Et si on parlait d’éducation…

Punition ou récompense ? Fessée ou éducation non-violente ? Co-dodo ou chacun son lit ? Télévision ou non ? Légume ou pâte ?Toutes ces interrogations et bien d’autres encore, sont un vrai casse-tête pour les parents.

Naturellement, quand je suis devenue maman, ce sont des questions que je me suis posée.

Alors j’ai cherché des réponses. Je me suis tournée vers la littérature. J’ai potassé chaque livre ou magazine qui abordait le sujet de l’éducation de l’enfant. Puis, j’ai réfléchi à l’éducation que mes parents m’avait donnée. J’ai discuté avec mon conjoint. J’ai observé d’autres mamans, je les ai questionnées. J’ai demandé conseil à mon pédiatre.

De tout cela est ressortie une éducation plutôt standard, assez rigide, une ligne de conduite que je me suis imposée et que j’ai imposée à mon mari. Et mon enfant dans tout ça? Il subissait les idéaux de sa maman qui, croyant agir pour son bien, s’éloignait de son objectif premier, à savoir « donner une bonne éducation ». Mais qu’est-ce qu’une bonne éducation?

Rien n’était facile. J’étais souvent en conflit avec mon conjoint, avec mon fils, avec moi-même. J’étais tiraillée entre la volonté de faire au mieux et les résultats que j’obtenais qui étaient loin d’être satisfaisants.

Sur-ce, mon deuxième enfant est arrivé. Sa naissance fut une révélation pour moi. Encore une fois, rien n’est allé dans mon sens. Le lendemain de sa venue au monde, j’ai compris qu’il fallait laisser la vie reprendre ses droits. J’ai réalisé que ma volonté de tout diriger et de tout intellectualiser était loin d’être la meilleure. Et je l’ai accepté!

L’éducation de mes enfants est restée ma priorité. Mais elle n’est plus une contrainte. En accord avec le papa, nous avons fixé des limites, celles qui encadrent le mode de vie de nos enfants et à l’intérieur de ces limites, les cloisons ne sont pas fixes. Elles évoluent au gré des changements que la vie nous apporte.

Je ne suis pas contre la fessée mais je ne suis pas pour en faire un mode d’éducation. Une fessée, une tape sur la main ou une oreille tirée peuvent vous sembler inhumain mais, selon moi, à bon escient, elles apprennent quelquechose.

Tout dépend de la personnalité de l’enfant et de sa perception du monde. Je dirai même qu’à chaque enfant, chaque éducation. Punition ou récompense? Pour l’un, la punition aura plus d’impact. Tandis que pour l’autre, c’est la récompense qui marchera le mieux…

Voilà ce que signifie pour moi « Laisser la vie reprendre ses droits ». Je laisse mon instinct me guider. Je m’adapte, j’évolue en même temps que mes enfants grandissent. J’ai compris que l’éducation des enfants n’était pas une chose immuable, ni une vérité absolue.

Pour ma part, la seule chose à ne pas oublier, c’est que l’éducation doit ouvrir au monde. Elle doit être épanouissante pour l’enfant comme pour le parent.

Eduquer c’est « Former l’esprit de quelqu’un, développer ses aptitudes intellectuelles, physiques, faire acquérir des principes moraux. » Cette définition est très explicite mais elle ne nous éclaire pas sur la façon de faire… C’est à nous de choisir. Tout en respectant son enfant, sans le martyriser, sans le violenter, sans l’opprimer…

Je suis pour le bien-être de l’enfant et des parents aussi…

A nous de trouver notre équilibre!

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Une réflexion sur “Et si on parlait d’éducation…

  1. Pingback: Tu n’auras plus de fessée mon fils. | Chronique d'une mère au foyer

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