilà la Kit robe. N’est-elle pas superbe ?

Non, non ce n'est pas moi ;-)

Non, non ce n’est pas moi :-p

Et pour vous sentir glamour et à l’aise en même temps, pourquoi ne pas essayer le Tube Mood Kit. Voyez plutôt

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Bref, le Mood Kit, y en a pour tous les goûts, pour tous les budgets et pour toutes vos envies de femme enceinte…. Alors laissez-vous tenter et venez visiter leur site qui ne manquera pas de vous émerveiller. Vous n’avez plus qu’à cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.oefshop.fr/

Vous pouvez également rejoindre le mouvement des Mood Kit Girls sur la page Facebook et recevoir ainsi en exclusivité les dernières tendances et tenter de gagner les cadeaux offerts par l’équipe, c’est ici qu’il faut aimer https://www.facebook.com/Oef.Mood.Kit

Vous l’aurez compris, je kiffe mon Mood Kit. Je n’ai eu que deux regrets :

– N’en avoir qu’un seul et devoir attendre qu’il sèche tandis que je le lavais, car cela signifiait qu’il me fallait porter mes anciens pantalons de grossesse qui m’appuyaient sur le ventre, qui ne tenaient pas en place et dans lesquels je ne me sentais plus du tout à l’aise.

– Avoir une poitrine plantureuse, n’en déplaise à certaines, car je n’ai pas pu porter mon Mood Kit sans soutien-gorge. Ce vêtement est si confortable et il s’adapte si bien aux formes de votre corps que vous pourrez savourer le plaisir de ne plus mettre de soutifs, sauf si vos seins font concurrence à ceux de Pamela Anderson.

Dans quelques semaines, je vais devoir me passer de mon Mood Kit et je sais déjà qu’il va me manquer. Alors je profite de ce moment pour rendre hommage à la créatrice de ces superbes combinaisons de grossesse Fanny Grangier et je remercie sincèrement Anne qui m’a permis de découvrir le Mood Kit.

Une longue vie au Mood Kit et vivement ma prochaine grossesse 😉

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Pour rien au monde, je ne changerais !

Je suis mère au foyer et pour rien au monde, je ne changerais de statut !

Depuis la reprise de l’école, je réalise chaque jour, la chance que j’ai de pouvoir accompagner mes enfants quotidiennement, dès leur plus jeune âge, à la conquête du monde.

Alors oui, je ne travaille pas. Je n’ai pas de valorisation sociale et je n’ai pas de collègues avec qui converser de la pluie et du beau temps. Je n’ai pas de salaire et croyez-moi, mon mari et moi nous privons bien souvent de telle ou telle chose.

Oui, on me regarde parfois comme une farfelue car peu de personnes réussissent à concevoir que l’on puisse s’épanouir auprès de ses enfants.

Oui, je ne suis pas au top de la mode et cela fait des lustres que je n’ai pas mis les pieds dans un salon de coiffure.

Oui je suis mère au foyer et je ne cotise pas pour ma retraite.

Oui je suis enceinte de mon troisième enfant et je n’ai toujours pas d’emploi.

Et alors ?

Je vis la plus merveilleuse aventure qu’il puisse exister. Cette vie est un don du ciel. Loin des obligations, de la compétitivité et de la performance que nous impose le monde du travail, j’ai tous les jours des chalenges à relever. Ceux-ci n’engagent que moi et sont purement égoïstes, ils ne font du bien qu’à nous !

Être mère au foyer en 2013, pour moi, c’est accéder à un monde parallèle, un peu hors du temps. Je ne vis pas sous la contrainte d’un timing. Je n’ai d’ailleurs jamais de montre à mon poignet.

Je  me consacre à mon seul bien-être, j’écoute les maux de mon cœur et de mon corps. Et par extension, je me consacre au bien-être de mes enfants.La société ne m’attire pas le moindre du monde, je ne rêve pas de mettre des tailleurs ou des talons. Je ne désespère pas de cuisiner quotidiennement pour les miens, même si je prends beaucoup de plaisir à regarder mon homme nous cuisiner des petits plats ! Être en famille est l’idéal de vie auquel nous aspirons.

Depuis ma grossesse, mon corps est très faible et mon esprit a été mis à rude épreuve à de nombreuses reprises. J’accepte dès lors d’être faible et de ne pas parvenir à faire toutes les choses qui bouillonnent dans ma tête. J’ai en attente d’écriture une petite dizaine d’articles mais je ne parviens pas à me concentrer plus de vingt minutes et quand il s’agit d’aborder des sujets un peu plus sérieux, mon cerveau dit stop. Soit, j’attends que mes capacités intellectuelles reviennent.

Ma maison n’est pas telle que je le souhaite. Ma force physique est si réduite qu’il me faut attendre après mon mari pour qu’il assure les tâches ménagères que je ne suis plus capable de faire. Quel bonheur cet homme 😉

Je lis trois livres en même temps, car j’ai beaucoup de lecture en retard mais je n’avance jamais plus loin qu’une page à la fois. Cela m’agace mais que faire ?

Bref, ma vie de mère au foyer est un peu décousue ces derniers temps. Je vis ma parenthèse enchantée. Quel plaisir de ne pas se torturer le cerveau car je n’assure pas, car je ne rentre pas dans telle case. Ma case à moi est à mes formes, elle grandit puis rétrécit au gré de mes humeurs. Cette grossesse est peut-être l’ultime que mon corps portera et je ne veux plus la gâcher. Mon statut de mère au foyer me permet de la vivre, malgré ses contraintes, tel que je l’entends.

Cet article est aussi un peu décousu… J’ai eu une envie d’écrire, de partager ces sensations, cette plénitude qui m’envahit soudainement.

Vous ne m’en voudrez pas, ceci n’est qu’une parenthèse, un instant de contentement, un moment de plaisir.

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Bienveillante

Lorsque j’ai été enceinte pour la première fois, j’ai cru du plus profond de mon âme que je serai avec mon enfant une maman bienveillante. J’ai cru que c’était instinctif, que mes bras étaient destinés à l’accueillir avec douceur. J’ai cru que mon coeur saurait naturellement comprendre le sien et apaiser ses pleurs. J’ai cru que je savais faire.

J’y ai tellement cru que je n’ai pas réalisé tout de suite que mes gestes étaient loin d’être bienveillants. Dans l’urgence, dans la panique des appels répétitifs et incompréhensibles de mon nourrisson, je n’ai pas compris que je m’y prenais mal.

Quand mon coeur revit ces moments, je souffre pour mon fils. J’aimerais avoir le pouvoir de me transporter dans le passé et de me murmurer à l’oreille tout ce que j’ai appris et compris cette dernière année. Mais la vie est ainsi faite et ce qui est fait ne peut être défait. Je porterai sans doute encore de nombreuses années le poids de la culpabilité de n’avoir pas compris plus vite…

Du plus loin que je me rappelle, je n’ai pas le souvenir d’avoir été câlinée par ma mère. Je ne me souviens pas de ses bras bienveillants m’enveloppant d’amour. Je n’ai pas appris au contact de sa peau à recevoir et à donner de l’amour.

Lorsque mon deuxième fils est né, c’est dans les bras de mon médecin homéopathe, une femme formidable, que j’ai eu le déclic de ce à quoi servait les bras d’une maman bienveillante. Ils ne se contentent pas d’endormir. Ils protègent et réconfortent. Ils installent un halo d’amour autour de cet enfant. Ils accueillent ses émotions et l’en déchargent.

Bien souvent, on berce un nourrisson au creux de ses bras.  Ce bercement apaise les pleurs et transmet un sentiment de sécurité dont a besoin ce bébé pour grandir. Puis quand il a grandi, qu’il marche, qu’il est plus indépendant, on oublie que ce bercement reste esssentiel pour continuer sa croissance en toute sécurité affective.

Ma mère m’a bercée étant bébé puis m’a laissé seule avec mes angoisses et mes pleurs. Une fois devenue petit enfant, ses bras se sont fermés et ne sont plus jamais réouverts. Alors je n’ai pas appris à son contact à ouvrir mes propres bras pour accueillir de manière bienveillante mon enfant.

Bien sûr que j’ai su le bercer quand il pleurait, mais avec le recul, je réalise que ce bercement n’était qu’un automatisme, il n’était qu’une copie de ce que j’avais vu faire. Ce bercement ne savait pas accueillir les émotions. Puis mon bébé a grandi et heureusement pour lui,  j’ai ouvert mon coeur, mon esprit et mes bras à l’amour que j’avais pour lui. Je n’ai pas eu peur de mes sentiments, je n’ai pas eu peur de lui dire que je l’aimais et de lui montrer. Finalement, ce que je n’ai pas su lui donner instinctivement dès sa naissance, je lui donne maintenant et chaque jour qui passe.

Le chemin parcouru depuis est loin d’être terminé. Etre une maman bienveillante est pour moi un travail de longue haleine. Pourquoi est-ce que je défends avec autant d’ardeur l’éducation non violente ? Parce que, quotidiennement, je vois le massacre qu’a fait la violence éducative ordinaire sur ma propre personnalité. Je vois chaque jour les séquelles qu’ont laissé sur mon âme les châtiments corporels que j’ai reçu.

Quelle tristesse de réaliser que pour être bienveillante, je doive faire un travail sur moi-même ! Quelle tristesse de se rendre compte que l’automatisme qui perdure c’est la main qui démange de fesser plutôt que les bras qui s’ouvrent pour câliner son enfant ! Quelle tristesse d’entendre sa voix crier, hurler, pour ordonner et imposer !

Chaque jour qui passe, j’ai peur de retomber dans mes mauvais travers, ceux qui sont soit-disant acceptables et qui pourtant m’ont fait et me font encore tant souffrir.

Je suis enceinte de mon troisième enfant et je sais que de nouvelles épreuves vont venir perturber mon équilibre intérieur. J’espère être à la hauteur et parvenir à ouvrir mes bras et mon esprit aussi grand que l’amour que j’éprouve pour mes enfants. J’espère que la fatigue et les difficultés du quotidien n’envahiront pas mon coeur au point de ne plus entendre ma petite voix bienveillante qui me guide vers le bonheur et l’épanouissement de ma famille.

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Mon bonheur à moi

J’ai reçu, il y a quatre mois, la plus merveilleuse des nouvelles et la plus horrible en même temps.

Quelle difficulté de vivre un grand bonheur et un grand malheur à la fois ! L’être humain est ainsi fait qu’il se laisse submerger par la peine, la souffrance et la mélancolie et en oublie d’être heureux et comblé. Par moment je me suis sentie au bord du gouffre, désespérée et très énervée.

Comme si cela ne suffisait pas, mes tourments, mes lectures et mes questionnements sur l’éducation parentale ont fait ressurgir le mal que j’avais subi sous l’éducation de mes propres parents.  Que devais-je faire avec toutes ces révélations ? Allais-je me laisser pourir, encore une fois, la vie et passer à côté d’une belle période qu’est la grossesse de mon troisième enfant ?

Je refuse. Je suis une maman à la recherche de son bonheur.

Pour le trouver, j’écoute ce que l’on entend pas, le murmure des émotions.

Pour le trouver, je regarde ce que l’on ne voit pas, la beauté du coeur.

Pour le trouver, j’accepte de me tromper.

J’ai ainsi trouvé un petit enfant endormi dont les traits du visage sont tout simplement parfaits, j’ai entendu la souffrance d’un être qui a besoin d’être soulagé, j’ai laissé de côté mes principes et je le vis très bien.

Dans la vie, avant d’être parent, tu as plein d’idées reçues. Tu es convaincu d’un tas de choses. Tu juges si facilement. Puis tu deviens maman et ton monde est bouleversé. Tu te trompes une bonne centaine de fois, tu pleures, tu t’excuses et finalement tu commences à trouver ton rythme de croisière. Tu sais, à partir de là, que rien n’est immuable, que la vérité est ailleurs, qu’un rien est loin d’être rien. Et tes prinicipes seront à l’image de ton intérieur en perpétuel changement.

Je suis une maman très imparfaite mais il y a une seule chose sur laquelle je ne dérogerai jamais : rien ni personne ne passera avant le bonheur et le bien-être de mes enfants. Jamais je ne laisserai quoi que ce soit me séparer d’un de mes enfants.

Je suis enceinte de mon troisième enfant et je sais que la vie est ici, au sein de mon utérus. Puis elle s’épanouit au creux de mes bras. Pourtant, cette troisième grossesse n’est pas telle que je l’espérais. Elle est difficile. Mon esprit souffre encore des stigmates de mes conflits parentaux. Mon corps est affaibli.

Mais toute cette faiblesse devient une force au fur et à mesure que mon bébé grandit. Mon ventre s’arrondit et je sens remuer en moi ce petit être. Cela m’apaise tellement et me rappelle les vraies valeurs de ma vie, mes enfants. Ici se cache mon bonheur à venir, il s’approche près de moi et mon visage s’émerveille.

Parfois, il est vrai que dans la solitude de mon foyer, je me sens un peu délaissée, je manque de conversations d’adulte ou encore de reconnaissance. Je l’accepte. Dans ce monde de brutes, rien n’est parfait. Il s’agit toujours de choisir un moindre mal. Je préfère m’endormir fatiguée des cris de mes enfants.

Mon bonheur est authentique, il souffre quelque fois, puis il panse ses blessures et se reconstruit dans les petits bras de mes enfants. Nul être au monde n’est capable de donner autant d’amour aussi parfaitement, aussi humblement. Cette plénitude est une chance, je ne pourrai m’en passer.

Je tourne enfin le dos à toute cette bêtise humaine qui m’a tant fait souffrir. J’ai à mes côtés un bon mari. Un homme qui a des défauts certes mais qui sait se remettre en question, qui tient compte de ce que je lui dis et qui participe activement à l’éducation de ses enfants. Dieu m’a offert deux magnifiques garçons que je regarde grandir le coeur plein de bienveillance et une troisième grossesse que je protège jalousement.

J’ai l’habitude de dire et d’écrire que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Je viens de traverser une très grosse tempête. Mon navire a été touché et a failli couler. Grâce à Dieu, j’ai largué les poids qui me poussaient vers le fond et j’ai repris mon cap.

Et comme le chante si bien mon fils « Mon bonheur à moi, c’est quoi ? Mon bonheur à moi, c’est toi. »

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