21 jours pour arrêter de crier… Mon journal de bord

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Jour 1 : Mardi 13 août 2013

Il est 12h35.

La matinée s’est déroulée sans encombre. J’ai géré les crises des garçons sans me mettre à crier.

L’heure des repas est toujours pour moi une épreuve. Les garçons ne veulent pas manger et le petit cadet est toujours très difficile à mettre à table. Il peut se mettre à crier, refuser et pleurer. Bien souvent, on le laisse se calmer et venir se mettre à table tout seul quand la colère est redescendue. Ce midi, il n’a pas été trop pénible et il est venu s’assoir très rapidement. Une fois assis, il a régulièrement envie de se lever. Cette fois-ci, c’était pour aller faire pipi. Tout allait très bien, jusqu’au moment où pour fermer la porte il a voulu calquer la porte, ses doigts étaient dans l’entrebâillement, j’ai crié parce que j’ai eu peur qu’il n’enlève pas ses doigts à temps…

Le défi est déjà perdu pour le premier jour. N’empêche que je vais quand même tenter de tenir bon jusqu’au coucher du soleil !

Il est 21h10.

Je viens de coucher les enfants. Pour le moment, pas un bruit n’émane de la chambre… Le calme avant la tempête ou auraient-ils enfin compris le sens du verbe chuchoter ? Suspens…

L’après-midi a été bonne. Nous avions rendez-vous au parc, pour un goûter. Les garçons ont joué avec leurs copains et j’ai papoté avec ma copine. Trois heures de pure détente…

Puis le retour à la maison fut un peu laborieux. Mon cadet a fait plusieurs caprices et j’ai finalement craqué une fois, j’ai élevé la voix. Je n’ai effectivement pas crié comme je le fais habituellement car je me suis bien rendue compte de mon erreur mais j’ai tout de même raté mon défi…

Demain sera le jour 1 Bis et j’ai bon espoir que ce soit véritablement le premier jour de mon défi.

Je réalise à la fin de cette journée d’essai qu’en prenant cette décision et en fixant cette date, je maitrise beaucoup mieux mes ardeurs et ma voix car j’ai un objectif et je souhaite l’atteindre.

Bref, la journée n’est pas totalement terminée car j’entends la voix de mes chérubins dans leur chambre mais ce soir je ne crierai point ! Débriefing demain matin…

Jour 1 Bis : Mercredi 14 août 2013

Il est 13h22.

Ce matin, j’avais prévu de faire les courses. Après un réveil câlin et un petit déjeuner, je me suis préparée tandis que les enfants jouaient dehors. Je me suis habillée et j’ai pris leurs affaires pour les préparer. C’est à ce moment-là que mon cadet, qui a quelques soucis pour aller à la selle, est venu me voir en me disant « C’est bon maman, le caca est parti. » Je sais que cela signifie qu’il a eu envie mais qu’il s’est retenu. Cela m’a contrarié. Habituellement, quand on est à la maison, je laisse le temps que l’envie revienne, et je l’encourage à aller aux toilettes dès que je vois les signes annonciateurs et tout se passe bien. Mais, ce matin, on était pressé, on devait partir et intérieurement j’ai paniqué. Je me suis imaginée avec mon fils et son envie de faire caca en plein supermarché. Je l’ai alors un peu bousculé, je l’ai mis sur les toilettes énervée, en lui imposant de faire ses besoins car on devait partir… Bien sûr cela n’a servi à rien, seulement à le faire pleurer et à me mettre dans un état de nerfs qui m’a fait perdre mon défi pour la deuxième journée consécutive.

Mais il y a eu du positif et cela n’a finalement pas servi à rien. J’ai appris un peu plus sur moi. Je me suis rendue compte qu’en ayant à l’esprit ce défi, je retiens ma voix. Je crie mais avec une intensité beaucoup moins forte qu’avant et je m’arrête très rapidement, même facilement. Et puis cela me permet aussi d’analyser très clairement mon comportement, ainsi que celui de mes enfants et d’apprendre à y répondre autrement.

Ce défi m’aide aussi à me rendre compte comment je fonctionnais jusqu’à maintenant, à prendre du recul sur mes actes et sur le pourquoi de mes actes et de mes mots. Alors même si ce défi met quelques jours à se mettre en place, je ne suis ni déçue, ni découragée car il est d’une aide précieuse pour moi.

Jour 1 Ter : Jeudi 15 août 2013

Il est 20h03.

La journée est presque finie et je peux annoncer fièrement que ce jour n’a pas été marqué par mes cris !

Nous sommes allés nous baigner dans un lac. Malgré une nuit épuisante, du fait d’une insomnie d’environ deux heures, j’ai eu une journée merveilleuse. En partant ce matin, mon homme et moi avons synchronisé nos montres. Je lui ai dit qu’aujoud’hui, je lâchais prise car j’avais mon défi a relevé et je ne voulais pas le rater une nouvelle fois. Alors j’ai relaché la pression et tout le monde en a bénéficié. Les enfants ont dû ressentir mon bien-être car ils ont été très agréables, ils ont très bien pique-niqué, et ils ont profité de la baignade d’une manière exemplaire.

Il reste le coucher à faire… Ce n’est pas une mince affaire mais ce soir, je ne crierai pas. De toute façon, je suis bien trop fatiguée pour élever la voix.

Je reviens quand ils dorment.

Edit du lendemain matin 9h41 : Tout le monde s’est endormi paisiblement, même moi. Début du deuxième jour !

Jour 2 : Vendredi 16 août 2013

Il est 21h34.

L’endormissement de mes petits princes est en cours. Malgré leurs réticences, je garde mon calme et je tente de ne pas crier. Il serait regrettable que je ne parvienne pas à finir cette deuxième journée sans crier.

J’ai eu une journée un peu tendue. Sans doute le contre-coup de notre belle journée d’hier, aujourd’hui j’étais bien fatiguée. Je n’ai pas crié mais j’ai failli deux ou trois fois. J’ai pris sur moi. A chaque fois, je sentais ma voix se durcir et ma tonalité s’assombrir. C’était flagrant.

J’ai haussé la voix lorsque j’ai couché mon cadet pour la sieste. Il était à l’étage, dans sa chambre, la porte fermée et je lui ai demandé de se taire en criant légèrement pour qu’il m’entende car j’étais occupée en bas.

Bref, cette journée sera la deuxième sans crier, si je tiens jusqu’au dodo… Il ne reste pas grand chose et au pire, si je flenche j’ai mon homme qui viendra me soutenir.

Jour 3 : Samedi 17 août 2013

Il est 21h20.

Le troisième jour est validé !

Aujourd’hui j’ai eu des moments d’énervements avec les enfants mais j’ai réussi à ne pas crier et à retrouver mon calme assez rapidement.

C’est un bon début et je suis fière de moi !

Je n’aspire pas à me maîtriser totalement. Je sais bien qu’au cours de ma vie, il y aura forcément des moments où je ne pourrai pas me contrôler et où mes émotions auront sans doute besoin d’éclater.

Le but de ce défi n’est pas d’éradiquer complètement les cris de mon comportements mais simplement d’apprendre à crier à bon escient et pas sur mes enfants ! Même s’ils me poussent dans mes retranchements, je voudrais parvenir à sortir crier mon énervement ou mon désespoir aux chèvres voisines plutôt que dans leurs pauvres petites oreilles !

Toujours est-il que ce troisième jour est ok pour ce défi !

A demain.

 

Jour 4 : Dimanche 18 août 2013

Il est 21h45.

J’ai passé ce quatrième jour sans encombre. Je me surprends moi-même par cette apparente facilité. Je ne dis pas que c’est gagné, je ne voudrais pas me porter la poisse et j’imagine bien que quelques épreuves m’attendent. Néanmoins, je suis soulagée car j’avais peur d’être hyper tendue et finalement, ce défi me détend plus qu’il ne me tend ! Quel miracle !

Bref, le plus dur est peut-être à venir. Alors je souffle un bon coup et je continue sur ma lancée en espérant que je ne craque pas !

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10 réflexions sur “21 jours pour arrêter de crier… Mon journal de bord

  1. Bravo pour cette entreprise, c’est très difficile de se remettre en cause, c’est un travail que nous avons fait il y a un an et demi et toute la maison c’est apaisée. Mais faut continuer de se surveiller au quotidien surtout quand c’est inné de crier comme pour moi! Mais quel bonheur plus de cris plus de fessées et beaucoup moins de crises ça vaut le coup!! Je me suis aidée des méthodes Faber et hamlich et des ouvrages d’Isabelle filiozat. Bon courage c’est une chance pour toute la famille

  2. Bon courage et bravo pour cette décision !!!! J’aimerai arriver également à ne plus crier !!!! Ca paraît tellement impossible, j’ai encore du boulot !!!!

  3. Hazard ou coincidence? Je découvre ce post après m’être fâchée sur mes deux grands et avoir crié…..comme chaque fois je m’en veux. Comme chaque fois je me dis que j’aurais dû me contrôler un peu plus…et surtout comme chaque fois je me dis que je ne peux pas leur demander de se parler gentiment sans se crier dessus si moi je ne le fais pas dans les moments de tension….merci pour ce petit signe qui me conforte dans l’idée qu’une remise en question s’impose! Et courage à toi!

    • Ce qui a fait déclic pour moi, c’est aussi d’entendre et de voir mes enfants se parler en criant… J’ai détesté et je me suis dit qu’il était temps de faire autrement. Merci pour tes encouragements et bon courage à toi aussi 🙂

      • pareil pr moi le petit dernier il a 3ans a peine m hhhhhhhhhhhhh il sais pas parlé il crie ses fréres cries tout le monde cries chez moi a part le papa avec 3garcon ;( c pas facile … j commence demain vraiment jen ai besoin pr moi mm aussi tropppp ouffffffffffffff ,

  4. Bonsoir,
    tout d’abord je tiens juste à dire ma grande surprise de voir ce blog. C’est une très bonne idée et on se sent moins seule dans cette aventure.Je suis aussi en congé parental et déteste dire que je suis mère au foyer d’autant que je n’envisage pas de reprendre une activité professionnelle.Ensuite, pour julie : un moment tu parles de l’agitation de ton fils, de son refus de manger et des selles difficiles. Je voudrais partager mon expérience. Je suis maman de trois garçons et mon aîné a connu des constipations sévères. Il n’arrivait pas à faire et quand cela sortait après des pleurs de douleurs je voyais de selles très très grosses. Je me demandais comment cela pouvait être possible. La pédiatre m’a clairement dit ne savoir quel était le problème. Bref après quelques recherches sur le net j’ai consulté un ostéopathe . Apres avoir manipulé mon fils, il m’a conseillé de passer au lait de soja. Pour lui nous consommons trop de produits laitiers sources de problèmes de santé ( indigestion, irritation des intestins, cancers…). Depuis mon fils va mieux et j’arrive a reconnaître les aliments plus toxique pour lui. Par ailleurs, les enfants sensibles au lactose et/ou au gluten présentent des troubles de la concentration d’où cette agitation. Ils ont aussi soit de la constipation soit des diarrhées. Voilà des pistes à creuser pour soulager nos petits. Je vois aussi un homéopathe pour des cures. Je vous conseille de ne pas vous contenter de l’avis d’un médecin.

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