Tu n’auras plus de fessée mon fils.

Il y a un an, j’ai écrit un texte sur l’éducation que vous pouvez lire en cliquant ici. Ces derniers mois, j’ai approfondi ma réflexion. C’est en pensant à écrire cet article que je me suis souvenu du précédent. J’ai alors relu mes propos et j’ai réalisé à quel point j’avais changé et combien ma vision de l’éducation est dorénavant bien différente.

Voilà le paragraphe qui me dérange tellement à présent « Je ne suis pas contre la fessée mais je ne suis pas pour en faire un mode d’éducation. Une fessée, une tape sur la main ou une oreille tirée peuvent vous sembler inhumain mais, selon moi, à bon escient, elles apprennent quelque chose. »

Aujourd’hui, je pense au contraire que c’est sûrement un peu inhumain.

Je n’étais pourtant pas une bourreau d’enfants. Il m’arrivait de temps à autre de fesser mes enfants, de leur tirer l’oreille ou encore de taper sur la main pour signifier « non ». Puis un jour, alors que j’étais un peu plus fatiguée que les autres et que nous étions pressés, j’ai mis une gifle à mon fils qui avait tout juste deux ans. Je m’en suis voulu, me suis promis de ne plus recommencer… Mais la deuxième est arrivée. Mon geste était violent, blessant et humiliant. Le regard de mon fils en pleurs exprimait à cet instant la tristesse, l’incompréhension et une sorte de désespoir.

J’ai alors décidé de ne plus lever la main sur mes enfants. Petit à petit, j’ai appris à ne plus frapper. Cela n’a pas été facile, certains automatismes sont tenaces. Pour m’aider dans ma démarche, j’ai trouvé sur internet des articles parlant d’une « éducation non-violente », d’un auteur appelé Olivier Maurel et de son excellent livre intitulé La fessée, questions sur la violence éducative.

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Une des citations qui présentent son livre nous interroge :

« Pourquoi appelle-t-on cruauté le fait de frapper un animal, agression le fait de frapper un adulte et éducation le fait de frapper un enfant ? »

Ce livre La fessée, questions sur la violence éducative  est un ouvrage qui traite des châtiments corporels que nous infligeons à nos enfants pour les éduquer et des conséquences que ceux-ci ont sur leur vie.

Lorsque l’éducation d’un enfant est lié aux coups que ses parents lui portent, nous pouvons nous demander si les coups qu’il reçoit ont une réelle portée éducative.

En tant qu’adulte, nous sommes également soumis à des règles qu’il nous faut respecter. Alors que penseriez-vous si un gendarme lors de votre interpellation pour un excès de vitesse, vous mette une fessée pour vous informer qu’il ne faut pas recommencer ?

Dans un couple, il arrive que les époux soient en désaccord sur telle façon d’agir. Que penseriez-vous si votre mari vous gifle pour vous faire comprendre que votre comportement n’est pas correct ?

Un jeune enfant joue au bac à sable. Un autre arrive et lui prend son jouet. Le premier se met en colère devant ce comportement et lève la main sur l’enfant. La mère qui n’apprécie pas de voir son enfant taper, attrape son petit, lui met alors une fessée et ajoute  « Je ne veux pas que tu frappes. »

Ces situations vous semblent-elles acceptables ?

Poursuivons notre réflexion avec cette interview que monsieur Olivier Maurel a accepté de m’accorder.

1/ Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer ce que signifie « la violence éducative ordinaire » ?

La violence éducative ordinaire, ce sont tous les moyens violents qu’on trouve légitime et éducatif d’utiliser pour élever et faire obéir les enfants. La violence de ces moyens peut être physique (gifles, fessées, tapes et coups divers donnés soit à main nue, soit avec un instrument, pincements, tirages de cheveux ou d’oreilles, obligation de rester dans une position inconfortable ou douloureuse, jet de poivre dans les yeux, etc.), verbale (injures, insultes, menaces, jugements dépréciatifs…) ou psychologique (humiliations, chantages…).

2/ Que répondre aux parents qui disent qu’ils ont eux-mêmes été fessés et qu’ils n’en sont pas morts ?

Effectivement, les fessées ne tuent pas physiquement. Mais elles peuvent tuer la confiance que l’enfant a envers ses parents et surtout la confiance que l’enfant a en lui, parce qu’elles lui apprennent que, si on est obligé de le frapper, de le corriger pour qu’il se conduise bien, c’est qu’il n’est pas bon, qu’il ne sait pas bien se comporter. Elles peuvent aussi tuer  la confiance qu’on a dans les enfants, nous amener à penser qu’ils doivent être corrigés et donc à perpétuer ce mode d’éducation violent et générateur de violence.

Il faut savoir aussi, comme l’a montré l’exemple de Jean-Jacques Rousseau, il y a deux siècles et demi, et comme me l’ont confirmé plusieurs lecteurs et lectrices de mes livres, qu’une seule fessée peut rendre sexuellement masochiste à vie, par le simple effet de la proximité des terminaisons nerveuses des fesses et du sexe, et de la fixation qui peut se produire. Ainsi, une seule fessée peut faire qu’on ne puisse plus avoir de plaisir sexuel sans accompagnement de violences, voire d’humiliations. Bien sûr, la plupart de ceux à qui c’est arrivé ne le crient pas sur les toits, mais la multitude des sites sadomasochistes sur internet devrait nous alerter. Donner des fessées aux enfants, c’est jouer à la roulette russe avec leur sexualité. Aucun effet semblable sur beaucoup d’entre eux, et puis pour une proportion impossible à connaître, une punition à vie. Est-ce que vraiment la fessée est un moyen d’éducation si précieux et efficace que nous ayons le droit de prendre ce risque avec les enfants ?

Il faut ajouter que, dans les pays où l’on frappe couramment les enfants à coups de bâton, on entend couramment les adultes dire qu’ils ont reçu des coups de bâton et qu’ils n’en sont pas morts pour justifier le fait qu’ils reproduisent sur leurs enfants ce qu’ils ont subi de leurs parents.

3/ Quels conseils donner aux personnes qui soutiennent qu’une fessée de temps à autre, ça ne fait pas de mal ?

Il faut leur donner le conseil de s’informer sur les conséquences de la fessée. De lire par exemple ma réponse à votre deuxième question. Ou encore de visiter le site de l’Observatoire de la violence éducative ordinaire (www.oveo.org). Et s’ils lisaient aussi mon livre Oui, la nature humaine est bonne ! (Robert Laffont) ils verraient comment la violence éducative qu’a subie la majorité de l’humanité depuis au moins 5000 ans a marqué profondément toute la culture, philosophie et religion comprises.

4/ Pouvez-vous rappeler comment se forme, de la naissance à l’âge adulte, le cerveau humain ?

Vaste question ! Le cerveau du bébé est composé de milliards de neurones préconnectés entre eux. Au fur et à mesure que l’enfant fait des expériences, les connexions utilisées se renforcent. Celles qui ne le sont pas disparaissent, ainsi qu’une partie des neurones. L’éducation et, si c’est le cas, la violence éducative s’inscrivent littéralement dans le tracé des circuits de neurones. Ainsi, des expériences de stress causées par la violence éducative ne forment pas dans un cerveau d’enfant les mêmes circuits que l’expérience de la confiance dans ses proches.

5/ Quels peuvent être les conséquences des châtiments corporels sur la formation de notre cerveau ?

Par exemple, il a été prouvé tout récemment (janvier 2013) par des chercheurs de l’Ecole polytechnique de Lausanne, que le stress provoqué par des traumatismes (et la violence éducative est ressentie par l’organisme des enfants comme une agression) peut détériorer la partie antérieure du cerveau dont un des rôles est de modérer les réactions agressives qui peuvent s’avérer nécessaires pour l’autodéfense de l’individu. A partir de ce moment, les réactions agressives peuvent ne plus avoir de frein. De plus, une autre partie du cerveau, l’amygdale, qui est impliquée dans les réactions émotionnelles, est stimulée par les traumatismes subis. Ainsi, frapper un enfant, c’est un peu comme doper son moteur de violence et affaiblir ses freins.  Il n’est donc pas étonnant que dans les époques et les pays où la violence éducative est à un haut niveau d’intensité, les réactions individuelles et collectives soient d’une grande impulsivité et d’une grande violence. C’était le cas, par exemple, en France, au XIXe siècle, où la violence éducative était couramment infligée à coups de bâton et de fouet et où la moindre émeute pouvait provoquer des milliers de morts.

Et la violence éducative contribue de bien d’autres manières à la violence des adolescents et des adultes : imitation de la violence des parents, soumission à des leaders violents comme on s’est soumis à ses parents, réduction des capacités d’empathie, accumulation de rage qui se déversera sur les premiers boucs émissaires venus, altération par l’exemple des parents des principes les plus fondamentaux de l’éthique : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’on te fasse » et « Il est lâche de la part d’un être fort de faire violence à un être faible et sans défense ». Une autre conséquence peut être l’incapacité de réagir face à un conjoint violent à cause de l’habitude prise de se soumettre à la violence.

6/ Souvent on entend que les enfants cherchent les coups. Qu’en pensez-vous ?

Un des besoins principaux des enfants est le contact et l’attention. S’ils ne peuvent pas obtenir le contact et l’attention de leurs parents d’une autre façon, ils peuvent effectivement faire de la provocation pour obtenir contacts et attention, fût-ce par les gronderies et les coups. Mais les comportements des enfants qui nous posent problème ne sont pas toujours de la provocation. Il peut s’agir d’expériences. Voir notamment sur ce sujet les livres d’Isabelle Filliozat.

7/ Pourquoi est-il si difficile pour les parents d’accepter que frapper son enfant est mal ?

Cela tient probablement à l’attachement viscéral que nous avons tous eu à nos parents ou à ceux qui en ont tenu lieu. Il nous aurait été très difficile de penser, parce que trop douloureux, qu’ils pouvaient nous faire volontairement du mal. S’ils nous frappaient, c’était parce que c’était nécessaire, parce que nous étions méchants, désobéissants, etc. Ça ne pouvait pas être un mal. De plus, par simple imitation (à cause notamment du rôle d’enregistreur des comportements des neurones-miroirs) les gestes violents de nos parents nous reviennent spontanément (c’est l’effet de « la main qui démange »). Et quand le geste est parti, il paraît justifié par le comportement de l’enfant.

8/ Quels conseils pouvez-vous donner aux parents qui ont choisi de ne pas avoir recours à la violence éducative ordinaire et qui ont des difficultés à se défaire de ces pratiques ?

Lire les livres d’Alice Miller pour se reconnecter à l’enfant qu’on a été et pour ne plus le voir avec méfiance ou dérision, pour prendre conscience qu’on a été un enfant totalement innocent et plein de bonnes capacités relationnelles. C’est à mon avis la démarche fondamentale. Après, on peut, bien sûr, s’aider d’ouvrages comme J’ai tout essayé (J.-C. Lattès) d’Isabelle Filliozat, qui montrent comment on peut se comporter dans les situations un peu difficiles.

9/ Le gouvernement et plus particulièrement le ministère de la famille, a-t-il lu votre livre ? Si oui, pourquoi continue-t-il à nier le mal que la violence éducative ordinaire fait à des millions d’enfants ?

Il doit bien y avoir des hommes et des femmes politiques qui ont lu mon livre. Mais la mesure qui consisterait à interdire la violence éducative, comme cela c’est fait dans plus de trente pays et comme le demandent à la fois le Conseil de l’Europe et le Comité des droits de l’enfant est très peu électoraliste. Il faudra donc beaucoup de courage politique à ceux qui prendront cette mesure. De plus, la France est un des pays où la théorie des pulsions de Freud s’est le plus répandue. Or, elle présente les enfants comme animés de « pulsions » de violence et d’un désir de « toute-puissance » qu’il faudrait juguler et frustrer. C’est donc surtout par la base qu’il faut agir. Et heureusement, le mouvement en faveur d’une éducation sans violence se développe à travers un nombre croissant de publications, de magazines (Grandir autrement, Peps, L’Enfant et la vie…), de listes de discussions (notamment Parents conscients, sur yahoo), de blogs, de pages Facebook comme celle de Julie, et de films comme Amour et châtiments de Michel Meignant. Je me sens beaucoup moins seul qu’au moment de la première parution de La Fessée en 2001.

Aujourd’hui en cette journée contre la violence éducative, sans-titre

je vous invite à découvrir le livre d’Olivier Maurel La fessée, questions sur la violence éducative. Ce livre est un trésor d’explications claires et précises sur la violence éducative. La pédagogie dont fait preuve l’auteur permet à chacun d’entre nous de comprendre parfaitement et en toute logique les causes et les conséquences de la violence éducative ordinaire.

Olivier Maurel a gentillement accepté ma proposition d’offrir à un de mes lecteurs un exemplaire de son livre La fessée, questions sur la violence éducative. Pour participer au concours, il vous suffit de commenter cet article en complétant cette phrase « Je souhaite lire le livre d’Olivier Maurel La fessée, questions sur la violence éducative parce que… » Le concours débute dès maintenant et s’achèvera le dimanche 12 mai 2013 à minuit. Le gagnant sera tiré au sort par mes soins parmi tous les participants. Je donnerai les résultats le lundi 13 mai au matin.

Unique condition de participation : habiter en France métropolitaine.

Pour finir, je vous invite d’ors et déjà à consulter le site d’Olivier Maurel, en cliquant ici. Vous aurez ainsi la présentation de ses livres. Si vous avez des questions sur la violence éducative, son livre nous donne le mail où vous pouvez le joindre omaurel@wanadoo.fr .

Je vous souhaite une bonne lecture et une bonne journée de la non-violence éducative.

 

 

EDIT :

 

Je remercie chaque lecteur, chaque lectrice de cet article, pour leur volonté de s’informer.

Je remercie monsieur Olivier Maurel pour avoir accepter mon interview et pour vous offrir un exemplaire de son livre.

Je remercie chaque participante, je vous encourage vivement à acheter cet ouvrage d’Olivier Maurel, vous en sortirez grandi et vos enfants vous diront merci, et l’enfant qui sommeille en vous aussi…

J’ai effectué un tirage au sort parmi les 17 commentaires que j’ai eus sur cet article.

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J’ai eu recours à un site appelé « Générateur de nombre aléatoire », j’ai rentré les chiffres de 1 à 17 et le numéro gagnant est le :

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Numéro 12 ! J’ai donc le plaisir d’annoncer à Céline qu’elle est l’heureuse gagnante du livre « La fessée, questions sur la violence éducative. » J’attends ton adresse postale que tu peux m’envoyer sur mon mail juliechroniqueuse[@]yahoo.fr.  Félicitation à toi et bonne lecture. Si tu le souhaites, tu pourras nous donner tes impressions de lecture !

 

Merci à tous !

A la prochaine 🙂

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Où sont mes limites ?

Ces dernières semaines, mes résistances nerveuses et affectives ont été mise à mal. Ce matin, au hasard de mes lecteurs sur le net, je suis tombée sur un article, que vous pouvez lire en cliquant ici, qui m’a tout simplement redonné la vue.

En effet, j’étais aveuglée par la souffrance que j’ai ressenti et je ne pouvais m’en remettre. Quelles en étaient les conséquences ? J’étais triste, en colère et à bout de nerf. Qui en faisait les frais ? D’abord moi, mon corps, mon moral et par ricochet, mes enfants et mon homme.

Et cet article m’est apparu. Il m’a fait me poser les bonnes questions. Quelles sont mes limites ? Mes limites affectives sont-elles simplement les liens qui m’unissent à mes parents, à mon frère ? Mes parents se soucient-ils de mon état mental ou de mon manque affectif ? Ont-ils fait la démarche de s’inquiéter du bien-être de leur fille ?  Comment me sentirais-je, Dieu m’en préserve, s’il arrivait quelque chose à mon amoureux ou à mes enfants ?

Chaque jour que Dieu fait, je me réveille aux côtés d’un homme qui m’aime profondément et auprès de nos deux petits princes.

Chaque matin, Dieu nous accorde la vie, la santé et le bonheur d’en jouir et d’en disposer à notre bon vouloir.

Aujourd’hui, je suis convenablement vêtue, j’ai le ventre bien rempli et un toit au-dessus de ma tête.

J’ai la faculté de réfléchir, un cerveau qui fonctionne à merveille et je ne me taris jamais du savoir que la vie nous offre.

Chaque soir, je me couche sans redouter de bombardement. Mon pays est à l’abri de la guerre civile.

Mes enfants vont à l’école, leurs petites mains ne sont malmenées par un travail précaire.

Ma liberté d’expression est grande et personne ne me poursuit pour avoir exposer mes idées.

Comme le dit si bien Anne-marie, l’auteure de cet article « Je m’accompagnais psychologiquement de ces femmes martyrs, non pas pour comparer et me dire « tu vois la chance que tu as par rapport à elles » (je suis persuadée que c’est une solution qui nous culpabilise mais ne fonctionne pas) mais pour ressentir leur force et les capacités humaines insoupçonnées qui existaient en moi. »

Je fais la liste de ces merveilleuses choses que la vie m’offre non pas pour me dire que j’ai de la chance, mais simplement pour réaliser que toutes ces choses qui sont acquises pour moi ne le sont pas forcément pour tout le monde. Combien de personnes luttent quotidiennement pour manger à leur faim ? Où trouvent-elles la force de lutter ? Au fond de leur coeur, de leur âme, de leurs tripes. L’être humain a cette capacité suprême d’affronter bons nombres de difficultés et de les surmonter.

J’ai cette force en moi. Et vous l’avez aussi.

Je refuse de sombrer plus bas. Je refuse de me lamenter. Je refuse de perdre espoir.

La vie n’est pas un rêve. Elle est faite de tourments, de sacrifices, de maux. Néanmoins, la vie est aussi bonheur, joie et réconfort.

Je ferai de cette épreuve une force. Je ferai de ma vie un havre de paix pour le bien, pour la liberté, pour l’amour.

Je ne veux plus me battre, je ne veux plus souffrir, je veux juste aimer et vivre.

La limite que je ne dépasserai plus, c’est celle du mal que je peux me faire et le mal que je fais à mes enfants en les délaissant quelque peu.

Mes autres limites seront surement repoussés avec le temps ou au gré des épreuves que la vie me réserve et j’espère toujours conserver dans mon coeur et dans mon esprit que mes limites ne sont pas fixes et que je peux toujours aller plus loin pour mieux aimer.

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Le goût du bonheur

Au terme d’un dimanche du mois d’avril ensoleillé et chaud, une sensation de plénitude m’envahit. J’ai vécu aujoud’hui une vraie journée de bonheur. Une de ces journées, où l’on se sent parfaitement à sa place.

Les rayons du soleil ont chauffé autant que les braises de notre barbecue. Ma petite soeur et son mari sont venus partager notre repas dominical. Quel plaisir de sentir notre lien fraternel plus uni que jamais !

Il est vrai que cela n’a pas toujours été le cas. Mes deux soeurs et moi avons connu au cours de notre enfance puis de notre adolescence tant d’injustice l’une envers l’autre que nos liens fraternels n’ont pas toujours été très proches. Malgré nos différends et nos conflits, nous avons toujours cherché à conserver notre relation, avec plus ou moins de mal. Un petit fil d’amour nous unissait. Va comprendre, il y a des frères et soeurs qui se détestent et se rejettent sans remords, ce n’était pas notre cas. Ce n’était tout simplement pas notre destin.

Depuis presqu’un mois, nous n’avons plus ni parents, ni frère. [Pour les retardataires, cliquez ici pour en savoir plus.] Pourtant, nous avons tant gagné. Ce petit fil d’amour qui nous unissait s’est consolidé et est devenu une corde.

Nos tensions s’apaisent, notre confiance est pleine et notre amour se renforce au fil des jours.

A chaque épreuve, sa récompense. Notre épreuve a été longue et périlleuse. Nous avons dû affronter bien des difficultés. Notre chemin a été long et la ligne d’arrivée très pénible à franchir. En revanche, notre récompense est à la hauteur du sacrifice enduré. Notre récompense est belle, elle est noble et je l’aime.

Ce midi une des soeurs manquait à l’appel. Néanmoins, elle était bien là dans notre coeur et nous ne sommes pas prêtes de nous oublier.

Je suis la cadette d’une fratrie de trois frangines. Nous sommes toutes les trois bien différentes, autant physiquement que mentalement. Peu importe ce qui nous oppose car ce qui nous unit et ne cessera de nous unir est l’amour et c’est la plus belle des choses que la vie nous offre.

J’ai deux soeurs, elles sont dans mon coeur et je vous aime…

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Mes enfants me fatiguent

Mes enfants sont ma vie. Je n’aime pas être séparée d’eux trop longtemps. Je ne les ai jamais laissés partir plus d’une nuit, je n’ai jamais pris de vacance sans eux, je suis restée au foyer pour m’occuper au maximum de leur éducation. Néanmoins, ils m’épuisent !

Au vue de ma situation actuelle, je suis complètement à fleur de peau et mes fils me prennent une énergie que je n’ai plus. Je suis limite hystérique, je me rends bien compte que nerveusement, je n’encaisse plus rien et je ne suis pas loin de craquer.

Mes enfants sont plein de vie. Jusqu’à maintenant, il m’était déjà difficile de les canaliser, de les cadrer mais à présent, cela me parait presqu’insurmontable.

Dès le réveil, mon fils cadet est un moulin à parole. C’est mignon de voir un gamin d’à peine trois ans parler aussi bien. Il impressionne toutes les personnes qu’il rencontre par son élocution, son vocabulaire et son aisance syntaxique. Mais croyez-moi à 6h00 du matin, vous aimeriez juste que son envie de s’exprimer ne soit pas si présente !

Toute la journée, il est avec moi. Sa vie tourne autour de moi, et lorsque je ne peux malheureusement pas lui accorder l’attention qu’il souhaite, ce sont de vraies crises de désespoir. L’acquisition de la frustration est inimaginable pour lui. Je n’ai tout simplement pas le droit de lui dire « non ». Même lorsque je lui dis « oui » si cela ne vient pas de suite, c’est catastrophique !

Il est ange et démon en même temps. Il est un petit garçon très tendre, câlin et attentionné et quelques secondes plus tard, quand il est contrarié, il se jette par terre en hurlant et en tapant tout ce qui lui tombe sous la main.

Et moi, je ne sais plus quoi en faire.

Sur le chemin de l’école, il court à tout va sur le trottoir et il est tellement rapide que je ne suis jamais tranquille. J’ai constamment peur qu’il lui arrive quelque chose, qu’il lui prenne soudainement l’envie de changer de direction. Avant, j’avais déjà beaucoup de mal à le voir s’élancer à si vive allure, et maintenant je ne le supporte pas du tout. J’ai l’impression de ne pas du tout pouvoir lui porter secours s’il lui arrive malheur et c’est tout bonnement trop pour mes nerfs. Cet après-midi, je me suis mise à hurler son prénom, car mon esprit fatigué et embrumé s’est imaginé qu’il allait foncer sur la route au moment où il a dépassé son copain.

Du matin au soir, je dois lui rappeler les règles de vie de la maison. Je ne peux pas sortir avec lui faire des courses ou voir une amie, car il ne m’écoute pas du tout. Il se met à hurler ou part en courant. Si je lui tiens la main pour l’empêcher de partir, il va se mettre à crier « aïe » comme si je lui arrachais la main. Si vous saviez le nombre de fois où je me contrôle pour ne pas perdre mon sang-froid, je suis épuisée.

Mon fils ainé est un peu plus calme. Il est en moyenne section, il a goûté aux règles de vie de l’école et il a bien compris qu’il ne peut pas toujours faire ce qu’il veut. Pourtant, il essaie quand même de trouver la faille. Il est un négociateur-né, et il argumente très bien. Je me retrouve donc à devoir me justifier auprès de mon fils de cinq ans.

Alors je m’épuise à longueur de journée. Il y a encore un mois en arrière, je gérais tout ça avec beaucoup de tact, de parcimonie, de réflexion et de patience. Mais aujourd’hui, ma patience est si minime que je ne sais plus où puiser ma sérénité. J’ai une bien mauvaise image de moi en tant que maman et je n’arrive pas à en changer.

Mon mari me soulage au maximum de ses possibilités, je lui en demande vraiment beaucoup. J’use et j’abuse de lui. Je sais bien que ce n’est pas une vie pour lui non plus. Chaque jour, je me dis que ça ira mieux demain. Et le lendemain arrive sans véritable amélioration.

Je sais bien qu’il ne tient qu’à moi de faire en sorte que les choses aillent mieux. C’est si facile à dire qu’à faire ! J’attends le retour du soleil pour pouvoir m’aérer un peu plus l’esprit et le corps, et pour libérer mes fauves à l’extérieur !

Je me dis aussi que ce sont des enfants, qu’ils sont en bonne santé et que c’est le plus important. Le reste n’est pas si terrible.

Eh bien si, c’est terrible car même avec tout ça, ma santé mentale défaille.

Pour bien faire, il faudrait que je trouve un mode de garde pour mon deuxième, pour me libérer quelques heures par jour de son emprise sur moi. Pour bien faire, pour lui cela serait très enrichissant de se sociabiliser un peu et je sais qu’il ne demande que ça. Pour bien faire, oui. Mais dans la vie, tout n’est pas si facile. Il m’est impossible financièrement d’assumer un mode de garde !

Voilà où j’en suis et c’est pas joli, joli…

Ceci dit, ça me fait un bien fou de crier sur mon blog que mes enfants me fatiguent ! Pour autant, ils ne finiront ni dans le congélateur, ni cribler de coups car ce n’est pas notre mode de fonctionnement.

Je les aime, ils sont merveilleux, et je remercie Dieu de me les avoir offerts. Pourtant mes enfants me fatiguent et je n’ai pas honte de le dire !

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Porte-moi !

Si les bébés pouvaient parler, ils diraient surement sans s’arrêter « Porte-moi ». D’ailleurs, leurs pleurs nous indiquent bien souvent qu’ils ont besoin de nous sentir contre eux, et ils s’apaisent au contact de notre peau, notre odeur et des battements de notre cœur.

Ce besoin de contact est loin de disparaitre avec l’âge. Combien d’entre vous entendent régulièrement de la bouche de leurs bambins « Porte-moi » ? Pour ma part, mon dernier vient d’avoir trois ans et il ne se lasse jamais de mes bras.

Mais comment faire pour allier plaisir et besoin ? Comment faire pour ne pas perdre l’usage de ses deux bras ? Comment faire pour porter sans heurter ?

Vous pouvez vous réjouir, j’ai trouvé la solution. Optez pour un porte-bébé physiologique !

Au hasard de mes aventures bloguesques, j’ai déniché un site qui propose de merveilleux porte-bébé physiologique. Venez découvrir Ling Ling d’amour !

LING LING D’AMOUR, des porte-bébés physiologiques pour le bonheur des parents !

Avec Ling Ling d’amour, vous pouvez porter en écharpe de portage

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En sling

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Et comment ça, vous ne connaissez pas le meï-tai de chez Ling Ling d’amour ? Mais quel dommage ! Voyez-vous plutôt :

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Chez Ling Ling d’amour, il y a même des vidéos pour vous aider dans l’apprentissage du portage. Quelle aubaine !

Ling Ling d’amour est une entreprise française fondée en 2010, par Elodie et son mari, dans le but de promouvoir et démocratiser le portage des bébés et des enfants. Ils proposent des porte-bébés esthétiques, confortables, de qualité et éthiques à un prix accessible.

Elodie est maman d’une petite fille de bientôt 4 ans et d’un petit garçon âgé de quelques semaines. Elle a découvert le portage lors de sa première grossesse et elle a été de suite séduite.

Les porte-bébés de Ling Ling d’amour sont produits dans le pays dans lequel Elodie vit depuis maintenant plus de 8 ans : en Chine. Elle défend bien entendu la production locale en France, mais privilégie avant tout l’accessibilité du produit. Des porte-bébés de qualité à prix abordables fabriqués dans des conditions éthiques en Chine, c’est possible !

Ling Ling d’amour propose des écharpes de portage, slings et porte-bébés de type meï-tai qui se déclinent dans des coloris allant des pastels aux flashys pour satisfaire toutes les envies des parents désirant porter leur bébé.

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Ling Ling d’amour vous gâte :

Ling Ling d’amour s’associe à la Chronique d’une mère au foyer pour vous faire découvrir ou re-découvrir le portage. Elodie a le plaisir de mettre en jeu un porte-bébé meï-tai. Le coloris est au choix : turquoise / rose / violet / prune / titane / eucalyptus / mocha.

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C’est au moyen d’un concours photo que je vous départagerai. Je vous propose pour thème le titre de cet article « Porte-moi ». Votre photo mettra en scène une situation de portage, réelle ou imaginaire, dans laquelle un porte-bébé meï-tai vous serez bien utile. Faites-moi rire, rêver, aimer !

Envoyez votre image par mail à l’adresse du blog juliechroniqueuse[@]yahoo.fr, en enlevant les [ ] bien sûr. Votre email devra contenir outre les formules de politesse en usage, quelques mots qui expliquent votre cliché. Les photos seront publiées dans un album sur la page Facebook de la Chronique d’une mère au foyer, merci de me donner votre accord dans votre mail.

Pour participer, vous devrez au préalable suivre la Chronique d’une mère au foyer sur sa page Facebook et pour remercier Elodie de sa généreuse contribution, visiter le site Ling Ling d’amour en cliquant sur le lien ici, et cliquer  « J’aime » sur sa page Facebook ici.

Le concours débute dès maintenant le mardi 9 avril 2013 et prendra fin le mercredi 24 avril 2013 à minuit. Je donnerai les résultats du concours le vendredi 26 avril 2013.

Je vous souhaite une très bonne participation et bonne chance à vous !

 

 

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Chères lectrices, vous m’avez comblée avec vos merveilleuses photos. Quel bonheur de voir vos bambins portés, de vous voir vous amuser et de me faire marrer !

Le choix fut encore une fois très difficile tant vos photos méritaient toutes de remporter le prix. Il m’a quand même fallu prendre une décision et après de longues heures de délibération et de « plouf-plouf », j’ai finalement choisi la mise en scène de Lucie Denis.

Lucie D.

Félicitation à Lucie et sa petite famille qui gagne le Meï-tai de son choix à choisir dans la collection ici. Je te laisse Lucie prendre contact avec Elodie via son mail : service-client@linglingsling.com.

 

Quant aux autres participantes et vous êtes nombreuses, Elodie m’a appris ce matin qu’elle vous propose d’acquérir le sac Fourre-tout de sa collection pour la somme de 5 euros au lieu de 14.90 ! Venez voir ce qu’il en est sur le site en cliquant ici.

N’est-ce pas magnifique ?!!!

sac-fourre-toutA vous de choisir et de prendre contact avec Elodie via son mail, service-client@linglingsling.com, en précisant que vous venez du concours « Porte-moi » de la Chronique d’une mère au foyer pour obtenir la réduction.

Alors heureuses ???

Et qu’est-ce qu’on dit ??? Merci Elodie 🙂

Elodie et moi attendons vos photos souvenirs avec Meï-tai et sac Fourre-tout sur nos pages Facebook respectives !

Portez-vous bien !!!