« J’me voyais déjà, en haut de l’affiche! »

Tout a commencé par un message.

Une journaliste, nommée Inès, m’invitait à faire de la Chronique d’une mère au foyer, une émission interactive sous forme de discussion entre mamans.

L’idée m’a immédiatement séduite. Sans hésitation, j’ai répondu que je serais ravie d’exporter mes écrits et d’en discuter librement face à la caméra. Ensuite, tout est allé très vite. J’ai échangé quelques mails avec Inès qui m’a présenté le site Opinews. C’est un outil fabuleux! Opinews est une plateforme qui permet de discuter de l’actualité en vidéo ou en tchat. On s’inscrit sur le site, on branche sa webcam et on discute avec d’autres internautes lors de débats, dirigés par un animateur.

En ce qui me concerne, le concept est simple et très intéressant. Il s’agit d’animer une émission dont le thème est la mère au foyer et par extension, la maman. Cela se déroule via webcam. Je propose un sujet et les femmes viennent échanger leur point de vue, leurs astuces, leur ressenti, leur expérience.

Ma première émission s’est tenue mardi dernier. Autant vous dire que l’excitation était au rendez-vous. J’avais pris le temps de choisir ma tenue, essayé plusieurs coiffures, mis une touche de maquillage…

J’ai connu ce jour-là le stress que peut ressentir, je pense, un artiste avant de monter sur scène. J’étais pressée que l’émission commence et en même temps, un peu effrayée de me lancer dans l’inconnu.

J’avais le trac et mille questions en tête. Combien de mamans vont être présentes? Vais-je réussir à animer le débat? Est-ce que je présente bien? Dois-je beaucoup parler? Et cette liste n’est pas exhaustive…

Enfin c’était l’heure! J’ai lancé le débat, mon visage est apparu à l’écran… J’avais des papillons dans le ventre. C’était bon! J’avais écrit quelques mots pour introduire l’émission et me présenter. Et là, je me suis retrouvée seule, face à Inès… Les dix premières minutes m’ont paru une éternité… Toujours personne! Soudain d’une seconde à l’autre, les noms sont apparus, puis les visages et l’émission a duré une heure et demi!

Ca a été un pur bonheur! Un moment de convivialité, d’échange, de fous-rires! J’ai déjà hâte d’être à la prochaine.

Le rendez-vous est pris. La Chronique d’une mère au foyer aura lieu chaque jeudi à 14 heures sur Opinews.com!

J’ai une chance de vous y croiser??

A très vite!

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Et si on parlait d’éducation…

Punition ou récompense ? Fessée ou éducation non-violente ? Co-dodo ou chacun son lit ? Télévision ou non ? Légume ou pâte ?Toutes ces interrogations et bien d’autres encore, sont un vrai casse-tête pour les parents.

Naturellement, quand je suis devenue maman, ce sont des questions que je me suis posée.

Alors j’ai cherché des réponses. Je me suis tournée vers la littérature. J’ai potassé chaque livre ou magazine qui abordait le sujet de l’éducation de l’enfant. Puis, j’ai réfléchi à l’éducation que mes parents m’avait donnée. J’ai discuté avec mon conjoint. J’ai observé d’autres mamans, je les ai questionnées. J’ai demandé conseil à mon pédiatre.

De tout cela est ressortie une éducation plutôt standard, assez rigide, une ligne de conduite que je me suis imposée et que j’ai imposée à mon mari. Et mon enfant dans tout ça? Il subissait les idéaux de sa maman qui, croyant agir pour son bien, s’éloignait de son objectif premier, à savoir « donner une bonne éducation ». Mais qu’est-ce qu’une bonne éducation?

Rien n’était facile. J’étais souvent en conflit avec mon conjoint, avec mon fils, avec moi-même. J’étais tiraillée entre la volonté de faire au mieux et les résultats que j’obtenais qui étaient loin d’être satisfaisants.

Sur-ce, mon deuxième enfant est arrivé. Sa naissance fut une révélation pour moi. Encore une fois, rien n’est allé dans mon sens. Le lendemain de sa venue au monde, j’ai compris qu’il fallait laisser la vie reprendre ses droits. J’ai réalisé que ma volonté de tout diriger et de tout intellectualiser était loin d’être la meilleure. Et je l’ai accepté!

L’éducation de mes enfants est restée ma priorité. Mais elle n’est plus une contrainte. En accord avec le papa, nous avons fixé des limites, celles qui encadrent le mode de vie de nos enfants et à l’intérieur de ces limites, les cloisons ne sont pas fixes. Elles évoluent au gré des changements que la vie nous apporte.

Je ne suis pas contre la fessée mais je ne suis pas pour en faire un mode d’éducation. Une fessée, une tape sur la main ou une oreille tirée peuvent vous sembler inhumain mais, selon moi, à bon escient, elles apprennent quelquechose.

Tout dépend de la personnalité de l’enfant et de sa perception du monde. Je dirai même qu’à chaque enfant, chaque éducation. Punition ou récompense? Pour l’un, la punition aura plus d’impact. Tandis que pour l’autre, c’est la récompense qui marchera le mieux…

Voilà ce que signifie pour moi « Laisser la vie reprendre ses droits ». Je laisse mon instinct me guider. Je m’adapte, j’évolue en même temps que mes enfants grandissent. J’ai compris que l’éducation des enfants n’était pas une chose immuable, ni une vérité absolue.

Pour ma part, la seule chose à ne pas oublier, c’est que l’éducation doit ouvrir au monde. Elle doit être épanouissante pour l’enfant comme pour le parent.

Eduquer c’est « Former l’esprit de quelqu’un, développer ses aptitudes intellectuelles, physiques, faire acquérir des principes moraux. » Cette définition est très explicite mais elle ne nous éclaire pas sur la façon de faire… C’est à nous de choisir. Tout en respectant son enfant, sans le martyriser, sans le violenter, sans l’opprimer…

Je suis pour le bien-être de l’enfant et des parents aussi…

A nous de trouver notre équilibre!