Grossesse

Avant d’être maman, il y a eu cette attente, ces mois interminables où se mêlent doute et excitation. On connaît le début mais la fin est une chose dont on n’est jamais vraiment sûre. Quelque fois on aimerait que ça se termine vite et d’autre fois, on voudrait que ça dure à jamais….

Pendant la grossesse, les hormones, ces coquines s’agitent. Elles te chamboulent, comme on dit, et te font soit aimer tout le monde soit détester tout le monde. Pour ma part, je me suis isolée, renfermée dans ma bulle, je ne voulais voir personne, je ne répondais plus au téléphone. Je n’étais bien qu’avec mon mari, mon bébé et moi-même. Mon ressenti et mes envies avaient changé. J’ai vécu mes deux grossesses en symbiose avec mon bébé.
Au début de ma première grossesse, j’ai pris rendez-vous chez un médecin homéopathe qui nous a initiés, mon mari et moi, à l’haptonomie. Cette science de l’affectivité créée par M. Frans Veldman, dans les années soixante, consiste à contacter le bébé par le toucher des mains sur le ventre, par la pensée de la mère et par la voix des parents.
 Ces séances axées sur le ventre ont eu raison de mon côté narcissique et mon univers s’est mis à tourner autour de mon nombril et du petit être relié à son cordon. La première fois que je l’ai senti bouger, j’ai été enchantée. Un monde merveilleux m’ouvrait ses portes, comme un air de paradis. Ces instants de jeux et d’échanges avec le bébé, de tendresse et de complicité avec le papa étaient magiques. Nous étions déjà trois.
Le papa qui au départ n’était pas convaincu du bien fondé de cette méthode, a découvert, avec étonnement, que son fils répondait à l’appel de sa main, qu’il venait se blottir contre elle et la suivait au gré de ses mouvements sur mon ventre.
Les mains de mon mari et les miennes se sont jointes pour bercer, au creux de ma féminité, notre bébé qui s’éveillait à la vie dans cet échange avec ses parents.
Le jour de sa naissance, nous nous connaissions déjà. Le destin a voulu que ce soit son papa qui l’accueille dans ses bras. Ce contact a suffi à apaiser ses pleurs et ses peurs. Les yeux grands ouverts, il a plongé son regard dans celui de son père, il découvrait son visage mais son toucher, sa voix, son bercement lui était déjà familier.
La maman que je suis devenue ce jour-là, celle qui sommeillait en mon giron, se mit à pleurer en découvrant le joli visage de notre poupon et le bonheur dans les yeux de mon amoureux.
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