Ambivalence

« Être mère au foyer, c’est ingrat. Tu n’es pas faite pour t’occuper seulement de tes enfants et de ton foyer. Toi, tu as besoin de sortir, de faire autre chose. Tu veux un troisième enfant, tu es folle. Comment allez-vous faire ? Vous n’arrivez déjà pas à joindre les deux bouts. Pense à toi, à ton avenir professionnel. Votre couple est déjà instable, est-ce vraiment le moment de faire un autre enfant ? »

Ces phrases, je les ai entendues tant de fois. Elles m’ont toujours été dites avec bienveillance, très souvent par des personnes proches de moi et j’ai fini par les faire miennes. Petit à petit, j’ai laissé les problèmes, le doute et la peur gouverner ma vie.

Je suis d’une nature ambivalente. Je désire conjointement une chose et son contraire. C’est difficile à vivre. Prendre une décision me semble toujours insurmontable. Je demande l’avis de tout le monde et je m’oublie derrière ce que les gens imaginent pour moi. J’ai toujours vécu ainsi.

La seule chose dont je suis sure, c’est de l’amour que je porte à ceux qui me sont chers. Mon mari est entré dans ma vie tel un ouragan balayant sur son passage toutes mes amourettes passées. Dès l’instant où nous avons échangés nos premiers mots, mon cœur a été conquis. Et je sais, sans ambivalence, que ce n’est pas prêt de changer. Malgré nos différences et nos conflits, notre amour surmonte chaque épreuve et s’amplifie continuellement.

Mes enfants sont mon oxygène, ma raison de vivre. Sans eux, ma vie est terne et morose. Ils sont épuisants pourtant, lorsque je les contemple, je puise en moi la patience, la douceur et la compréhension qui font de moi une meilleure maman.

A présent, je souhaite ne plus me laisser submerger par le doute. Je ne suis qu’humaine, je ne connais pas l’avenir. Je n’ai que des questions et très peu de réponses. Alors pourquoi spéculer et me dire « Et si… ».

Le leitmotiv de mon année 2012 a été le changement. Accepter le changement qui s’opère en moi. Accepter de me tromper, accepter de me faire confiance.

Je n’ai pas d’avenir professionnel, je n’ai pas de bien immobilier, je n’ai pas d’argent de côté mais qu’importe. La vie se résume-t-elle à faire carrière ou à amasser de l’argent ? Je ne crois pas.

Je ne suis sure de rien, je n’ai que des ressentis, des émotions. Je sais que je suis une maman, dans mes tripes. J’aime ma vie de famille, je me sens épanouie dans mon salon auprès de mes hommes. L’amour n’est-elle pas la chose la plus précieuse en ce bas monde ? Alors je suis riche. Je mise sur ma famille et je sais que je doublerai la mise.

J’aime les choses simples, je vais donc arrêter de me compliquer la vie.

Mon destin est entre de bonnes mains et je vais leurs faire confiance.

Apprivoiser la vie, c’est se tromper et reconnaitre ses erreurs. C’est aussi se faire confiance lorsque le doute s’installe. C’est lâcher-prise et laisser faire la nature.

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9 réflexions sur “Ambivalence

  1. Bon déjà très bel article.

    Je me retrouve bien dans ce que tu dis bien que n’étant pas maman au foyer. C qui me ressemble et me touche d’autant plus, c’est que moi aussi j’ai très peu de certitudes, mes choix sont guidés par mes sentiments, des sensations et c’est parfois difficile quand on veut tout maîtriser.
    J’aimerais moi aussi parfois pouvoir me laisser porter, « laisser faire la nature », ce serait tellement plus simple j’imagine.

    Merci de m’avoir ouvert les yeux de si bon matin 😉

  2. Pas d’argent pour partir 3 semaines à Ibiza, pas de carrière et d’avenir brillant, mais un mari que j’aime et qui m’a donné 3 beaux enfants. il travaille, et nous sommes heureux comme ca. mes enfants ne manquent de rien, ils sont notre priorité.
    Etre mère au foyer, c’est ne pas être égoiste, penser à sa famille d’abord. C’est être raisonnable aussi. Je trouve que c’est beaucoup de responsabilité mine de rien, du moins sur le plan financier.
    Si je travaillais, je crois que mon mari serait papa au foyer! Nous adorons ce train de vie là, même si il est difficile.

  3. ACCEPTER ….. c’est LE MOT
    Mais l’applicaton du mot est une montagne à gravir …
    Je ne suis pas non plus une mère au foyer, tes mots me parlent et me ressemblent tant

  4. Bonjour, Je ne suis pas mère au foyer, mais mon choix professionnel fait il y a 10 ans maintenant a fait couler beaucoup d’encre, lever bien des questions, des réflexions .
    Car oui après l’arrivée des mes filles il y a bientôt 13 ans, nous avons fait le choix, mon mari et moi, car c’est une décision à prendre en commun, que je serais assistante maternelle, de façon à continuer de gagner ma vie et d’élever mes filles. Mais comme tout le monde le sait, ce n’est pas un métier, on a rien à faire, s’occuper d’enfant n’est pas fatiguant..grrrrrrrr.
    Pourtant ses mêmes personnes bien pensantes dise  » oh, je ne pourrais pas faire ce que tu fait » , ben pourquoi puisque je ne fait rien……………..
    Chacun voit midi à sa porte, avant de balayer devant la porte des autres, il faut balayer devant la sienne.
    Alors merci pour vos écrits tellement vrai, et vivre sa vie comme on l’entend , avec ses joies, ses peines, ses erreurs, c’est le plus important, car personne ne la vivra à notre place.
    Merci à vous

  5. ouha!!!!!!!!!!!!!
    oui ,moi je déprime en ce moment je pense que je suis rien ,en fin on est en 2013 ,femme active  »  »
    petit boulot ,à mon compte et puis assistante maternelle ,eujourd’hui rien ,mon esperance de vie ce sont mes filles ,la vie passe et je me demande à quoi ,je sers rééllement
    je me reconnais en ce que tu as ecris..

  6. La chanceeeeee!! Moi mon ambivalence me tue pourtant jai a peu pres la mme facon de finctionner que toi!! Et franchement toi t assures!!! J ‘ aimerais etre riche comme toi,!! Gagne le jackpot ! Au moment ou je pouvais tt avoir (amour ami) g tt refuser par crainte de ma famille, pourtant a lepoque g t heureuse et javais du succes avc les hommes. Du succes mais g jamais connu l amour. Aujourdui suite a une bda, je me rend compte de mon cote dependante affectif. Je passe tt le monde avany moi g tjrs revr detre aimer, et a lepok c a dire ya 2 semaines sa aurais ete largement possible mais la peur de ma famille ma frener. Aujourdui je suis depressive avant g t trop heureuse et euphorik aujourdui je reve detre aumer mais je men sens plus capable avant je voulais etre aimer mais je nai jamais su affronter mes peurs ( famille possessif frekentation d homme : tabou,) jpeux te dire ke le constat est amer de mon cote. Car avant ma deprim javais tt pour reussir et surtt javais tt pour etre aimer et aimer en retour.bizarement a ce jour je veux aimer mais je men sens incapable. G perdu tt mon elan vital et je regrette le temps ou jetais sure de moi. Cette depression majeur tue tt en moi. Jspr et je ptie Dieu pour wu un jour je puisses redevenir joyeuse et enfin SAISIR les opportunites amoureuse qui soffriront a moi.bizou a ta ptite famille ki donne envie

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