Il n’y a pas d’enfant parfait !

J’ai failli me taire, baisser les bras et fermer les yeux. Mais lorsque je vois que certaines bloggeuses surfent sur la vague du politiquement correcte et caressent leurs lectrices dans le sens du poil, j’ai pris conscience que je serai toujours à contre-courant et que malgré tout j’assumerai pleinement mes pensées, mes dires.

Etre adulte, c’est être libre, libre de ses actes, de ses pensées, de ses décisions. Cette liberté est un luxe que l’on n’accorde qu’aux personnes que la majorité a libéré du joug parental.

Etre enfant, c’est une autre paire de manche…

Je lis ici ou là combien il est difficile d’être parent, combien notre vie de maman est pénible. Je lis ici ou là qu’il ne faut pas juger une maman qui a recours à la fessée car elle est à bout, car sa journée a été dure, car elle est fatiguée. Je lis ici ou là qu’il faudrait bien plutôt offrir de l’aide à ces parents qui ne parviennent pas à se contrôler malgré toute la bonne volonté du monde. Je lis ici ou là qu’il n’y a pas de parent parfait.

Je suis d’accord. Personne n’est parfait. Partant de ce postulat, pourquoi le réserver exclusivement aux parents ?

Je ne suis pas parfaite, je ne souhaite pas l’être.

Mes enfants ne sont pas parfaits et les vôtres non plus. Ils sont des enfants, des bébés qui sont en apprentissage. Ils ne connaissent rien à la vie et ils apprennent non pas ce que vous leur dites mais ce que vous leur montrez ! Bref, l’éducation passent beaucoup par le mimétisme. Alors que nous soyons parfaits ou pas, on s’en fout. Vos enfants sont imparfaits à votre image.

Pourquoi les mères s’offusquent-elles lorsque l’on parle d’éducation non violente ?

J’ai lu le livre d’Olivier Maurel La fessée et j’ai bien compris que c’est un phénomène de société. Dire que la fessée est mal, c’est remettre en cause l’éducation que nos parents nous ont donnée et c’est bien trop difficile de reconnaitre que les coups que nous avons reçu étant enfant nous ont heurtés. Etant devenu adulte et parent, les personnes préfèrent occulter ce mal et reproduire un schéma.

Mais puisque personne n’est parfait, pourquoi vos parents le seraient-ils et pourquoi leur éducation serait-elle parfaite et bonne ?

Les enfants ne sont pas parfaits. Ils apprennent, bien souvent avec beaucoup de difficulté, car leur cerveau est en formation constante et ils ne comprennent pas toujours ce que vous attendez d’eux.

Les enfants ne sont pas parfaits et ils expérimentent, ils découvrent la vie. Alors pour vous adulte, vous ne comprennez pas tout, c’est sûr vous êtes devenus autonomes, vous vous êtes affirmés, vous savez qui vous êtes. Mais un enfant, avant d’en arriver à votre stade, il doit expérimenter, tester, s’opposer, dire non, simplement pour exister autrement qu’à travers vous.

Les enfants ne sont pas parfaits et tout comme vous, mamans, vous revendiquez de ne pas l’être, accordez à votre enfant d’avoir ses faiblesses, ses fatigues et ses soucis. Soit, vous ne comprendrez pas toujours tout de suite, mais en pratiquant une écoute attentive vous le découvrirez rapidement.

Les enfants ne sont pas parfaits et ne disent pas « non » pour vous provoquer ou vous contrarier, mais simplement pour devenir quelqu’un d’autre que vous.

Un enfant ne doit pas être le reflet de ses parents. Un enfant est lui-même, il sera différent de vous et tant mieux !

Vous n’êtes pas parfaites, votre enfant non plus. Alors pourquoi exiger de lui ce que vous n’exigez pas de vous ?

Votre enfant ne vous écoute pas au doigt et à l’oeil ? Et alors ? Voulez-vous qu’il soit soumis ?

Votre enfant bouge beaucoup. Préfèreriez-vous qu’il soit malade et allité ?

Votre enfant vous teste. Tant mieux, c’est qu’il aura du caractère !

Votre enfant est un petit être en devenir. Laissez-le s’exprimer et écoutez-le. Il vous surprendra.

Vous n’êtes pas parfaites, votre enfant non plus. Il fera des erreurs, montrez-lui comment les réparer plutôt que de l’accabler.

Personne n’est parfait et chaque parent qui pratique l’éducation non violente est loin d’être un exemple de perfection. Ce parent-là a autant de mal que vous avec l’éducation. Pour s’en sortir et ne pas laisser la colère prendre le dessus, il s’est tourné vers une littérature qui l’aide à se contrôler, à se comprendre et à s’améliorer.

Personne n’est pas parfait mais chacun a le devoir de ne pas blesser autrui. Alors pourquoi ne pas commencer par vos propres enfants ?

Combien de mamans ont interrogé leur enfant sur les conséquences des fessées qu’elles lui donnent ? Combien de maman ont eu le courage de s’entendre dire « Maman tu me fais mal quand tu me tapes » ou « Maman, j’ai peur de toi quand tu me menaces d’une fessée » ? Combien de mamans ont pleuré en voyant le visage de leur enfant plein de larmes et d’incompréhension suite à une gifle ?

Je pense que celles qui répondent « Moi » à ces questions-là ont sans aucun doute commencer une démarche vers une éducation non violente.

Nous ne sommes pas parfaites alors pourquoi s’attendre à ce que nos enfants le soient ? Acceptons les difficultés et cherchons une solution qui ne blessera pas, qui ne fera pas mal.

L’éducation non violente n’est pas permissive et elle ne fait pas des enfants-rois.

Je vous invite à découvrir les auteurs qui ont mis en avant l’éducation non violente : Alice Miller, Olivier Maurel, Isabelle Filliozat, Thomas Gordon, et bien d’autres encore.

Et pour ceux qui sont intéressés, demain je vous fais gagner un exemplaire du livre d’Isabelle Filliozat J’ai tout essayé.

935283_571817426185736_792635346_n

Publicités

46 réflexions sur “Il n’y a pas d’enfant parfait !

  1. Alors, comme je pense que vous répondez ici à mon article sur les parents parfaits, je m’autorise une fois de plus un droit de réponse.

    Pour la 125ème fois, non, je prône pas la fessée, non, je ne l’excuse… oui, je comprends que ça puisse arriver. Et oui, j’aimerai faire mieux !

    Je ne suis pas une mère parfaite et je n’arriverai jamais à atteindre le modèle de perfection brandi par les professionnels, les autres parents. Parce que chacun à son modèle de perfection. Et qu’on s’y perd.

    Enfin, mes enfants grandissent, ils apprennent et je sais bien qu’ils ne sont pas de minis-adultes.
    Je connais bien l’enfance et son développement.
    Je gère les crises d’opposition, je les regarde aussi vivre et tester… grandir.

    Mais, en tant que maman, je suis aussi en apprentissage. J’ai beau être adulte, j’apprends à être maman, chaque jour. Et j’essaie de m’améliorer.

    Alors, pitié !!!!! Ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit, ni même sous-entendu.

    C’est bien la seule chose que je demande.
    Je ne suis contre personne. Je suis contre certains amalgames faciles, je suis contre les extrémismes de toute sorte et je suis contre l’intolérance.

    Et finalement, je ne pense pas être si différente de vous… enfin, je crois !

    http://4enfants2bras.over-blog.com/article-est-ce-une-bonne-idee-de-penser-que-les-parents-parfaits-existent-118530772.html

    • Comme je le disais précédemment, on ne peut pas être à la fois pour et contre quelque chose. On est soit pour soit contre. Il faut savoir prendre position et affirmer ses convictions. C’est ce que je fais par le biais de cet article ! Bonne continuation à vous.

      • Désolée, mais je ne suis pas d’accord ! On peut avoir des principes, des idéaux et ne pas réussir à les atteindre.
        Tout n’est pas tout blanc ou tout noir…

      • Je ne parle pas de réussite ou non, je parle de convictions. On ne peut dire je suis contre la fessée mais j’en donne à mes enfants… A partir du moment où l’on est VRAIMENT contre quelque chose, cela devient viscérale et on ne peut plus faire autrement. Ca peut prendre du temps, je vous l’accorde, mais l’objectif quand on est contre la fessée, c’est de ne plus en donner et ne pas non plus dire que l’on comprend que l’on y est recours. Et surtout ne me dites pas, « c’est votre avis, ce n’est pas le mien »… C’est simplement une philosophie de vie. Voilà, je pense que le débat est clos.

  2. Tout-à-fait !!!! Mais malheureusement, pour beaucoup, leurs enfants leur appartiennent et ce sont leurs choses…qu’ils veulent modeler à leur image sans prendre en compte la personnalité de l’enfant !!! Nous ne sommes que des accompagnateurs, nous nous devons de les amener à l’âge adulte et qu’ils y arrivent sereins, heureux, riche de valeurs humaines et le plus justes possible !! Mais ils ne seront pas parfaits, tout comme nous !! Comme je le dis à mes enfants  » j’ai fait, je fais et je ferai des erreurs ! Ainsi va la vie, parce qu’elle nous apprend chaque jour, ce qu’il faut c’est prendre conscience de ces erreurs pour les réparer autant que possible et surtout ne pas les réitérer !! Et je suis là pour vous aider !  » . Notre vie ensemble est une collaboration, une vraie collaboration entre enfants et parents et non une soumission !!!

  3. Et bien justement, vous le dîtes vous-mêmes, il y’a un temps d’apprentissage, et c’est pendant ce temps là, qu’il y’a parfois des failles. C’est vous qui êtes compétement illogique Julie!!! Christel, vous non plus vous n’avez rien compris, on parle d’incidents, pas de mode de fonctionnement.

    • Où ai-je dit que les parents se devaient d’être parfaits et sans faille ? Je parle de convictions et d’être en accord avec ses convictions. L’éducation non violente est un apprentissage, donc cela veut dire que des erreurs sont commises. Mais cet apprentissage a pour but d’éradiqueer la fessée et toute sorte de violence tant physique que morale.

  4. Bonjour, alors voilà je viens de lire votre article et je le trouve très chouette mais par contre je ne comprend pas quelques points. Je précise que je n’ai pas d’enfant mais que depuis 5ans j’étudie dans le domaine de l’enfant. J’ai d’abord été en social ensuite je suis aller en éducation out me rediriger en nursing afin de faire des études supérieur de sage femme. Bref je beigne dedans en théorie et en pratiques.
    Donc je voulais savoir a propos de ton article au niveau de la fessee tu dis que nous ne devrions pas remettre en cause l’éducation que nous avons eux de nos parents. Mais pourquoi eux ce qu’ils ont fait ça peut être juste et a ne pas remettre en cause ? Puisque nous savons aujourd’hui avec les études et l’avancer de notre monde que la fessee n’est pas une bonne solution pour les enfants ? Nous savons aussi que les parents violents avec leurs enfants ont souvent eux aussi été violenter par leurs parents… La fessee sa dois devenir tabou non ? La fessee et toutes violence physique et verbale également !

    Et alors par contre je n’ai pas très bien comprit : dans ton article (que je trouve très bien écrit d’ailleurs) tu dis que l’enfant n’est pas parfait et que la maman non plus. Je suis d’accord avec toi parce que les parents parfaits sa n’existe pas mais est ce que tu pense sa juste que sous prétexte que la maman soit a bou l’enfant empâtise de l’humeur de sa maman ? Ne pense tu pas que la maman dois s’extérioriser autrement que par une fessee ou des mots mal placer et désagréable donner a l’enfant qui ne va même pas comprendre pourquoi on en prend a lui ?
    De même façon que la maman doit apprendre a bébé a parler et mettre des mots sur ces émissions ces douleurs et ces ressentits ?

    Voilà j’espère que tu répondra a mes interrogations qui ne sont nullement des remarques ects, ton point de vue me plait bien mais je t’avoue que certaine chose, je ne l’est ai pas comprise et étant une grande admiratrice de ce genre d’écrit je voulais en savoir plus Hihi

    Je te souhaite une belle soirée
    Sarah 🙂

    • Sarah,
      Je dis justement que la fessée est considérée comme normale et acceptable car les personnes refusent de remettre en cause l’éducation qu’ils ont reçu de leurs propres parents. Il est trop dur pour eux d’admettre que les gifles et les fessées qu’ils ont reçues étaient mauvaises alors ils reproduisent bêtement ce qu’ils ont vécu étant enfant, oubliant ce qu’ils ont pu eux-même ressentir lorsqu’ils étaient fessées. Je pense au contraire qu’il est NECESSAIRE de remettre en cause l’éduaction que nous avons reçu afin de nous ôter de la tête que la fessée est pour le bien de l’enfant.
      Ensuite, il est évident que l’enfant ressent toutes les émotions de ses parents, et d’autant plus celles de sa maman. Alors en effet lorsque celle-ci est énervée, il y a des choses que son enfant soit à son tour énervé. Il faudrait effectivement que la maman ne laisse pas ses émotions l’envahir et qu’elle réussisse au contraire à les exterioriser avant de s’en prendre à ses enfants.
      Je te conseille vivement la lecture du livre d’Isabelle Filliozat « Au coeur des émotions de l’enfant ». Ce livre est un trésor.

      • Merci beaucoup de m’avoir éclairée hihi ca me fait plaisir, j’ai à présent comprit ton article et ton point de vue sur la question et je suis d’accord à 100 pour 100.
        Je ne me penche pas encore dans les livres car je trouve devoir encore apprendre les grandes bases, les grandes ligne. Par contre l’année prochaine en dernière je vais pouvoir m’y consacré.
        Je te souhaite une très bonne soirée.
        Merci de tout cœur.
        sarah

  5. Je ne suis pas d’accord.
    Nul n’est parfait, ok. Ni l’enfant, ni le parent.
    Donner une fessée ne veut pas dire que l’enfant doit être parfait.
    Oui, au même titre que l adulte, l’enfant doit se soumettre à certaines limites, certaines règles et la fessée vient comme sanction en cas de transgression. Du moins, peut venir, ce n’est pas systématique.
    La soumission, la limite, n’ont pas bonne presse dans notre société actuelle et cependant le monde tourne ainsi avec son lot de limites, ne serait-ce que celles d’ordre physique dans un premier temps (ne pas pouvoir voler, courir aussi vite qu’un cheval…).
    Après, l’être humain s’intègre dans une société, avec ses codes et interdits : il y a les limites sociétales. Elles sont dans notre société d’héritage judeo-chrétien, pas mal basée sur les 10 commandements.
    On y lit d’ailleurs ceci « honores ton père et ta mère ».
    Loin de moi l’idée de faire l’apologie d’une religion, mais ce principe fondateur ne me semble pas si vil ! Je crois qu’actuellement on a perdu n grande partie le respect du parent et, par extension, de l’adulte. Parce qu’on a peur, a mon sens, de punir.
    Alors, je ne dis pas qu’il faille obligatoirement en passer par la fessée mais je pense qu’on peut y recourir si celle-ci permet de faire bouger les choses.
    L’être humain est un être de langages et de mot. La fessée, si on veut la gérer au mieux, est donc accompagnée de ces mots. Il y a des mots avant, pendant, après. Et cela permet à l’enfant de se situer et se construire. Et de voir que le principe de la fessée n’est pas la violence.
    Taper son copain, c’est non pas chercher a éduquer, pour un enfant, mais sous le coup d’un énervement, et justement une « bonne » fessée n’est pas forcément donnée sous le coup de la colère. Et puis bon, on est faillible. Il peut arriver de donner une fessée parce qu’on est a bout et si celle-ci est injustifiée et bien on demande pardon et on passe a autre chose. Je ne valide pas particulièrement ce type de fessees mais bon, elle existe.
    Se pardonner pour moi est également et ce, pour l’adulte comme pour l’enfant, essentiel. Pour moi ne pas imposer de règles c’est également oublier le pardon. Dans quel sens ? Pas de limites donc au final pas réellement de bêtises, pas de frustration bon plus. On ne se pardonne plus puisqu’on ne se heurte plus. Mais pour moi si on apprend pas le pardon dans l’entité familiale on ne risque pas de l’apprendre plus tard
    Bref, je ne dis pas que l’env ne puisse pas avoir son lot de conséquences positives, mais pour moi, je pense plutôt qu’il faut trouver un juste milieu. Je trouve que des idées très clichés dont diffusées quand a ce que l’enfant devrait dire, ressentir, ou ce que le parent devrait être.
    Je pense que nous ne sommes pas parfaits, nos enfants non plus et que nous tâtonnons dans nos relations et stratégies éducative. Que l’un et l’autre nous apprenons au fil du temps et qu’il faut donc cesser de se jauger et se montrer du doigt. Chacun son rythme, ses erreurs et mode de fonctionnement.
    Bien evidemment, on peut pour autant donner son avis et des convictions et s’enrichir de l’expérience de l’autre. Ne pas se juger n’implique pas de ne pas s’exprimer, je crois.
    En somme, merci pour ton article qui fait passer ta perception des choses mais comprends que celle-ci ne soit pas forcément partagee, que d’autres « théories » puissent être soulevées (Claude Halmos, par exemple). Respectons nous en temps que parents. Attention aux mots sur nos écrans, qui, détachés de leur contexte, de l’intonation etc. peuvent être bien plus violents qu’un coup.

    • Claire,

      Il est évident qu’il est important de poser des limites à son enfant mais donner des limites ne veut pas dire donner une fessée si elles sont transgressées. A la maison, il y a des limites, elles sont respectée sans menace de fessée et si elles ne le sont pas, la sanction ne passe pas par le châtiment corporel ou mental.
      D’ailleurs le commandement « Honores ton père et ta mère » ne sous-entend pas « aie peur de ton père et de ta mère » mais respecte-les. Le respect est un échange. Lorsque l’on respecte son enfant, il reproduira de lui-même ce respect que vous lui donner et l’échange ne sera que plus enrichissant. En fessant son enfant, où est le respect de son corps ? A ce sujet de l’empreinte de la religion sur la fessée, Olivier Maurel explique très bien à quel point l’Eglise a perverti la bonne parole de Dieu.

      Une « bonne » fessée ??? Alors partant de ce principe, il y a des coups qui font du bien… On peut en parler aux femmes battues si vous le souhaitez. Et ne me dites pas que je mélange tout. Pourquoi est-il acceptable de donner une bonne fessée à son enfant, alors qu’il est TOUJOURS mal de lever la main sur son conjoint ?

      Encore une fois, je constate que votre commentaire n’est axé que sur les ressentis des parents, leur volonté de donner des limites, de soumettre, et surtout comme quoi il ne faut pas juger l’autre. A quel moment allez-vous parler du MAL que ressent l’enfant sous les coups de ses parents ? Ainsi que du chamboulement psychologique qu’il peut éprouver lorsque les personnes qu’ils aiment le plus au monde et qui sont censés le protéger, le blessent et le heurtent en expliquant que c’est pour son bien… Il associe alors que lorsque l’on aime, on peut faire mal. Et c’est ainsi que notre société fonctionne depuis des siècles car c’est dans les moeurs. Moi j’ai compris que quand on aime, on ne blesse pas, ni son mari, ni ses enfants, ni personne !

      • Exactement! et on n’élève pas un enfant dans la peur ni dans la soumission! le respect est une valeur bien plus noble que cela .

  6. Bonjour,
    Merci pour cet article Julie, j’adhère totalement à ton article dans la mesure où je suis absolument contre le principe de violence qu’elle soit verbale ou physique envers un enfant et quel qu’en soit le degré.
    Je lis d’ailleurs des livres et articles on line qui vont dans ce sens depuis un moment car je me remets en question chaque jour et cherche à m’améliorer en tant que maman et donc éducatrice parentale, car encore pleine de failles et je suis encore loin d’appliquer avec constance ce que je pense à ce sujet…travailler sur soi, se tempérer, savoir se contrôler n’est pas tjs simple.
    Je pense qu’une fessée n’est pas anodine du tout et que malheureusement celle ci est tout à fait banalisée, et puis chacune se donne bonne conscience et se donne des excuses pour le faire.
    Je suis musulmane, fière de l’être puisque cette belle religion si salie par les médias de masse et un bon lot de personnes ignorantes et qui la ternissent ,est la première à prôner le respect non seulement envers chaque être humain, qu’il soit croyant ou non, mais donc pour recentrer sur ton article, à obliger le parent à respecter son enfant et à avoir de la douceur et de la miséricorde pour lui. Il est dit que le meilleur des parents et le meilleur avec ses enfants, et ceci comprends bcp de comportements à appliquer ,et donc le procédé de crier, mettre la fessée, frapper etc ne fait vraiment pas parti de cette douceur, c’est l’antipode de la douceur même.
    Et pourtant avoir de la douceur avec mon enfant, ne veut pas dire être permissive et ne plus mettre de limites, non, non.
    Notre enfant n’est pas à nous, il est tel un dépôt précieux, il ne nous appartient pas et l’on se doit encore plus d’en prendre soin au mieux et l’éduquer avec une remise en question constante.
    J’ai moi même mis des fessées à mon fils, l’ai « violenté » pls fois, crié dessus n’en parlons même pas, et bien sans parler de la culpabilité que je ressens une fois la colère redescendue, je peux affirmer que d’un point de vue éducatif, ces procédés sont nullissimes et ne donnent rien de bon pour l’avenir, et ça n’est pas pour ça que l’enfant écoutera plus, au contraire..c’est une bombe à retardements.
    Et vous, mesdames, adultes censées être équilibrées et accomplies, donc avec une bonne maîtrise d’elles mêmes, contrairement aux enfants, vous arrive t’il d’avoir de mauvais comportements? des écarts de langage? de l’irrespect? des bourdes? OUI. Aimeriez vous que l’on vous corrige et que l’on vous mette une fessée, que l’on vous pousse, que l’on vous crie dessus? non, certainement. C’est humiliant n’est ce pas.. l’enfant, lui n’arrivera pas comme nous à mettre des mots sur cela mais il se construira pourtant avec ce sentiment intérieur.
    Et puis pour l’estime de lui-même, je ne vous raconte même pas!
    Alors je suis d’accord avec Julie, je commente rarement mais ça me fait bondir que l’on puisse banaliser un acte aussi vil, ça fait vraiment l’adulte faible qui perds ses moyens et ne sait pas comment faire autrement, chose qui arrive à tout le monde, mais pire, cet orgueil inconsient de ne pas vouloir évoluer et devenir meilleur en ERADIQUANT toute forme de violence..
    Merci Julie, j’ai l’espoir que ton article remette en question de belles âmes qui méditent et acceptent sans failles de vouloir devenir meilleures.
    Bonne journée

  7. Julie, j’ai déjà réagi plusieurs fois a tes articles et je te félicite de poser des questions si complexes. Je voulais revenir sur ce que tu évoques en disant que l’on est soit pour, soit contre. Je ne suis pas complètement d’accord la dessus. Comme tu le précises, dans le devenir parent, il y a un apprentissage qui se fait chez les parents mais aussi chez l’enfant puisqu’il apparaît comme un adulte en construction. Les choses se font pas a pas en découvrant l’autre dans toute son altérité. On peut tout a fait avoir le souhait, le désir d’avoir une éducation non violente. Mais les choses, en résonance avec ce que nous-mêmes avons vécu enfant par exemple, peuvent venir troubler ce joli fonctionnement. Il est évident que, beaucoup, cherchent a rompre avec ces schémas familiaux mais pour cela, le temps mais aussi l’aide d’un professionnel sont des soutiens précieux. Pour ma part, il m’arrive de donner une fessée a ma fille. Je sais très bien que ce n’est pas une solution en soi et je tente d’y remédier en trouvant des solutions autres comme le coin, l’isolement de chacune de nous deux le temps que chacune retrouve son calme. Lorsque je recours a la fessée, bien malgré moi, je culpabilise. Je travaille sur ce schéma autant que faire se peut. Mais cela ne peut être blanc ou noir. Lors de la naissance de ma fille, tout mon être a volé en éclats et il m’a fallu me reconstruire, me construire tout simplement en tant que mère. Et la notion de contrôle qui était dominante chez moi s’est dévoilée au grand jour. Non nous ne sommes pas des parents parfaits ni nos enfants, ni nos propres parents. Chacun fait avec ce qu’il a reçu…
    Pour revenir sur cette notion de pour ou contre, ce serait comme de dire qu’il y a des bonnes et des mauvaises mères. Non il y a simplement des mères suffisamment bonnes, comme le soulignait si bien ce cher Winnicott.
    Voila mon humble avis sur la question

    • Lisette

      J’entends bien ton raisonnement. Je m’explique… Lorsque je dis que l’on ne peut pas être à la fois pour et contre la fessée, cela sous-entend que l’on ne peut pas dire « Non la fessée ce n’est pas bien » et continuer d’en user, voire d’en abuser, avec ses enfants.
      Lorsque l’on prend VRAIMENT conscience que la fessée est une mauvaise chose et qu’elle n’apporte rien dans l’éducation, on finit par s’en passer. Évidemment que cela ne se fait pas en un jour, ni même en une semaine mais avec l’aide de bonnes lectures, éventuellement d’une écoute attentive d’un médecin et du soutien mutuelle des conjoints, on arrive rapidement à éradiquer la fessée, les claques, les tirages de cheveux ou d’oreille, ou tout autres gestes brutales. Lorsque l’on décide de ne plus fesser ses enfants, on s’en passe très bien, même s’il est vrai qu’il faut tout de même apprendre à se contrôler beaucoup plus que les parents qui utilisent la fessée pour éduquer.

      Enfin, je voudrais aussi préciser que je refuse aussi de dire que les mauvaises mères n’existent pas. Depuis quand sommes-nous tous bons ? Si, les mauvais parents existent, il y a même un livre qui leur est consacré et qui s’appelle « Parents toxiques ». Beaucoup de parents font du mal à leur enfant alors pourquoi le politiquement correct m’interdirait de dire que cela existe ? J’en ai marre de cette démagogie à deux balles qui consiste à dire que nous sommes tous égaux, que tout le monde se vaut. C’est faux !

      Et attention, cela ne veut pas dire que j’affirme que toi, tu es une mauvaise mère,parce que tu me dis que tu as fessé ta fille bien au contraire… Par contre, si j’entends ou lis une maman qui me dit qu’elle est contre la fessée mais qu’elle n’a jamais réussi à ne pas fesser ses enfants, je lui dirai sans hésiter qu’elle aille consulter pour se faire aider car son discours n’est que du vent, seuls les actes comptent !

  8. re! j’ajouterais aussi comme je réfléchis sur le sujet ,que le respect c’est un ensemble de valeurs puissantes et nobles comprenant l’empathie, l’adaptation à l’interlocuteur, la compassion, la douceur, la tolérance..où la fessée et toutes autres formes de violences n’ont pas leur place.
    On passe pour des extrémistes en disant que la fessée est une forme de violence, moi je l’assume et n’ai pas peur d’affirmer cela.
    Et bien plus qu’un discours moralisateur et uniquement théorique, cette intervention est le fruit d’observations personnelles et d’expériences, et j’ai bien l’exemple que l’on peut bien éduquer sans passer par ces recours scabreux.
    L’être humain est faible, certes, mais a des comportements que l’on ne peut même pas comparer à des animaux!et pourtant contrairement à eux, nous avons le sens de la responsabilité et du libre arbitre..
    Etre un bon parent c’est accepter de se réformer chaque jour qui passe et ne pas trouver d’excuses à l’inexcusable.
    On s’étonne que de nos jours les enfants manquent de plus en plus de respect à leurs parents, mais grandissent t’ils dans un cadre stable et équilibré où la violence n’a pas sa place?
    Les enfants ne sont ni plus ni moins qu’à l’image de la façon dont on les « modèle », si on veut du VRAI respect de leur part, et non du respect de peur ou de complaisance, il faut soi même donner l’exemple et les respecter.
    Comment un enfant peut-il intégrer que la vulgarité c’est moche,que taper c’est pas bien, si nous les parents, censés être leur modèle, avons recours à cette vulgaire pratique dès que nous ne réfléchissons pas plus loin que le bout de note colère?!
    Et puis pour conclure 🙂 nous avons des devoirs envers nos enfants, ils ont eux mêmes des droits et des devoirs envers nous mais nous n’avons à l’inverse pas tous les droits sur eux..et certes, nous rendrons compte ou nous paierons tôt ou tard..

  9. Je comprends votre article et suis d’accord avec vous, mais pour autant je ne peux être d’accord sur la manière de le dire et sur les commentaires. Je vous lis bcp mais ne commente que très rarement. Je suis contre la fessée, mais pourtant malheureusement j’y ai eu recours parfois, je travaille sur moi pour réussir a faire autrement…. Quand le geste est parti, je m’en veux et j’explique à mes enfants que ce n’est pas bien mais que maman était trop énervé et qu’elle n’a pas su gérer sa colère. J’essaye de prendre en compte leurs sentiments, suis-je pour autant une si mauvaise mère ??? c’est ce que l’on comprend dans votre texte et dans les différents commentaires. L’adulte doit savoir se gérer( et je suis d’accord), l’adulte doit trouver une autre solution (là aussi je suis d’accord), mais malheureusement l’adulte vit ac son vécu et n’arrive pas à faire autrement à ce moment précis LA !!!…J’ai la sensation après avoir lu votre article et les commentaires d’être une bien piètre maman !!!

    • Bonjour dd151,

      Je suis désolée que tu ais ce ressenti, ça n’est pas ce que j’ai voulu véhiculer dans mes commentaires pour ma part et je suis à peu près sûre que ça n’est pas non plus ce que Julie veut véhiculer.L’idée de l’article à mon avis est de mettre le doigt là où ça fait mal et de nous amener à une profonde réflexion et réforme.
      Si tu t’estimes après lecture de l’article et des commentaires être une piètre mère, alors c’est que nous n’avons pas su véhiculer un message avec suffisamment de douceur.
      Mais tu sais, je crois que chacune au fond de nous sait lorsqu’elle fait bien ou mal avec ses enfants, pas besoin d’encouragements ou de brimades pour cela, mais on ne doit pas passer sous silence cette façon « éducative » contre -productive de faire.
      Conseiller , écrire est certes plus facile que d’appliquer hein. Tu me verrais, tu te dirais « elle n’est pas crédible » car oui, je suis loin d’être tjs en adéquation dans mes actes avec mes propos.
      Alors dans ce cas je suis aussi une piètre mère. Mais non, l’idée est de ne pas se victimer après lecture de l’article mais se motiver ensemble vers un mieux faire pour une réussite éducative.
      L’éducation est si importante, c’est « juste » le socle et le devenir de l’humanité, qu’il est bien en tant que mères de ne pas nous confondre en lissages d’egos ,mais plutôt savoir se remettre en question.
      Bonne journée à toutes et bravo à toi Julie, cet article aura eu le mérite de créer des discussions qui j’espère seront enrichissantes pour chacune 😉

      • Je te remercie de ta réponse Nûr, elle me remet du baume au cœur. Effectivement, cela manquait peut être de douceur, même si j’avais bien compris votre message. J’essaye de me remettre en question tous les jours pour faire au mieux pour mes 3 petits bouts, mais pas toujours facile… 😉
        Bonne journée

    • Je viens de répondre à Lisette à ce sujet…
      Effectivement, l’adulte doit se gérer et apprendre à se contrôler. Les dérapages peuvent arriver mais ne doivent pas être répétitifs, comme si finalement l’adulte s’autorisait à craquer puis il s’excuse et tout s’oublie…
      Je ne suis pas d’accord. Lorsque que l’on est vraiment convaincu du mal que cause la fessée, on finit par réussir par s’en passer totalement.
      Je vous invite à lire aussi ma réponse à Lisette.

      • Julie,
        je ne suis pas d’accord avec ta manière de dire les choses, tu es contre les extrémistes mais tu le devient dans tes commentaires, loin de moi l’idée de te blâmer, ce n’est pas le but… J’adore lire tes sujets et cela permet de réfléchir !!! Mais voilà, certaines choses sont arrivées et je trouve ta manière d’écrire plus dur qu’avant…
        Je le dit haut et fort et je pense avoir le droit de le dire, je suis CONTRE la fessée, mais voilà j’ai encore du chemin à faire avant de l’éradiquer totalement, j’avais réussi à un moment puis les choses de la vie font qu’a certains moment on est plus fragile et c’est revenu, attention pas 1 fessée /jour, ni 1/ semaine, non non mais voilà je ne peux pas encore dire que c’est totalement éradiquer de mon éducation…
        Je pense très fort à mes enfants en disant ça car oui j’ai lu le livre « au cœur des émotions de l’enfant » et oui j’ai aussi « parents toxiques ». J’ai également « tout se joue avant 6 ans » et » Aïe, mes aieux « . J’ai un bébé aux besoins intenses, alors oui je me suis documenté et je cherche le meilleur pour mes enfants, mais je suis un être humains qui n’est pas infaillible, et qui n’a pas TOTALEMENT éradiquer la féssée de son éducation, cela reste encore un chemin, court, je l’espere, pour moi…. mais pour autant je suis CONTRE la fessée !!!
        Passe une très bonne journée et encore merci pour tout tes articles très enrichissants.

      • Tu es contre la fessée et tu cherches et essaies de l’éradiquer complètement, on est alors sur la même longueur d’onde. Effectivement, je suis radicale contre la démagogie qui dit que la fessée c’est mal tout en admettant que ça calme les enfants et que c’est pour leur bien, tu vois ce que je veux dire ? Je suis désolée, je sais bien que c’est un sujet sensible et j’essaie d’exprimer au mieux et avec tact, c’est pas facile, ce que je pense être bon pour les enfants.

  10. Merci pour cet article ! Vraiment merci ❤

    Je suis une maman qui répond "moi" aux questions posées. Je suis une maman qui a été bouleversée de voire sa fille avoir peur de celle qui l'aime le plus au monde ; un jour que je m'approchait d'elle pour la voire jouer, elle a eu peur et a levé ses bras pour se protéger. Ce fut un déclic, le déclic qui m'a fait me poser des questions et m'orienter vers une éducation non-violente. Depuis plusieurs mois, nous avons choisi de bannir la fessée, la peur, l'autorité toute puissante. Nous apprenons à comprendre nos enfants, à décoder leurs émotions, à les écouter… Ce n'est pas toujours facile de conjurer les vieux démons mais on apprend, et je ne peux que faire part d'un bilan positif de l'éducation non-violente et bienveillante au seing de notre famille !
    Culpabilisée de mettre des fessées m'a permis de réfléchir sur ce que je voulais être pour mes enfants, ca fait mal sur le moment mais le changement dut à la remise en question est tellement bon !

    Encore merci 🙂

  11. De rien dd151 🙂 ça fait plaisir , en plus tu as trois fois plus de mérite car il faut 3 fois plus de patience avec trois petits bouts!! moi je fais tous ces constats et je n’ai qu’un seul enfant!et j’ai le privilège de travailler de la maison pour le moment dc je ne connais en plus pas les inconvénients et la fatigue liée à une jnée extérieure au travail et les csq néfastes du coup sur l’enfant (moins de patience, irritabilité, fatigue, pas disponible moralement et physiquement pour l’enfant etc).
    Ceci m’amène d’ailleurs à penser que nous n’avons peut être pas toutes les mêmes capacités pour élever plusieurs enfants au sens où déjà avec un je me dis que mon comportement est à réformer , alors avec 2 puis 3..!ça m’amène à penser qu’il vaut mieux essayer de faire au mieux avec un, faire du qualitatif, que du plusieurs enfants puis au final je vais me laisser dépasser!
    enfin, on peut avoir pls enfants et très bien s’en occuper avec patience et douceur, hein!mais ça n’est pas donné à tout le monde.
    Je pense que la fessée, la claque, c’est une extériorisation spontanée d’un sentiment d’impuissance de l’adulte face à l’enfant, on se sent comme démuni,c’est un manque de recul sur la situation et de sagesse, de prise de recul, c’est aussi oublier que ça n’est « qu’un enfant » en construction, bref ce sujet est aussi délicat, que vaste et passionnant!et puis ça nous remets en question, c’est super!
    encore une fois merci Julie!

  12. Je partage cet article forcément, la formulation est juste, elle me donneras des arguments lorsque qu ‘on me dit « ahhh non la tu aurais du lui donner une petite féssée » (pour un bébé de 1 an qui m a mordu…

  13. Julie, merci pour tes précisions a mon commentaire. C’était ce qui me manquait. Pour ma part, je ne me sens pas mis a mal dans ma maternité. Je suis la mere de ma fille, avec tout ce que cela comporte et la transmission de mes propres parents. Je crois que ce que tu soulignes, c’est qu’il ne faut pas faire semblant de. C’est comme quand lorsque l’on donne naissance a son enfant, ce n’est que du bonheur. Mais bien sur…

  14. Tu as dit:
    « Tu es contre la fessée et tu cherches et essaies de l’éradiquer complètement, on est alors sur la même longueur d’onde. Effectivement, je suis radicale contre la démagogie qui dit que la fessée c’est mal tout en admettant que ça calme les enfants et que c’est pour leur bien, tu vois ce que je veux dire ? Je suis désolée, je sais bien que c’est un sujet sensible et j’essaie d’exprimer au mieux et avec tact, c’est pas facile, ce que je pense être bon pour les enfants. »

    Alors là, OUI, je suis d’accord avec toi en tout points… 😉
    Effectivement pas toujours facile de comprendre ceux que les gens veulent dire derrière un écran, mais là, je sentais une certaine colère dans tes propos que je ne ressent plus et j’en suis bien contente… Continue sur ce chemin, j’adore te lire…
    Bye
    Dd151

  15. je suis d’accord avec toi !
    chez moi, c’est une de mes rares convictions et certitudes en matière d’éducation, c’est que la fessée ne sert a rien, est inutile, qu’on peut très bien s’en passer, pour élever, poser des limites etc
    et c’est donc un des thèmes sur lequel je suis plutôt intolérante. genre « une fessée n’a jamais tué ou traumatisé » c’est l’argument que je ne peux plus entendre !
    et pour rebondr sur un commentaire plus haut (pas retenu le pseudo désolée), il y a une différence entre celles qui ont donné quelques fessées mais cherchent a s’en passer, et celles qui en donnent mais ne sont pas dans le questionnement.

    si je peux me permettre de mettre qq liens :

    Sans fessée, comment faire ?
    http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/19/43/08/sansfessee05-print.pdf

    Poser des limites respectueusement
    http://www.cdumonteilkremer.com/article-poser-les-limites-respectueusement-en-dix-points-91851583.html

    se passer de la fessée ne veut pas dire qu’on est une mère parfaite avec la recette infaillible, on traverse les memes difficultés que les autres.
    ca veut pas dire qu’on a pas deja eu la tentation, que ca nous a pas traversé l’esprit, mais on s’interdit de le faire.
    plutot que lever le bras, on change de piece, on crie un coup, on tape dans un coussin …

  16. Pingback: Il n'y a pas d'enfant parfait ! | Parent Autrem...

  17. Tout ça pour une claque sur le cul ???
    On parle de fessée ou de sévices corporels ?
    Parce que là, j’ai quand même l’impression qu’il y a un amalgame féroce.
    J’ai donné des fessées, j’en ai pleuré, je m’en suis voulue, j’ai recommencé, par fatigue, par exaspération, parfois j’ai même réussi à ne pas en donner , moins fatiguée, mieux disposée, plus patiente ?
    La fessée ne sert à rien en matière d’éducation, je suis entièrement d’accord. En revanche, la fessée est un réflexe parental, de peur, de colère, de fatigue, d’énervement, etc etc etc.
    Doit on pour autant, interdire la fessée par les voix juridiques ? Et ensuite ?
    Il ne s’agit pas de la banaliser, il s’agit de l’expliquer, d’essayer de faire autrement et de ne pas en donner.
    Il n’est cependant pas dans les compétences, quelles soient innées ou acquises, de tout le monde de faire selon un seul et unique schéma.
    Vous faites allusion à l’éducation que nous avons reçu et que nous n’aurions pas la capacité de remettre en cause et d’admettre les travers de nos parents ???
    C’est en contradiction avec le fait que vous admettez que nous serions aussi capables , je vous cite :

    « Combien de mamans ont interrogé leur enfant sur les conséquences des fessées qu’elles lui donnent ? Combien de maman ont eu le courage de s’entendre dire « Maman tu me fais mal quand tu me tapes » ou « Maman, j’ai peur de toi quand tu me menaces d’une fessée » ? Combien de mamans ont pleuré en voyant le visage de leur enfant plein de larmes et d’incompréhension suite à une gifle ?

    Je pense que celles qui répondent « Moi » à ces questions-là ont sans aucun doute commencer une démarche vers une éducation non violente.  »

    Etre lucide est une chose, agir en est une autre. Alors il y a des jours où on file une fessée, et des jours où on n’en donne pas.

    Parfaits, imparfaits ? Non, tout simplement HUMAINS.

    • Je vous cite : « Il ne s’agit pas de la banaliser, il s’agit de l’expliquer, d’essayer de faire autrement et de ne pas en donner. »
      Effectivement, voilà ce à quoi j’aspire. Mais bien peu de parents souhaitent agir ainsi, bien au contraire, ils banalisent la fessée et autres châtiments corporels. Beaucoup de parents mettent des fessées mais également des claques, des coups de pieds au cul, des bousculades, des coups de poing et ils trouvent leurs agissements parfaitement corrects car rien ni personne ne leur dit que c’est mal.
      Et encore une fois, vous ne souhaitez pas banaliser la fessée mais c’est bel et bien ce que vous faites, je vous cite : « Alors il y a des jours où on file une fessée, et des jours où on n’en donne pas. »
      Nul être humain n’est parfait pourtant certains parviennent à ne pas frapper leur enfant tandis que d’autres n’essaient même pas….
      Je suis lucide et j’agis en même temps, je dénonce les mauvais traitements que les gens infligent à leurs enfants, sous couvert d’éducation.
      Et malheureusement, la violence éducative ordinaire provoque parfois la mort d’enfants. La pseudo disparition de Fiona qui finalement est morte sous les coups des son beau-père et enterrée sous les yeux de sa mère, prouve les méfaits de la fessée. Ci-joint un article qui explique les circonstances de la mort de cette fillette : « L’avocat a rapporté le récit du compagnon, qui affirme que lors d’une soirée très arrosée passée par le couple avec des amis, peu avant la mort de Fiona, « il y a juste eu une fessée pour empêcher l’enfant de se faire vomir », a dit l’avocat.  » Le lien de l’article http://actu.orange.fr/france/fiona-le-compagnon-de-la-mere-dement-sa-version-et-parle-d-accident-domestique-afp-s_2581514.html#

  18. Très bien, visiblement vous faites partie de ces gens qui ont réponse à tout et qui pensent avoir raison et détenir la vérité.
    « Je suis lucide et j’agis en même temps, je dénonce les mauvais traitements que les gens infligent à leurs enfants, sous couvert d’éducation. »

    Je crois qu’il faut en priorité de s’occuper de son propre linge sale au lieu de vouloir imposer aux autres une marque de lessive !

    Quant à toutes les petites Fiona, vous dérapez une nouvelle fois sur de la violence extrême, histoire probablement de vous convaincre vous même.

    Je crois que vous devriez laisser les autres élever et éduquer leurs enfants comme ils le soudaient au lieu de vouloir imposer vos opinions.

    • Effectivement, je sais que j’ai raison et même si cela vous défrise, il existe des bonnes marques de lessive et des mauvaises !
      Nous vivons dans un monde où le bien et le mal existent et cohabitent constamment. Mon objectif est de tendre vers le bien et non vers le mal. Je sais me remettre en question lorsque j’ai tort, lorsque j’ai fait du mal, je ne suis pas parfaite et je sais intimment que personne ne l’est. Je sais aussi que de nombreux parents frappent leurs enfants sans remords, sans repentir et en toute impunité et je trouve cela mal.
      Alors que vous partagiez mes idées ou pas, je m’en fiche. Je ne vous retiens pas sur mon blog, je ne retiens d’ailleurs personne.
      J’en ai marre de devoir justifier constamment qu’il est mal que l’on frappe un enfant. Et vous savez, c’est vous qui intervenez sur mon blog, je ne suis nullement dans votre maison pour vous dire comment élever vos enfants, vous n’avez qu’une chose à faire : quitter ce blog, personne ne vous oblige à me lire.
      Adieu !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s