Etre mère au foyer…

Mon statut est celui d’une mère au foyer, en congé parental. Voilà pour le côté informatif de la chose.

Je constate régulièrement que le statut de mère au foyer est très difficile à cerner pour les personnes qui ne le pratiquent pas.

Allez, comme je ne sais pas encore ce qui va advenir de moi dans quelques semaines, je remets au goût du jour la discussion sur le statut des mères au foyer. Pour commencer, il y a le best of des idées reçues sur les mères au foyer, très hilarant et très représentatif du regard que la société porte sur nous.

Qu’elle est donc la priorité d’une mère au foyer ?

Sa priorité, ce sont ses enfants. Une femme qui fait le choix en 2013 de rester au foyer, c’est pour s’occuper de ses enfants. Le matin, quand elle se prépare, elle ne se demande pas quel dossier est en attente sur son bureau, si ses élèves ont bien fait leurs devoirs aujourd’hui ou si son patron ne lui cassera pas trop les pieds. Non, quand elle s’habille le matin, elle se demande ce qu’elle va préparer comme repas, le nombre de machine qu’elle aura à faire et comment occuper ses petits. Comment ça, j’en passe ?

J’ai touché du doigt la vie de rêve d’une mère au foyer. J’ai ressenti ce bonheur de vivre pour ses enfants. Malheureusement, je constate souvent que des personnes n’ont pas conscience de ce plaisir et qu’elles se contentent de caler leurs ambitions aux autres. Ce qui fait défaut de nos jours, dans notre société occidentale, c’est l’empathie.

L’empathie « repose sur la capacité de se mettre à la place de l’autre ».

Quand quelqu’un me dit, « Regarde ce que je fais » ou « Tu devrais », il me vient à l’esprit que je ne suis pas l’autre, mes objectifs ne sont pas les siens, encore moins mes ressentis. Je vous accorde qu’il n’est pas facile de regarder autre chose que son nombril. Pourtant, ce serait tellement plus sain pour tout le monde ! On ne réussit pas tous de la même façon, on est tous à des stades différents de notre évolution personnelle, on est tous en proie aux doutes, parfois.

Une chose est sûre et que j’ai testée, c’est que les mères au foyer sont des Wonder Maman. Elles assurent parce que ça envoie de s’occuper de sa maisonnée. Bien pire qu’une heure de pointe au Mac Do’ ! C’est du matin au soir, et les nuits peuvent être très courtes.

Malgré toutes les qualités que développe une maman qui choisit comme carrière l’éducation à temps complet de ses enfants, elle reste aux yeux de nombreux salariés et autres politiciens, des personnes oisives. Pour l’économie, ces femmes-là ne sont pas suffisament rentables. Elles ne consomment pas à outrance et sont économes. Dans un monde dirigé par l’argent, lorsque dans un foyer, on choisit volontairement de privilégier autre chose que la norme imposée, ça fait désordre.

Je fais d’ailleurs un bref rappel sur le statut de mère au foyer. J’ai choisi d’intituler mon blog « Chronique d’une mère au foyer ». Or, je n’en suis pas véritablement une. Je suis en congé parental. Avant d’avoir mes enfants, j’étais salarié et à la fin de ce congé, je souhaite reprendre une activité professionnelle. C’est en conversant avec des mamans qui me lisent que j’ai pris conscience que les « vraies » mamans au foyer n’ont pas de carrière en vue, elles ne touchent pas non plus d’allocations de l’état ett elles ne sont pour autant pas des assistées ! J’invite chacune d’entres elles à commenter cet article, peu importe le nombre de mots, simplement pour nous faire partager votre bonheur.

Finalement, le pire, c’est de ne pas l’être, mère au foyer !

Vous voyez bien qu'une mère au foyer est multi-tâches ;-)

Vous voyez bien qu’une mère au foyer est multi-tâches 😉

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58 réflexions sur “Etre mère au foyer…

  1.  » Un jour, mon instituteur m’a demandé ce que je voulais faire plus tard et je lui ai répondu : je veux être heureux !! Ils m’ont dit que je n’avais pas compris la question, je leur ai répondu qu’ils n’avaient pas compris la Vie » Ce ne sont pas les mots exacts de John Lennon mais c’est ce que ça disait en tout cas !!!!! Voilà la réponse, chacun trouve son propre Bonheur et celui des mères au foyer et/ou en congé parental est dans cette lignée !! Mon congé parental a été un moment extrêmement fort dans ma vie, à tel point que j’ai choisi de ne retravailler qu’à mi-temps parce que financièrement je n’avais pas le choix, je devais retravailler !! Alors c’est avec le minimum mais le Bonheur procuré à côté est immensément fort !! Mon bonheur est là, il n’est pas carriériste !! Merci Julie pour ces articles qui mettent toutes ces femmes à l’honneur !!!!!

  2. Je rejoins le comm’ de Christelle. Chacune s’épanouit comme elle l’entend. Je suis restée près de ma fille jusqu’à ses 14 mois. J’ai ensuite bossé en CDD et là j’espère retrouver un boulot rapidement. Etre mère au foyer m’a comblée mais aujourd’hui je souhaite autre chose.
    A chacune de trouver son équilibre et à chacune de respecter le choix des autres (sutout quand cela n’est pas le même que le sien 😉

  3. Bonsoir,
    Je suis mère au foyer, pas vraiment assumée pendant presque 2 ans, puisque j’avais tenté de créer une entreprise, vite rattrapée par « La Crise ».
    Je le suis devenue en 2000 à l’annonce de ma première grossesse, j’avais 20 ans, aujourd’hui à 32 ans, la seule chose que je regrette vraiment c’est de ne pas être comprise dans mon choix.
    mon choix entre une carrière professionnelle et élever mes enfants, j’en ai eu 4 en 10ans, j’ai choisi les enfants.
    j’ai subi les stéréotypes, l’oisiveté, l’assistanat, les problèmes sociaux, l’inintelligence même et j’ai répondu… non je passe pas ma journée à « glander devant ma télé en bouffant des gâteaux », non j’ai pas fait mes gosses pour les allocs, heureusement, ça rapporte pas tant que ça finalement; oui on peut vivre avec un salaire moyen pour 6 personnes et avoir des enfants habillés « proprement » (enfin le matin avant de partir à l’école hein) et bien élevés (ouais là je sais je fais fort), oui on peut avoir fait des études supérieures et ne pas les exploiter professionnellement.
    j’ai subi aussi des mots durs de personnes sensées nous soutenir, des personnels médicaux, des administrations … « ça y est c’est bon on ne vous reverra plus » d’une infirmière à la maternité à la naissance de mon 3ème enfant, « mère au foyer n’est pas un métier, il n’apporte aucune compétence » d’un personnel d’un conseil général lisant ma lettre de motivation …
    En 12 ans, j’ai appris tellement de choses qu’il m’est impossible de les énumérer, j’ai vu qu’on pouvait vivre sans l’hyper consommation, j’ai vu qu’on pouvait être heureux avec pas grand chose, enfin si grand chose, tous ces mots d’enfants, ces câlins, ces rires, cette reconnaissance muette, lue sur un sourire quand je peux leur offrir des plaisirs tellement simples, des crêpes, un bricolage fait maison, une futilité en somme.
    Je pense ne pas avoir trop foiré, mes enfants ont des bases culturelles qui me plaisent, le respect de l’argent et de son origine, le respect des autres, le partage, l’entraide et je sais cependant que nous sommes tous les 6 en décalage complet avec notre société actuelle et cela se voit.
    j’espère que ce choix, le mien, le notre avec mon mari, ne sera pas préjudiciable à nos enfants qui eux le « subissent ».
    Pour l’insee nous sommes pauvres, moi je trouve que l’on s’en sort quand même vachement bien, même si je ne suis qu’une pauvre mère au foyer trainant comme un boulet sa famille nombreuse (vous la voyer l’image bien sectaire de la famille mono-salaire??)

    Ce que je peux dire de ces 12 dernières années, c’est que j’ai vu les premiers pas de tous mes enfants, entendus leurs premiers mots, vu la plupart de leurs premières fois d’ailleurs, j’ai pu faire ce choix, ce n’est pas le cas de tout le monde, parfois on aimerait mais on ne peut pas choisir de rester « à la maison ».

    être au foyer, homme ou femme, c’est une véritable vocation, un métier difficile et rude, fatiguant, usant, mal payé, tellement riche et complexe, plein de surprises, frustrant par certains côtés, mais j’en suis fière, je sais que j’ai fait le bon choix pour moi, mes enfants, ma famille…

      • merci mais il n’y a rien à applaudir 😉 chacun fait ses choix de vie, travailler ou pas, avoir un famille « classique » ou hors norme, vivre dans une grande ville ou se perdre au fin fond de la campagne… nous avons pu faire les choix qui nous correspondaient, qui nous permettaient d’être heureux, nous avons de la chance, cette chance, que beaucoup n’ont pas !
        je pense que ceux qui sont à applaudir, sont tous ceux qui subissent leur vie car ils ne peuvent faire autrement…
        on vit dans un tout petit village, perdu au fin fond du Jura, en pleine campagne, pour se chauffer faut faire du bois, pour faire du shopping faut faire 40km, pour se faire un cinéma faut faire une heure de route mais c’est notre choix… je souhaite à tout le monde de pouvoir avoir le choix !

      • merci d’avoir écrit un bel article comme celui-là ! notre projet actuel, refaire un atelier de menuisier pour en faire notre chez-nous. on se heurte une fois de plus au mur du « mono-salaire », ou comment avoir un prêt immobilier avec un seul salaire ! on va y arriver j’en suis sûre mais c’est encore un combat …
        j’ai été ravie de pouvoir exprimer mon ressenti vis à vis de ma situation de femme-qui-travaille-pas (arf)
        bonne continuation a toi aussi 😀

  4. je rejoins les comm de christelle et isabelle, je suis en congés parental pour 3 ans et même si je suis comblée oui je veux retravailler mais pas comme avant: trouver le bon équilibre entre le travail et le reste. Le travail n’est devenu qu’un moyen.

  5. Bravo, bravo pour cet éloge à l’oisiveté ! Oui une mère au foyer fait des grasses mat, traine en chemise de nuit jusqu’a pas d heure, n’est pas obligée de prendre soin d’elle, n’a pas d’ambition, pas de carriere, devait avoir un sale ptit boulot pour avoir préféré arreter et surtout doit absolument avoir un projet une fois le ptit dernier a l’ecole .
    Et bien moi, qui suis en congé parental pour encore 1 an, et cherche par tous les moyens ( je parle de moyens financiers bien sur) a pouvoir rester au foyer une fois mon congé parental terminé. Car il me semble, ca n’engage que moi, qu’il n’y a rien de plus ambitieux dans la vie que de vouloir elever ses enfants. Une fois scolarisé, le metier de mere au foyer me semble bcp moins ingrat, je commence a avoir autre chose que mes enfants dans la journee et je pense a me lancer dans une activité personnelle qui pourrait amener un peu de sou ( un peu hein) sans perdre ma disponibilité pour les enfants, qui en ont besoin. J’ai d’ailleurs parlé il y a peu de la reduction du temps de congé parental voulu par le gvt il y a peu sur mon blog, je pense que cela nous concerne toutes cette histoire de congé réduit a 1an …
    Pour finir je suis fière de faire ce metier, et me sens utile tous les jours ….

  6. Bonjour, je suis en congé par contre je n’ai pas assez cotisé pour y avoir le droit mais j’ai décidé de rester à la maison pour m’occuper de mes 2 enfants, de 4ans & de 4mois. Je veux voir mes enfants grandir, s’épanouir, etre là pour amener et récuperer ma fille à l’école, voir les progres de mon bébé, m’occuper de ma maison, de preparer de bons petits plats pour mes enfants et mon mari. Je sais que le statut de Maman au foyer est dénigré mais moi je suis fière de ce que je fais pour mes enfants et mon mari. Même si beaucoup ne comprenne pas mon choix de vie. Moi je suis heureuse comme ça, et épanouie. Le plaisir est dans les choses simples.Après j’avoue qu’un salaire c’est « short » surtout quand on vit dans la capitale, mais si on gère, on peut y arriver!
    Le soir quand je me couche, je me demande ce que la nuit et le lendemain me réserve, que ce soit en bêtises ou en découverte chez mes enfants. Je suis heureuse de les voir rire, Pour tout l’or du monde je ne voudrais pas rater ses petits moments. Je les aime et j’aime ma vie pres d’eux

  7. a 5 ans la maitresse m’a demandé ce que je voulais faire plus tard quand je serai grande… je lui ai répondu sans hésiter « maman » …. fallait voir sa tete a ce moment précis ^^… ben non pas coiffeuse (heureusement pour mes clients ^^) ni maitresse…. MAMAN c’est le plus beau métier pour moi… j’avais pris 6 mois pour mon 1er de congé parental… (je me serais jamais vu le laisser a 3 mois!!) et là je suis en CP depuis 2009 naissance de mon 2ieme (le 3ie est arrivé découvert a 5 mois et demi de grossesse) donc je poursuis mon CP encore 18 mois ^^……. je reprendrais le chemin du boulot quand mon dernier aura entamé l’école (sans les aides dues au CP je peux pas continuer mon statut de maman au foyer. 😦

    pour ma part je me réconforte en me disant que j’aurai accompagné les premieres années de mes enfants.. que je n’aurais jamais pu faire autrement et que comme moi pour mon mari cela semblait pluss que normal que ce soit moi et pas une tierce personne qui s’occupe d’eux!

    je suis loin d’etre carrieriste (et ce depuis le debut de mes etudes!! lol)

    j’ai un boulot « alimentaire » et je le retrouverais (avec 5 ans d’arret……….) mais bon je m’en fiche ^^

    pour le moment ouf de pas travailler … avec 3 mois complets de nuits sur 3 ans j’en cumule du retard alors assurer un taf dès 6h30 du matin…………………………………….

    • Pour ma part, je pensais vraiment être carriériste avant d’avoir mes enfants. A présent que mon CP prend fin dans un mois, je réalise que si je pouvais JUSTE trouver un boulot qui me plaise un peu mais surtout qui me permette de continuer à profiter de mes enfants, je signe de suite 😉

  8. Bonjour,
    Votre article est lecrit de ma vision de la famille et de la mere au foyer.
    Je suis lheureuse maman de deux enfants ( 22 mois et 1mois et demi) Et du coup mere au foyer. Je reve de pouvoir rester a la maison pour moccuper de mes enfants et aggrandir la famille… je reve dune famille nombreuse!
    Pour moi mes enfants cest ma raison de vivre et je narrive pas a me projeter dans un avenir professionnel car pour moi le bonheur est au pres de mes enfants. Je ne concoit pas aller travailler pour faire garder mes enfants! Pour si on a des enfants cest pour etre avec eux et les elever! De plus vu le boulot quil y a a la maison entre les lessives, le menage, les repas, leducatin des enfans, les papiers,… bref comment faire tout cela tout en ayant un travail … il ny a plus assez de temps poir profiter des enfants! Car cest le plus omportant dans tout cela!
    Oui mais voila je nai que 21 ans… tout le monde me pousse a trouver du travail…. mais je narrive pas a my faire… je ne veux pas delaisser mes enfants pour un travail… ce nest pas comme ca que je vois la vie de famille, pas pour linstant… je suis heureuse aujourdhui, car je suis avec mes enfants que jaime plus que tout et jai peur de ne pas leur trouver assez de temps avec une vie professionnelle… (jai ete elever avec des parents qui bossait de 8h a 18h donc je nai pas limpression davoir passer assea de temps avec eux et cela ma toujours peser)
    Nayant pas assez travaille, je nai pas de conge maternite donc pas dentree dargent de ma part et certaines personnes pensent que je suis une flemmarde qui veut rien faire… alors que je narrete pas de la journee!
    Comment faire. Vivre mon reve, respecter mes principes ou aller travailler pour avoir plus dargent…. car pour moi largent cest rien, lamour de mes enfants par contre na pas de prix…..
    Jaime mon statut de mere au foyer mais trop de personne le voit dun auvaise oeil et me juge, cela me remet en question…
    Merci pour votre article en tout cas! Ca dait plaisir detre comprise!

  9. Salut Julie. Tu ne devrais pas te laisser intimider ou même abattre par ces idées stéréotypées émises sur l’image de la femme de la femme au foyer. Je suis mère de 3 enfants et mon benjamin a 2 ans. Donc le terme « mère au foyer », ça me connait bien. Attention! Ne te laisse surtout pas abattre pas les phrases du genre « une mère au foyer est une femme qui ne travaille pas ou qui vit à la charge de son mari ». Cela pourrait t’emmener à ne pas accorder à ton bébé l’affection, la tendresse et l’amour dont il a réellement besoin.

    • C’est toujours la même chose, quand on a la chance de pouvoir vivre près de ses enfants,il faut que le bonheur soit gâché par cette vision stérile de la femme qui est celle que véhiculent aujourd’hui les médias. Le femminisme a libéré la femme d’une prison pour l’enfermer dans une autre. Je suis femme au foyer depuis 20 ans, j’ai 4 enfants, l’ainée a 20 ans et la dernière 5 ans. J’ai travaillé un peu, quand je trouvais quelque chose de compatible avec mes priorités, je suis donc surtout femme au foyer. Par chance mon mari a toujours valorisé ce que je faisais, et c’est grâce à ce regard porté sur moi que j’ai pu être heureuse malgré le mépris de certaines femmes, celles qui travaillent pour de mauvaises raisons. Les hommes, les femmes qui travaillent par obligation et celles qui assument leur incapacité à rester à la maison ont un regard bienveillant sur nous. Alors ayons la tête haute et soyons fières de ce que nous donnons chaque jour à nos enfants. On ne me fera pas prendre des vessies pour des lanternes. Les enfants ont besoin d’être sécurisés, à 1 an comme à 20 ans, jusqu’à ce qu’ils aient d’autres piliers affectifs. Et nous, de notre côté, que regarderons-nous de notre vie quand nous serons sur notre lit de mort?
      La société ne nous facilite pas les choses en ne favorisant pas la socialisation des femmes au foyer. Ca n’est certainement pas dans l’isolement et les taches ménagères qu’on peut s’épanouir aujourd’hui. Je refuse de penser qu’il existe des femmes faites pour ça. Ce sont des inconvénients à la situation contre lesquels on peut lutter. Pour ma part, j’ai toujours privilégié les sorties et les contacts sociaux, j’ai toujours eu des projets, qui, même s’ils n’aboutissent pas, m’occupent l’esprit et me font avancer, sans prendre sur ma disponibilité, physique comme intellectuelle, pour mes enfants. Le ménage peut attendre, on peut payer quelqu’un pour le faire à notre place, on peut manger une boîte de raviolis le mercredi midi parce qu’on doit vite aller au parc retrouver les copains et les copines; on n’est pas fainéante pour autant; ça permet de profiter vraiment et nos enfants ne peuvent qu’en tirer profit.

  10. Bonjour,

    Je suis moi aussi mère au foyer depuis 3 ans, j’ai une petite fille de 2 ans et demi, et je me sens tout à fait épanouie dans mon activité (qui en est une au même titre que n’importe quelle autre).
    Quel soulagement de ne plus subir le stress de mon ancien travail, la longueur et la fatigue des trajets quotidiens, et la mauvaise ambiance avec les collègues. C’est un plaisir de m’occuper de ma fille et de passer du temps en famille.

    Je déplore juste le regard que posent hommes et femmes sur mon choix, en supposant que je suis oisive et que je vis « aux crochets de mon mari ». J’ai cependant l’impression qu’il y a beaucoup de jalousie dans les petites phrases « piquantes » que je reçois parfois.
    Ce qui est choquant, c’est que ces mêmes personnes trouveront normal de payer une nounou pour élever leurs enfants. Mais une maman élevant ses propres enfants est considérée comme ne faisant rien de ses journées. Quelle blague !

    Ce que je remarque, c’est que la vie de femme au foyer apporte beaucoup d’avantages : le temps de cuisiner, de discuter, de chercher des bons plans pour faire des économies. La vie est plus douce. Je pense que c’est un vrai plus pour la longévité du couple, à condition d’avoir la chance d’avoir un mari reconnaissant.
    Il faut être honnête, ce n’est pas facile tous les jours. L’isolement peut être pesant, les enfants peuvent être difficiles à supporter à longueur de journée.
    Mais pour moi, les bénéfices dépassent largement les inconvénients.

    Aurore

    • bonjour
      j’apporte aussi mon témoignage , 38 ans , marié , 4 enfants (15 ans à 22 mois) et peut-etre un 5ème qui c’est! Je ne fais plus attention au remarque et au regard des autres, chacun fais ses choix. Avec mon mari et son seul salaire nous avons fait construire une maison ( nous avons sacrifié 7 ans de vacances, les sorties en amoureux, les vetements de marque ect….. Mais quel bonheur!!! Nos enfants sont heureux !!! ( je précise que mon mari gagne 1700 euros par mois) . j’utilise plein d’astuce trouvé sur le net pour faire des économies, nous consommons d’une autre manière et à part notre loyer nous n’avons pas de crédit. Lorsque nous souhaitons faire un achat important , nous mettons l’argent de coté pendant plusieurs mois, la patience ça paie. Aujourd’hui on vit dans une société ou c’est le TOUT , TOUT DE SUITE . Les mères aux foyers sont astucieuses et économes , se sont des femmes avant d’etre des mères , des femmes courageuses au milieu d’une société méprisante ou l’argent est roi

  11. Bonjour à toutes! Je navigue souvent sur des sites à la recherche de réponses à mes questions existentielles, c’est bien la première fois que je prends le temps d’intervenir! C’est que j’ai trouvé toutes vos réponses plus riches les unes que les autres, cela me rassure beaucoup, car j’ai bien souvent du mal à m’y retrouver dans notre société, entre la catégorie de femmes « CSP+ », comme on dit, qui doit être indépendante, tout contrôler, gérer sa carrière…, puis la catégorie… comment dire… « je croi ke jaten bb1 mé mon cop1 veu pa je sé pa koi fair »(c’est vrai je sors de forums avec ce genre de conversations, je ne m’y retrouve pas du tout!). Bref, j’ai 28 ans, je me suis décidée à vivre avec mon ami il y a un peu plus d’un an, j’ai eu avant ça une petite vie professionnelle rythmée, différentes expériences, vente, couture, des saisons, un peu de voyage. Puis cette année, je me suis écoutée, et j’ai quitté mon dernier emploi d’ouvrière en usine (poste de finitions pour des vêtements de luxe), pour lancer ma petite affaire à domicile. Parce que pourquoi donner autant de son temps à un patron, passer sa vie entre les trajets domicile/travail, être aigri, quand on a des projets, des envies, des principes à soi? Pour l’instant je suis toujours au chômage, je crée une petite ligne de vêtements qui sera un support de vente au moment où je me lancerai comme auto-entrepreneur en couture/retouches. Oui je suis une grande angoissée, j’ai besoin de me prouver ce je sais faire avant de me lancer… 🙂 Et voila que… Moi qui n’y ai jamais pensé sérieusement, j’ai très envie d’un enfant. Peut-être est-ce le fait d’être entourée de jeunes mamans de plus en plus? D’être bien dans mon couple? Le temps qui passe? La peur de me réveiller trop tard, de ne plus pouvoir? Mon ami est plus que partant, il a 35 ans, il a toujours voulu. Mais il est en CDD. Ma raison me dit d’attendre d’avoir une affaire rentable, mais là d’horribles questions surgissent: quand est-ce que je gagnerai ma vie, et si ça ne marchait pas, pourquoi quelqu’un voudrait m’embaucher alors que mon but serait d’avoir des enfants. Le pire est que nous avons un mode de vie très économique, non par contrainte mais parce que ce sont nos valeurs, on jardine, on conserve, on réutilise plutôt que d’acheter, on mange peu de viande, c’est à dire qu’un seul salaire nous suffirait, c’est certain. Ce qui me bloque est le regard des autres. Je vis très mal le fait d’être dépendante. Nourrir mon enfant grâce au chômage par exemple serait dur pour moi, j’aurais l’impression de n’être pas libre de vivre comme j’en ai envie. On se dit avec mon ami que si on attend d’avoir une situation stable, on sera de vieux parents, avec moins de fougue! Mais même la réaction de mon entourage me fait peur, quand j’ai quitté mon travail, j’ai senti les gens sceptiques… Je ne voudrais pas que mes enfants me voient comme une incomprise, une personne dans l’échec. Arf! C’est dur, des fois, ce « carrefour de la vie »! (Bon, c’est pas la Syrie hein, je ne dis pas ça) On a trop de pression et trop le choix peut-être? Je rêve de laisser faire la nature sans me poser de questions et d’avoir un jour la surprise et la joie d’être maman. De nos jours ça ne se passe pas vraiment comme ça… Bon merci à celles qui sont allées au bout de mon roman! 🙂 ça fait du bien de le dire! Merci pour vos témoignages et continuez de vivre la vraie vie!

    • Je découvre ce blog qui contient tant de merveilleux témoignages et je m’arrête sur le tien pour te répondre. Je n’ai que 26 ans et pourtant la vie m’a agréablement surprise. Il y a deux ans de ça j’avais les mêmes questions en tête. Je venais de me lancer à l’assaut des marchés pour tenter ma chance. Les saisons d’été n’étaient pas trop mal pourvu financièrement mais le reste de l’année était plutôt compliqué. Cela faisait 3 ans que mon ami et moi nous nous étions rencontré et un an que nous vivions ensemble. J’ai eu le bonheur, à ce moment là; de voir entrer Gladys, sa fille, dans ma vie. A cet époque, elle avait 5 ans et m’a vite « adoptée » lol Elle venait chez nous pour chaque vacances. Puis l’envie d’un bébé à commencer à se faire sentir. J’étais heureuse lorsque Gladys venait nous voir mais ce n’était pas assez. Même si je l’aimais déjà beaucoup, je voulais un enfant à nous!
      Aujourd’hui, lorsque je lis ton témoignage, Sarah, je me revois à cette époque là avec toutes ses questions. Est-ce le bon moment? Devrions-nous attendre? De plus, ma situation financière était aléatoire. Le reste du temps, je touchais mon chômage. Bien que mon ami est un cdi à temps plein, nous avions de grosse dépenses. Il y avait la pension alimentaire qui s’élevait à 250€ par mois. Pas question d’envisager un bébé sans revoir cette pension alimentaire. Sans parler que Gladys vivait dans le nord et nous dans le sud. Du coup, les allers-retours pour les vacances nous faisais très mal. Et puis nous avons été séparé trois mois pour mon travail. Au retour, nous avons dit « au diable » tous le monde. Tous ceux qui nous disait qu’ils nous fallait une maison et un jardin. A croire que nous avions déclarés vouloir adopter un chien! Ou les autres qui nous écrasaient sous les histoires de finances, d’organisations, etc…
      Au final, le 07/07/2012 je suis devenue maman d’une petite fille que nous avons appelé Laurine. Et contre toute attente, deux mois plus tard, je suis devenue belle-mère à plein temps puisque sa maman nous en a donné la garde. Et finalement, je suis devenue mère au foyer. J’ai arrêté les marchés. J’ai tenté de retrouver un emploi mais rien de bien concluant.
      Et au passage, nous avons pu faire un pied-de-nez à tous ceux qui avaient tentés de nous décourager. Car finalement, au lieu d’un enfant, on peut dire que nous en avons eu deux presque en même temps. Et nous nous en sortons assez bien. Bien sur, il faut faire très attention au budget. Mais l’année dernière, j’ai pu offrir un bel anniversaire de princesse pour les 8 ans de Gladys. Afin de faire des économies, je me suis lancée dans la création d’un gâteau princesse. Et là, je remercie internet et ses tuto. Gladys en était heureuse. Pour Noël, toujours afin de faire des économies, nous avons fabriqué une partie des déco. Ma sœur a même pu nous rejoindre et participer à l’atelier loisir créatif. Il ne nous as pas fallu grand choses, du bolduc, du papier cadeau et des rouleaux de papiers toilette vides. Nous avons fait des papillotes que nous avons accrochés au plafond et dans le sapin. Laurine avait les yeux qui brillait d’envie lorsqu’elle levait la tête et quand à Gladys, elle a adoré cet après-midi là. Tous ça pour dire, que par obligation envers nos enfants, nous arrivons toujours à joindre les deux bouts pour nos tits bouts. D’une manière ou d’une autre, et selon nos personnalités propre, nous arrivons toujours à rebondir et à trouver des choses pour nous occuper au mieux de nos enfants.
      Alors n’écoutez que vous. Le moment d’avoir un enfant n’est pas que matériel, il est surtout émotionnel.

  12. Moi, je suis maman de 3 enfants, j’ai pas pris de congé parentale pour mes deux premiers parce que financièrement ça coinçait mais j’ai toujours eu envie de profiter d’eux de leur donner le meilleur et le boulot était secondaire mais malgré tout j’ai eu l’impression de louper ttes ces petites choses qui nous rendent la vie meilleure parce que je n’avais tout simplement pas le temps. Pour la naissance de ma troisième, j’ai décidé de prendre mon congé parentale et j’en suis ravie. Au moins ma fille je la vois grandir évoluer de jour en jours et je profite un max de ses deux grands frères. J’ai enfin découvert ce qu’est le plaisir de déposer ses enfants à l’école et de découvrir leur environnement rencontrer d’autre parents… Mon aîné est en CP et je suis présente pour les devoirs et l’aider tout simplement à grandir… Le deuxième découvre l’école en douceur… Ma troisième, elle, a le temps de découvrir le monde avant d’être balancer chez une nourrice à 5h le matin. C’est pas une vie pour eux car ils doivent suivre le rythme qui est le notre à la différence qu’eux ne sont que des enfants et que le stress de la vie active ils le connaitront bien assez tôt. Alors c’est trois de CP je l’ai prend sans scrupule après tout je suis leur mère et pour certaines personnes je sacrifient 3 ans de ma vie mais pour moi je reçoit pendant 3ans l’amour de mes gosses et même si les temps st dures j’en sortirai forcemment grandie car maintenant j’ai enfin trouver l’équilibre que je cherchait et même après ma reprise (qui sera inévitable) mes priorités seront différentes.

  13. bonjour, j’ai 40 ans, 3 enfants, 5 ans 2 ans et 4 mois. Je serais en congé parental à partir de fin octobre, pour une durée de 3 ans, je le fais pour moi et mes enfants. J’ai essayé d’évoluer professionnellement, on m’a mis des bâtons dans les roues. Alors à 40 ans, j’ai décidé de faire un break de me consacrer à ma famille mais à moi aussi. Pour mes deux premiers, j’ai pris un cp de 6 mois, je ne voulais pas confié mes enfants à 3 mois, et pour ma deuxième, j’ai été calmée car sa nounou, faisait des choses que j’ai découvert tard, comme la fessée. Je la lui est retirée tt de suite, heureusement j’étais en congé mater.

    Aujourd’hui, je créee mon association dédiée aux mamans, pour proposer des activités non pas de mamans mais de nanas. Car je trouve que qd on devient « maman », on s’oublie un peu. C’est super de s’occuper de ses enfants, de les voir grandir, de partager pleins de choses, mais il y a un moment, ou en tant que « mère », on a besoin de respirer. J’ai crée le café des mamans, avec des ateliers qui nous permettent de se recentrer sur soi, sur la femme qu’on est et qu’on reste avant tout. Si ça vous intéresse, le vous donnerais l’adresse du blog.

    Amicalement.

  14. Moi aussi après 24 ans de travail, j ai commence bien sur très jeune , je suis devenu maman de deux pu puces ,j ai donc pris directement un congé parental,ces la plus belle décision que j ai prise et une véritable opportunité de carrière être maman au foyer !!!!!

  15. Bonjour, et merci ! Juste merci. Je me sens moins seule… 4 ans bientôt que je suis mère au foyer de 2 enfants ma fille 3ans et demi et mon fils de 6 mois. J’ai tout quitté pour rejoindre le papa est qui m’a permis d’élever mes enfants. Mais tout quitter a été non sans mal , mes parents (j’habitais chez eux à l’époque mais contente de les quitter qd mm) la famille, les amis, mes emplois que j’aimais beaucoup . Visiblement trop compliqué pour mes employeurs de comprendre à l’annonce de ma 1ere grossesse… un peu trop de pression et hop j’ai donné ma démission vengeaaaaance ! et je suis partie plus tôt que prévu dans cette nouvelle région où je ne connaissais absolument personne… notre couple s’est fusionné comme ça, petits dîners en amoureux en attendant que notre crevette naisse. C’est plus tard quand ma fille est née que j’ai compris que ce ne serait pas facile. Les gens pensaient que je touchaient les allocs etc ce qui n’est pas le cas, et de toute manière quel mal y aurait il? Mon conjoint gagne bien sa vie, il a fait un paquet d’études moi non… n’ayant que très peu de diplômes si je devais travailler je toucherai un smic tout au plus bref ça aurait servi à payer une nounou quel intérêt, j’ai préféré élever mes enfants et le papa 100% ok !… j’ai eu des remarques mais bien cachées… quand je revenais dans ma region et que je croisais d’anciennes collègues à chaque fois j’ai eu le droit à cette question : »alors tu travailles ? » Et quand je leur repondais que non ou que je ne comptais pas reprendre le travail préférant élever mes enfants. leurs têtes se déformaient lol c’est visiblement impensable d’élever nos enfants de nos jours ??? Je me sentais toujours obligée de me justifier, maintenant j’accepte.
    Mon seul problème qui devient lourd après 4 ans dans une region que je n’affectionne pas, c’est la solitude je me sens seule. Mon petit dernier un peu trop petit pour l’instant pour lui faire faire des choses mais il me tient compagnie avec ses jolis sourires et sa bonne humeur s’est mon rayon de soleil de la journée ce petit bonhomme et ma grande va à l’école que le matin, et reste avec moi l’après midi, mais maintenant elle réclame à aller à la cantine et l’après midi, elle est prête s’est ce que j’attendais. Seulement j’ai peur que les activités que je faisais avec elle ne soient remplacées que par le ménage, bien sûr j’ai toujours des choses à faire à la maison mais je me suis jurée de ne pas me prendre la tête avec le ménage le rangement etc.
    J’adorais rencontrer d’autres mamans au foyer avec leurs enfants.
    Maintenant j’ai accepté mon statut j’en suis fière j’en profites et je m’éclate mais mon manque c’est la communication avec des adultes !
    Bonne continuation à toutes et vive les MAF !

  16. Bonjour, et merci ! Juste merci. Je me sens moins seule… 4 ans bientôt que je suis mère au foyer de 2 enfants ma fille 3ans et demi et mon fils de 6 mois. J’ai tout quitté pour rejoindre le papa qui avait trouvé un travail dans une autre région avec un bon salaire à la clé ce qui m’a permis d’élever mes enfants. Mais tout quitter a été non sans mal , mes parents (j’habitais chez eux à l’époque mais contente de les quitter qd mm) la famille, les amis, mes emplois que j’aimais beaucoup . Visiblement trop compliqué pour mes employeurs de comprendre à l’annonce de ma 1ere grossesse… un peu trop de pression et hop j’ai donné ma démission vengeaaaaance ! et je suis partie plus tôt que prévu dans cette nouvelle région où je ne connaissais absolument personne… notre couple s’est fusionné comme ça, petits dîners en amoureux en attendant que notre crevette naisse. C’est plus tard quand ma fille est née que j’ai compris que ce ne serait pas facile. Les gens pensaient que je touchaient les allocs etc ce qui n’est pas le cas, et de toute manière quel mal y aurait il? Mon conjoint gagne bien sa vie, il a fait un paquet d’études moi non… n’ayant que très peu de diplômes si je devais travailler je toucherai un smic tout au plus bref ça aurait servi à payer une nounou quel intérêt, j’ai préféré élever mes enfants et le papa 100% ok !… j’ai eu des remarques mais bien cachées… quand je revenais dans ma region et que je croisais d’anciennes collègues à chaque fois j’ai eu le droit à cette question : »alors tu travailles ? » Et quand je leur repondais que non ou que je ne comptais pas reprendre le travail préférant élever mes enfants. leurs têtes se déformaient lol c’est visiblement impensable d’élever nos enfants de nos jours ??? Je me sentais toujours obligée de me justifier, maintenant j’accepte.
    Mon seul problème qui devient lourd après 4 ans dans une region que je n’affectionne pas, c’est la solitude je me sens seule. Mon petit dernier un peu trop petit pour l’instant pour lui faire faire des choses mais il me tient compagnie avec ses jolis sourires et sa bonne humeur s’est mon rayon de soleil de la journée ce petit bonhomme et ma grande va à l’école que le matin, et reste avec moi l’après midi, mais maintenant elle réclame à aller à la cantine et l’après midi, elle est prête s’est ce que j’attendais. Seulement j’ai peur que les activités que je faisais avec elle ne soient remplacées que par le ménage, bien sûr j’ai toujours des choses à faire à la maison mais je me suis jurée de ne pas me prendre la tête avec le ménage le rangement etc.
    J’adorais rencontrer d’autres mamans au foyer avec leurs enfants.
    Maintenant j’ai accepté mon statut j’en suis fière j’en profites et je m’éclate mais mon manque c’est la communication avec des adultes !
    Bonne continuation à toutes et vive les MAF !

  17. Chères Mesdames,

    N’oubliez pas que votre choix de rester au foyer, pour certaines, est financé par certaines mamans travaillant jusqu’à pas d’heure.

    • Chère travailleuse exemplaire, pourriez-vous nous expliquer en quoi vous nous financez ? Ne payons-nous pas, comme vous, les impôts qui financent le centre aéré de vos enfants, leur cantine, et les autres moyens de garde que vous utilisez pour ne pas vous en occuper ? (oh pardon, je vous choque sûrement)
      Si vous pouviez, par la même occasion, mettre au placard votre mépris, cela nous ferait quelques vacances (bien méritées).

  18. En Angleterre, on ne dit plus housewife, comme dans une série américaine connue, mais homemaker. D’abord, c’est mixte, ça peut être la maman ou le papa ( et j’en connais, des papas au foyer!), mais surtout, c’est positif: on « fait » le foyer, on le construit. L’important est d’être heureux(se) de son choix de vie, pas ce qu’en pense le voisin.

  19. Merci pour votre histoire et votre témoignage de maman au foyer…..on a moins l’impression de passé pour une personne « bizarre », ce qui arrive souvent parfois quand on vous demande ce que l’on fait et que l’on répond « congé parental » (donc maman au foyer)….Pour ma part cela ma semblé le choix le plus évident pour mes enfants et ma famille, j’ai 26 ans et deux petits garçons (2 ans et demi et 15 mois le 2ème) et il m’était inenvisageable de passer a coté de ces si précieuses années et cela nous donne un joli équilibre de famille…Donc qu’on nous laisse faire notre choix, mais dans une société qui est devenue carriériste cela est parfois difficile….alors MERCI pour tout ce que vous avez dit , on se sens moins seule !

  20. Pingback: Etre maman : et chez vous, c'est comment? | Unik Créations textiles

  21. Bonjour
    Maman au foyer de 2 enfants a 34 ans je n’arrive plus a me motiver. J’ai une vache un jardin des poules un chien un chat et un compagnon ( qui m’aide beaucoup). Je cuisine des nouilles presque tous les jours je ne transforme plus le lait et mon jardin est une jachère ! Le linge s’entasse, la poussière aussi. J’ai peur de craquer.
    Cela fait 3 ans que je suis au foyer. J’ai accouché en mars 2013, allaité pendant 1 an, et depuis j’essaye d’être une femme d’intérieur econome. Comment fait on pour se motiver tous les jours 7 jours sur 7, 14 heures par jour, 365 jours sur 365 seule face à tes responsabilités ? Responsabilités qui aux yeux de la société et de mes proches sont inconsistantes et puis « c’est que du bonheur ! ». Tu ne peux pas dire que c’est difficile car souvent on ne t’écoute pas et dans le cas contraire tu es pathétique.
    A moi la méthode Coue ! Ou la retraite spirituelle …
    Avec toutes ma considération pour cette vocation, bon courage.

  22. quand j’ai annoncé à mes collègues que je voulais prendre mon congé parentale pour mon troisième, elle m’ont demandé si je finirais « comme ses maman au foyer en jogging avec les cheveux gras… » bonjour l’image.
    je prend soin de moi et me maquille tout les jours, je ne reste pas assise devant les feu de l’amour toute l’après midi, et je pense que je sais encore réfléchir, comme « AVANT ».
    Non, le statue de mère au foyer ne change pas la personne que l’on est. Ce qui nous change, c’est le regard des autres et le peu de considération que l’on nous porte.

    • Je crois ce que beaucoup de femmes ne comprennent pas c’est que le bonheur d’être femme c’est d’abord « savoir ce que l’on attend de soi  » Pour ma part j’ai démissionée sans réfléchir à 3 ans de prendre la retraite avec les avantages des 3 enfants que procure les fonctionnariat. Je n’ai pas regrettée . J’ai élevée mes 3 enfants avec amour,J’étais contente de vivre une vie explosive, mon mari étant commerçant j’ai participé à son activité sans retour pour ma retraite.J’ai crée ma propre entreprise ( 1 ans après un grave accident m’a clouée au lit pendant 3 mois) J’ai été considérée handicapée . J’ai pris la force d’hercure et j’ai soulevé toute les critiques. Ma volonté de ne jamais baissée les bras m’a remise sur pied.Aujourd’hui j’ai totalement changée de voie .Je suis secrétaire de direction dans le bâtiment. Une autre folie me trotte pour la retraite . C’est être agricultrice avoir une ferme ou j’aurai tout pour ne jamais dire je m’ennuie. Merci la vie

  23. Bonjour,
    Journaliste et réalisatrice pour Arte et France 5 essentiellement, je cherche à rencontrer des femmes diplômées qui avaient un projet de carrière dans leur travail et qui ont tout arrêté à l’arrivée de leur(s) enfant(s). Je recherche des femmes dont la situation de mère au foyer est un choix radical de vie et non seulement financier (balance entre revenus en travaillant et prix d’une nourrice).
    N’hésitez pas à me contacter si vous connaissez une mère au foyer au parcours un peu atypique.
    Merci d’avance,
    Mélodie Proust

    • Bonjour Mélodie,

      Votre message m’interpelle car je pense être dans la situation que vous décrivez. Ma décision n’est pas encore tout à fait prise mais je crois qu’au fond, je sais déjà, depuis longtemps, que mon bonheur d’être auprès de mes enfants passera toujours avant la réalisation de mes rêves professionnels. J’ai réalisé brutalement, après avoir repris le travail à la naissance de mon enfant, que je ne pourrais pas être pleinement épanouie, en même temps, en tant que mère et dans ma vie professionnelle. J’étais sans doute naïve mais je croyais conserver le même niveau d’adrénaline au travail tout en passant beaucoup de temps dans une bulle de douceur avec mon bébé. J’ai fait des études de droit, obtenu mon diplôme d’avocat après un Master côté dans une université prestigieuse. J’ai été formée dans des entreprises connues, des cabinets d’avocats réputés. J’étais travailleuse, efficace, félicitée pour la qualité de mon travail, je ne connaissais que l’excellence, le dépassement de soi, la satisfaction du mérite. Le soir je racontais mes folles journées à mes copines en buvant un verre, dans les plus chouettes bars de Paris. J’étais jolie, je n’avais que moi à gérer et je m’éclatais du matin au soir. J’imaginais qu’un jour je serais à la tête d’un gros cabinet, que je donnerais des cours à l’université ou que j’aurais en parallèle une activité politique.
      Et puis j’ai rencontré mon merveilleux mari et j’ai eu envie de profiter de tout ce que la vie nous offre de beau quand on est deux. Alors le travail n’a plus été une priorité et j’ai commencé à me poser des questions : comment vais-je m’organiser quand je serai mère? J’avais très envie d’avoir un enfant et je me suis rendue compte à quel point j’attachais de l’importance au fait que lorsque l’on prend la responsabilité de donner la vie, il faut veiller à ce que l’enfant qui vient sur terre soit heureux. Cela peut sembler évident mais en réalité c’est immensément compliqué. Chacun a son point de vue sur le bonheur. Par ailleurs, on ne peut pas toujours faire ce que l’on veut et bien souvent, c’est le manque d’argent pour vivre qui décide pour nous.
      Après avoir eu mon enfant je suis restée à la maison pendant 11 mois. Financièrement, je pouvais le faire. Puis j’ai repris le travail car j’avais besoin de voir du monde, de reprendre une vie « normale » et de me couper de cette fusion trop lourde que j’avais avec mon bébé. Pour avoir assez de temps avec mon enfant, évidemment, j’ai éliminé d’office tous les cabinets d’avocats où il est indécent de partir le soir avant 20h. J’ai aussi éliminé les entreprises où il faut se déplacer, continuer à travailler le soir sur ses mails et supporter un niveau de stress qui est inévitablement amené à se faire ressentir une fois rentrée à la maison. J’ai donc revu mes prétentions à la baisse, j’ai trouvé un travail qui ne me satisfais pas intellectuellement. C’es très dur. Je me suis vue chuter, j’ai perdu ma fierté, j’ai eu l’impression que tout ce que j’avais accompli professionnellement jusqu’alors avait disparu. Je me suis demandée si j’étais bien toujours cette même personne qui avait travaillé pour tel juge, tel avocat, qui avait traité telle grande affaire politico-financière, qui avait rédigé tel article dans une revue spécialisée, persuadée qu’elle en écrirait encore plein d’autres… Puis, pour me « consoler », je me suis dit que j’avais un égo surdimensionné, mal placé, que ça me faisait du bien d’être remise à ma place finalement. Puis, avec le temps, j’ai réalisé que pour profiter de mon enfant, le voir grandir, ne pas culpabiliser sans cesse de le laisser 10 ou 12 heures par jour à d’autres personnes que je ne connais même pas, j’étais évidemment obligée de renoncer à mes anciennes ambitions professionnelles.
      Il paraît que l’on peut avoir les deux. Dans mon cas, aujourd’hui, je suis sûre que non. Et au final, j’en viens à cette conclusion : au fond, ce que je veux vraiment, c’est ressentir le bonheur de bien m’occuper de mon enfant, d’avoir du temps pour lui, pour moi, pour moi et mon mari, pour notre famille. J’en ai marre d’avoir peur de demander une demi journée à mon chef parce que mon bébé a 40 de fièvre. Marre de faire les courses, les lessives, le ménage, les papiers, le soir, en un minimum de temps après la crèche et avant le bain et le biberon, marre de me demander si c’est bien raisonnable d’en faire un deuxième alors que j’en crève d’envie.
      Alors voilà, j’ai le choix : démissionner et chercher de nouveau un job dans un cabinet d’avocat, retrouver l’adrénaline du métier, la fierté de répondre à la question « que fais-tu dans la vie? – Je suis avocate… », tout en culpabilisant de ne voir vraiment mon enfant que le we, ou bien démissionner et trouver la paix en ayant du temps pour mon bébé, du temps pour lui donner un frère ou une soeur, du temps pour moi, mes autres rêves (couture, peinture, écriture, travaux manuels, et, pourquoi pas, monter ma « petite entreprise ») du temps pour être encore amoureux longtemps avec mon mari, du temps pour être heureuse, tout simplement… Au fond, ce que je viens de réaliser, c’est que je m’en fou d’être avocate, brillante ou riche, je veux juste voir mon enfant rire, le garder au chaud quand il fait très froid dehors, être attentive à mon mari comme lui est attentif à mon bien être et peut-être, commencer à avoir le temps, à 33 ans, de reprendre les crayons, les pinceaux, les aiguilles, la colle et les rêves que j’ai rangés dans une boîte en carton il y a plus de 15 ans…
      Merci de m’avoir lu.

    • Bonjour, je reviens un peu tard sur le post, mais je viens de voir que vous aviez essayé de prendre contact avec moi . En quoi puis je vous aider? ?

      Carole

  24. Bonjour je me présente j’ai 21 ans et vis depuis 1 ans avec mon ami (26 ans) Nous parlons souvent de projet bébé (prévu après notre déménagement en septembre prochain) à la vue de vos commentaires je voit que beaucoup d’entre vous « souffre » comme moi du regard des autres. En effet cela fait maintenant 1 an que je recherche du travail sans résultats (pourtant je ne fais pas les choses à moitié, mail , rendez vous, pôle emploi , recherche dans tout les domaines!), par conséquent le sujet de notre vie future revient fréquemment dans notre couple , nous voyons nos amis devenir parents , nos projets se concrétisent depuis quelques temps (nous savons enfin où mon chéri sera muté) il aura bientôt son CDI bref le bonheur , mais tout deux rêvons de devenir parents seulement nos familles sont à 80% contre, pourquoi 80 , tout simplement car de mon côté ma famille ne conçoit pas que nous puissions devenir parents temps que je n’ai pas de travail « tu ne vas pas vivre d’amour et d’eau fraîche tout de même » « il sera malheureux  » ou encore « jamais vous ne pourrez construire quelque chose tant que tu n’as pas de travail » , mes amis de mon âge pour eux c’est « profite de la vie » « tu n’as pas l’âge » (je ne suis jamais sorti en boite j’aime mon chez moi j’ai appris très vite à vivre seule) et les 20% restant sont Pour et n’attendent que ça pour nous ainsi que quelques uns de nos amis parents. Seulement , plus je voit les mamans de mon entourage laisser leurs enfants à 7h chez la nourrice, les récupérer à 20h , voir les vidéos que la nourrice a pris sur leur premier pas….cela me fend le cœur , certes un travail pour notre nid serait un plus …mais je ne me voit pas laisser mes enfants à quelqu’un d’autre et rater leur moments, leurs premiers pas, leurs premiers mots….j’avoue avoir souffert du fait que ma mère ai repris une activité professionnelle après nous avoir élevée durant 12 ans ma sœur en ayant 25) , seulement lorsqu’au collège j’ai été victime harcèlement, de coups etc… mes parents ne parlait que de boulot et je passai bien souvent après tu sais notre journée à été bien plus dure! » « plus tard charline » personne n’a rien vu sauf une autre maman dont la fille avait remarquer mes bleus….à chaque fois que j’y pense j’ai peur que mes enfants subissent la même chose plus tard. Je vois beaucoup de maman perdre patience devant leurs enfants (de nombreuses insultes en face de chez moi) ….certes je vois les mamans courageuse pour qui cela fend le cœur de laisser leurs enfants à la nourrice (je vous félicite d’ailleurs) mais j’en ai vu d’autres pendue à leur téléphone laisser leurs enfants et partir sans un mot…
    Nous parlons souvent de l’avenir et du fait que je serai maman au foyer par choix pour être sur que nos enfants ne manquerons de rien sur le plan affectif mais malheureusement nous ne pouvons pas en parler , je ne sais pas à qui en parler car j’ai toujours le droit aux diverses remarques blessantes qui me font douter….
    J’ai réellement envie d’être mère je sais que nous pouvons y arriver (nous ne comptons même pas sur les aides comparer à certains) et j’espère trouver un temps partiel par la suite pour ne pas rater cette vie qui ne s’offrira pas à nous 20 fois.

  25. Bonjour,
    En lisant vos commentaires, je vois que vous avez toutes été ou êtes encore mères au foyer.
    J’ai 34 ans, 2 garçons de 5 et 3 ans… les circonstances ont fait que j’ai pu profiter 6 mois du 1er et 1an et demi du 2ème (des deux donc…)… J’attends le 3ème (encore un boy!!!) mais les circonstances sont différentes : je suis avocat et j’ai de sérieuses perspectives pour m’associer l’an prochain… au retour de mon congé mat’ (et je parle d’un congé mat’ classique de 16 semaines puisque je suis en libéral… pas de congé rallongé pour un 3ème)….
    Et c’est là que ça cloche !!! je n’ai pas choisi le métier d’avocat par vocation et, après presque 2 ans d’exercice, ça ne m’emballe pas… et ne parlons pas de l’idée de laisser n°3 en creche ou nourrice à partie de 3 mois, sans pouvoir continuer l’allaitement aussi longtemps que pour les 2 premiers…. ça me fend le coeur!!!
    Et, outre les commentaires et réflexions de l’entourage, c’est la discussion avec mon mari que je redoute le plus… trouver les arguments, lui faire comprendre mon vrai ressenti (lui va croire que c’est juste une poussée d’hormones ou que je vais me « sacrifier » pour mes enfants, et va redouter le moment où, d’après lui, je vais forcément devenir aigrie…).
    Financièrement, il a une situation qui nous permet d’envisager ce choix, surtout si, avec mon arrêt d’activité, on fait l’économie de la creche, de la femme de ménage, de la jeune fille au pair, et des impôts supplémentaires payés à cause de mes revenus….
    Si vous avez des conseils… je vous écoute….
    Eve

  26. Bonjour,
    J’interviens un peu tard, mais je tente quand même, surtout pour répondre à Ève.
    Je m’appelle Carole, j’ai 37 ans, mariée, deux enfants.
    Comme toi, et comme beaucoup d’autres femmes, avant de devenir maman, j’ai eu une belle carrière pro ( entends ici, ce que les gens perçoivent, le statut social qui fait vachement bien tu vois……).
    Bref, tout ça, pour dire que comme Ève, je suis devenue par hasard infirmière, il fallait bien que je fasse comme tout le monde, c’est bien beau de rêver d’une vie différente, mais comment il,va se remplir le frigo
    Le moins contraignant à été pour moi d’exercer en libéral,j’ai fêté mon installation,j’ai très bien gagné ma vie, je me suis achetée une belle voiture, whaou, me diras tu, la vie de rêve………….Je suis devenue ce que la société attendait de moi, femme carriériste, indépendante, le pied!!!!! J’avais selon les critères de ladite société, et j’y croyais dur comme fer à l’époque, j’avais « réussi ma vie ».
    QUelle utopie…..
    Et puis un jour de folie, mon homme et moi, on s’est dit, et pourquoi pas un enfant????
    Et là, le petit bout qui s’est pointé dans notre vie à COMPLÈTEMENT changé la donne.
    Jai repris le boulot quand crevette à eu deux mois et demi, j’allaitais, j’ai dû arrêter!!
    Et puis, les angoisses, le stress, le fait de ne plus voir ma fille, de la jeter chez nounou très tôt le matin et de la récupérer tard le soir,ont pris le pas sur ma vie.
    Mon homme étant cadre et surtout sportif de haut niveau, autant dire qu’il n’était pas souvent là,et que par la force des choses, je gérais beaucoup en plus de mon boulot très prenant.
    On a fait donc un choix ensemble, après avoir longuement discutés,et j’ai pris, nous avons pris la décision d’arrêter,de faire une pause dans ma vie pro,pour nous recentrer sur l’essentiel.
    Cela fait trois ans maintenant, et un petit frère est venu agrandir la famille.
    Je ne regrette à aucun moment mon choix,notre choix de vie.
    Le plus difficile à gérer à été la réaction des gens autour de moi, famille, amis, parents d élèves qui je le voyais bien à leurs têtes pensaient que je rétrogradais!!!!
    Les clichés ont la vie dure, mais comme je déteste les cases que voudrait nous imposer la société, j’assume totalement cette décision.
    Le temps ne s’arrête pas, la vie passe si vite.
    Nous ne sommes que des passeurs et il y a un temps pour tout dans la vie.
    Et aujourd’hui, mon temps est avec mes enfants, les associations auxquelles je suis très attachée.
    J’ai la chance d’avoir pu conserver notre nounou, donc ce la me laisse des journées que pour moi, me faire plaisir, pas dans le sens consumériste, socialement plaisir, par le biais du partage, du lien.
    Le fait que je ne sois plus asservie par mon travail, j’ai pris le temps de lever la tête, de prendre le temps, de me mettre à hauteur d’enfants, de mes enfants,de penser et vivre ma vie autrement.
    Voilà, désolée pour le roman, et encore, j’ai synthétisé lol
    Vivez votre vie en gardant toujours à l esprit qu’elle est éphémère donc précieuse.
    Carole

  27. Être mère au foyer c’est :
    S’oublier
    Ne pas avoir d’heure de fin de travail
    Ne pas avoir de weekend, jours fériés ou de vacances
    Ne jamais entendre la question : et pour toi? Comment cela ce passe? Que fais tu de tes journées?
    Ne pas pouvoir se laver ou aller aux toilettes seules
    Arrêter toutes activités pour faire autre chose
    Regarder sa montre en se demandant pourquoi les minutes sont si longues?
    Avoir envie de hurler ou pleurer mais ne pas le faire, une bonne mère ne le ferai pas!
    Avoir l’esprit constamment occupé par 100000 choses qui n’ont rien à voir avec ce qu’elle aimerai faire en vrai
    Pratiquer une dizaine de métiers bénévolement
    Ne jamais être récompensée ou complimenté pour ce qu’on a accompli
    Tout donner par amour aux autres tout en restant transparente
    Et pour celles qui craquent ou qui prennent un peu de temps pour elles c’est être montrer du doigts comme mauvaise mère profitant de ses enfants pour glander à la maison

    J’aime de tout mon coeur mes enfants mon mari mais quand je regarde ce que je suis devenue après 2 ans seulement au foyer pour mes quatre enfants, je ne me reconnais plus, je ne m’aime plus j’ai envie de redevenir égoïste pour exister de nouveau.

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