Il n’y a pas de petits engagements.

Depuis vendredi dernier, l’émission de télévision Les Maternelles sur France 5 fait parler d’elle. Le sujet aussi sensible soit-il, était sur le sevrage en douceur et l’invité était le pédiatre P. Grandsenne. Les propos tenus par ce cher diplômé ont déclenché une réaction très vive des personnes qui au quotidien, se battent pour stopper la désinformation dont est sujet l’allaitement. J’ai suivi avec un vif intérêt les articles qui ont été publiés à ce sujet et je les ai trouvés très vrais. Par la suite, j’ai vu apparaitre d’autres articles qui, quant à eux, exposent un certain acharnement contre ce médecin et qui rabaissent par la même l’engagement des pro-allaitement.

Je ne réagis jamais publiquement aux divers débats qui vont bon train sur le net. J’ai toujours un avis pour ou contre ces sujets-là mais je me garde bien de le faire partager car il s’agit de ma perception du monde et je la conserve précieusement pour moi. Néanmoins, aujourd’hui, je ne peux garder ma langue dans ma poche.

La polémique se porte essentiellement, non pas sur l’engagement en lui-même mais sur le degré de celui-ci. Pour certaines, il n’en vaut pas la peine. Il y a d’autres combats plus important à mener.

Eh bien, pour ma part, il n’y a pas de petits engagements.

La définition que le dictionnaire donne à ce mot-là est « acte ou attitude de celui qui prend parti. » Prendre parti pour une cause est noble et je trouve lamentable de rabaisser cet acte. La plupart des êtres humains ont des convictions et des valeurs auxquelles ils croient. Mes valeurs ne seront pas les mêmes que celle de ma voisine, de ma copine ou même de ma soeur. Sont-elles pour autant plus importantes que les leurs ?

Pour ma part, je me suis engagée dans un combat contre la réforme du congé parental. Est-ce plus important que la défense de l’allaitement qui est mis à mal tous les jours par des idées totalement fausses ? Je ne crois pas.

Il n’y a pas de petits engagements. S’engager pour une cause est bon en soi. Souvent, les personnes qui dénigrent ainsi ce type d’engagement prônent qu’il y a des causes plus importantes à soutenir telles que la guerre, la faim dans le monde ou la misère sociale. Soit ce sont également des problèmes qui me brisent le coeur et pour lesquels je milite quand c’est en mon pouvoir. Mais je ne me contente pas de cela. J’ai appris avec le temps que ma contribution était certes importante mais loin d’être suffisante. Alors je m’engage aussi pour des causes qui ne font pas la une des journaux et qui pourtant sont tout aussi justes.

L’allaitement en est une. Je ne milite pas. Je n’en parle pas sur mon blog. Je ne fais pas le buzz en lançant de polémiques à ce sujet. J’ai simplement la conviction profonde que c’est le meilleur que l’on puisse offrir à un enfant. Je suis révoltée lorsque j’entends ou lis des grosses bêtises au sujet du lait maternel mais je le garde pour moi. Je me contente, à ma petite échelle, de partager les précieux conseils que je trouve sur le net grâce à des blogs qui délivrent des informations de qualité et de justesse. Je tire mon chapeau à toutes ces femmes qui chaque jour se font rabaisser ou critiquer parce qu’elles ont fait le choix de défendre une cause qui est naturelle. L’allaitement est la nature, il a été conçu pour nourrir nos enfants, il est en chaque femme et il est bien dommage que l’on en soit arrivé là.

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Ceci est ma contribution à un engagement qui me tient à coeur et qui est loin d’être petit.

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11 réflexions sur “Il n’y a pas de petits engagements.

  1. en effet on doit se battre mais dans le respect… malheureusement sur la page des maternelles, ce combat totalement louable en effet a été detourné par des personnes qui sont la pour insulter, denigrer l’autre (et je parle DANS LES 2 SENS), et cela salit tout argument qui peut suivre, c’est dommage. C’est cela qui me saoule, ce combat entre soit disant 2 clans, alors qu’on est le meme clan, celui des mamans.

    • Je ne veux choquer personne et surtout ne pas rentrer dans un débat creux et stérile, mais ce qui pose problème en premier lieu, c’est cette histoire de choix. Les femmes sont faites pour allaiter. La question de choix ne devrait pas se poser ou alors que très rarement pour problème de santé évident. Mais pour toutes les autres, l’effort et les finances devraient être mis non pas dans la préparation et la vente de lait en poudre mais dans le soutien et l’accompagnement de chaque maman qui met son bébé au sein. Ce n’est malheureusement pas possible car pas assez rentable et finalement les seuls bénéficiaires de ces mesures seraient les enfants eux-mêmes et non les industriels qui s’enrichissent sur le dos (et la santé) de cette question de choix !

  2. je ne comprend pas pourquoi c’est aussi aussi sensible surtout entre femmes …je ne sais pas est ce que derrière l’allaitement ou l biberon se cache la peur d’être jugée en tant que mère? il y a tellement de sujets pour se battre encore aujourd’hui j’entendais que les violences faites aux femmes ont augmentées..c’est autrement plus important..je suis lassée de ces polémiques culpabilisatrices pour tout le monde

    • Je ne veux choquer personne et surtout ne pas rentrer dans un débat creux et stérile, mais ce qui pose problème en premier lieu, c’est cette histoire de choix. Les femmes sont faites pour allaiter. La question de choix ne devrait pas se poser ou alors que très rarement pour problème de santé évident. Mais pour toutes les autres, l’effort et les finances devraient être mis non pas dans la préparation et la vente de lait en poudre mais dans le soutien et l’accompagnement de chaque maman qui met son bébé au sein. Ce n’est malheureusement pas possible car pas assez rentable et finalement les seuls bénéficiaires de ces mesures seraient les enfants eux-mêmes et non les industriels qui s’enrichissent sur le dos (et la santé) de cette question de choix !

  3. Je suis d’accord avec toi.
    Par contre, j’aimerais revenir sur quelque chose: les mères allaitantes ne sont pas les seules à se faire critiquer. Personnellement, je n’ai allaité que les premières semaines de vie de mon fils, et encore j’étais obligée de lui offrir des suppléments parce que mes seins ne produisaient presque pas de lait. C’était si difficile de le voir hurler de faim, pleurer parce que je n’arrivais pas à le nourrir… J’ai fini par craquer. Ça a été très difficile pour moi, je l’ai vécu comme un échec personnel et j’ai beaucoup déprimé, beaucoup pleuré. Finalement, j’ai fini par lui donner le biberon et je n’en ai été que soulagée. C’était une véritable délivrance de le voir enfin calme et je passe maintenant de bons moments avec lui quand vient le temps de le nourrir. Par contre, je trouve très insultant de me faire dire que je ne pense pas à lui, que je suis égoïste… Une de mes (maintenant anciennes) amies m’a presque dit que j’étais une mauvaise mère parce que je n’offrais pas de lait maternel à mon enfant. C’est souvent dur à porter, comme remarques.
    Comme dit Lili, nous sommes toutes du même clan: du clan des mamans. À mon avis, on ne devrait pas même pas se battre dans le respect: on devrait tout simplement s’encourager, s’aider les unes les autres pour le bien de nos enfants qui, bien plus que du lait, ont besoin de l’attention et de l’amour d’une mère en santé physiquement comme mentalement.

    • Je ne veux choquer personne et surtout ne pas rentrer dans un débat creux et stérile, mais ce qui pose problème en premier lieu, c’est cette histoire de choix. Les femmes sont faites pour allaiter. La question de choix ne devrait pas se poser ou alors que très rarement pour problème de santé évident. Mais pour toutes les autres, l’effort et les finances devraient être mis non pas dans la préparation et la vente de lait en poudre mais dans le soutien et l’accompagnement de chaque maman qui met son bébé au sein. Ce n’est malheureusement pas possible car pas assez rentable et finalement les seuls bénéficiaires de ces mesures seraient les enfants eux-mêmes et non les industriels qui s’enrichissent sur le dos (et la santé) de cette question de choix !

    • PS : J’ai connu les mêmes soucis que toi avec mes allaitements. J’ai beaucoup culpabilisé et puis maintenant c’est fini. Ce n’était pas de ma faute, c’est la société qui veut ça, qui ne fournit pas naturellement le bon processus aux mamans qui souhaitent allaiter. A présent, si troisième enfant il y a, je me ferai un peu plus confiance et je chercherai de l’aide auprès des bonnes personnes que j’ai découvert bien trop tard pour mes deux premiers 😉

  4. « Je ne veux choquer personne et surtout ne pas rentrer dans un débat creux et stérile, mais ce qui pose problème en premier lieu, c’est cette histoire de choix. Les femmes sont faites pour allaiter. La question de choix ne devrait pas se poser ou alors que très rarement pour problème de santé évident. Mais pour toutes les autres, l’effort et les finances devraient être mis non pas dans la préparation et la vente de lait en poudre mais dans le soutien et l’accompagnement de chaque maman qui met son bébé au sein. Ce n’est malheureusement pas possible car pas assez rentable et finalement les seuls bénéficiaires de ces mesures seraient les enfants eux-mêmes et non les industriels qui s’enrichissent sur le dos (et la santé) de cette question de choix ! »

    Tout est dit dans ce billet 🙂

    Tout ça n’est pas une affaire de maman, de choix ou de réussite ou d’échec de l’allaitement maternel mais bien de société de consommation … Si tout les fonds étaient alloués à plus de formations de consultantes en lactation (dont finalement le métier est de ré-apprendre un geste qui est censé être instinctif) et non pas à la diffusion des laits industriels, aucune mère ne se sentirait fautive de ne pas avoir pu allaiter (faute de lait…on sait toutes qu’une glande stimulée produit sa substance, que ce soit du sébum, de la sueur…ou du lait!) ou ne se poserait la question de le faire ou non… Dans les pays où l’on n’a pas accès au lait industriel ou même on n’en a pas connaissance, cette question n’existe pas dans la tête d’une future maman 😉 C’est tout simplement naturel et instinctif 😉
    Quand aux problèmes de santé qui pourraient nuire à un allaitement maternel, je n’en vois qu’un : une ablation des 2 seins pour raison médicale. Même sous chimio-thérapie il est possible d’allaiter!
    Bref, la polémique qui a lieu ces jours-ci résulte de propos ne respectant pas la loi sur une chaine publique, qui peuvent donc influencer dans le mauvais sens des mères motivées à arrêter leur allaitement, il n’est pas question de polémiquer sur le « choix » …Même si je pense l’avoir exprimé juste plus haut, on ne devrait même pas à devoir faire ce choix.

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