Un samedi matin…

Ce week end, j’ai la chance d’avoir mon mari à la maison. Celles qui ont un conjoint qui travaille en fin de semaine apprécieront la valeur de cette remarque.

C’est en famille et en musique que nous avons accompli la quasi totalité des tâches ménagères. Je parle bien sûr de celles de la mâtinée car les tâches ménagères sont comme le temps, rien ne les arrêtent !

Le repas de midi se profile au loin mais rien ne presse. Aujourd’hui aucun impératif ne m’oblige à accélérer la cadence. Alors je m’arrête quelques minutes, la musique berce mes mots. Ma princesse dort paisiblement, les deux ainés jouent avec leur père. Quel bonheur de se retrouver en famille !

Quand nous sommes tous les cinq, un halo de sérénité se propage en moi et apaise chacune de mes inquiétudes. Je suis forte pour eux, avec eux et pour rien au monde, je changerais mon devenir. Être mère au foyer a fait de moi une meilleure maman. Peu importe les tourments que je rencontre, je sais ce que je vaux et personne ne parviendra à m’ébranler.

En haut des escaliers un "maman" me tire de ma rêverie… Il est l’heure de reprendre le cours de ma journée, surtout que je reçois des invites cet après-midi et il me plairait de leur confectionner des cookies pour accompagner le café.

A plus tard…

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Lettre ouverte à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des Femmes

Madame la Ministre,

Je m’appelle Julie, j’ai 34 ans, je vis avec mon compagnon et nous sommes les parents de trois enfants. L’ainé a 6 ans, le cadet 4 ans et la benjamine a tout juste 1 mois. Mon conjoint est cuisinier tandis que je suis mère au foyer par choix, par envie et par vocation. Pourtant rien ne me destinait à cette orientation.

Je suis licenciée en lettres modernes et avant de devenir maman, je préparais le Capes de lettres et j’aspirais à être professeur de français.

A présent, je ne pourrais envisager de placer mes enfants en nourrice et de courir rejoindre mon lieu de travail. Si c’était le cas, mon esprit et ma concentration ne seraient jamais au top car je serais toujours préoccupée par le sort qui est réservé à mes enfants alors qu’une autre personne que moi veille sur eux.

Je ne suis pas contre l’épanouissement de la femme au travail. Je suis pour que chaque femme ait le CHOIX.

Lors des présidentielles, j’ai voté pour M. Hollande car j’étais intimement convaincue qu’un gouvernement de gauche serait plus à l’écoute du peuple français en cette période de crise économique. Malheureusement, je ne cesse d’essuyer des déceptions. Ici, on réforme les rythmes scolaires à la va-vite, sans tenir compte des professionnels de l’enseignement. Là, on souhaite réformer les modalités du congé parental sous couvert d’égalité entre les hommes et les femmes. Et aujourd’hui j’apprends que vous souhaitez taxer les femmes au foyer, toujours au nom de cette parité homme/femme.

Alors je m’interroge où rangez-vous et que faites-vous des femmes qui désirent être femme et mère ? Celles qui ne veulent pas de carrière professionnelle mais qui souhaitent s’épanouir dans leur vie de famille ?

Pensez-vous sincèrement qu’en contraignant ces femmes à trouver une activité professionnelle sous peine de taxes supplémentaires, vous servirez la cause féminine ?

Croyez-vous vraiment que ce chantage fiscal est une bonne chose pour ces femmes qui ont CHOISI d’élever leurs enfants plutôt que de rejoindre les rangs des petits salaires qui sont engloutis dans les frais de garde, de cantine et de transports des enfants ?

La vraie liberté féminine réside dans le pouvoir d’avoir le CHOIX.

En outre, cette nouvelle fiscalité ne ferait qu’appauvrir un peu plus des milliers de familles françaises qui n’ont qu’un seul salaire pour faire vivre leur famille. Pour preuve, les mères au foyer sont celles qui cousent, cuisinent, recyclent et réparent car le budget de leur foyer est très restreint. Bien souvent, ces familles ne partent pas en vacance pendant l’été et n’ont pas les moyens de se payer une semaine en sport d’hiver.

Alors qui serait gagnant avec ce projet de loi ? La femme au foyer que l’on taxe toujours plus ou l’État français qui renfloue ses caisses sur le compte de la classe moyenne ?

Finalement je me demande pourquoi cette stigmatisation de la femme au foyer ? Est-ce si difficile à comprendre qu’une femme préfère rester auprès de ses enfants au lieu de les confier à une tierce personne ? La mère n’a-t-elle plus le droit de s’occuper de ses enfants, sans pour autant payer des deniers supplémentaires pour élever les futurs citoyens de la république ?

Je conclurai en abordant un sujet si préoccupant pour M.Hollande qui est le taux de chômage en France. Voilà des mois que le gouvernement tente d’inverser la courbe du chômage qui atteint des envolés historiques. Ces chiffres signifient donc qu’un très grand nombre de français sont déjà à la recherche d’un emploi, sans succès.

Alors que fera Pôle Emploi de ces femmes au foyer qui, à contre-coeur, se retrouveront sur le marché  de l’emploi d’ores et déjà saturé, et qui viendront augmenter sans cesse le nombre de chômeurs en France ?

Je vous remercie, madame la Ministre, de l’intérêt que vous porterez à ma lettre et vous prie d’accepter l’expression de mes sincères salutations de mère au foyer.

Julie F.

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Celle que je suis

La plus grosse difficulté de ma vie a toujours été de me faire accepter pour celle que je suis.

J’ai souvent eu l’impression que je devais m’adapter aux humeurs des personnes que je fréquentais et que je ne pouvais pas être celle que je suis profondément. Le plus dur ce n’est pas d’être celle que je suis, c’est bien plutôt que les autres m’accepte telle que je suis. Car autrui projette toujours sur nous-même sa propre envie ou ses propres angoisses.

Il m’aura fallu une bonne trentaine d’années, un mari, deux enfants et trois grossesses pour parvenir à me définir, à approfondir mes valeurs, mes ambitions, mes souhaits et tout ce qui fait de moi celle que je suis. A présent, je sais ce qui compte vraiment pour moi et ce qui peut me chagriner.

Maintenant le plus dur est de le faire entendre à chaque personne qui partage ma vie.

J’ai réalisé que je suis différente de la norme et celle que je suis est souvent incomprise.

Ma première constation est mon statut de mère au foyer. J’ai un Bac+3, je me destinais à une carrière professionnelle et je me "contente" d’être mère au foyer. J’ai remarqué à plusieurs reprises que les personnes qui me côtoient ne comprennent pas que je puisse m’épanouir ainsi. Pire encore, elles me disent que cela n’est pas fait pour moi et que je me laisse enfermer chez moi.

Être mère au foyer est dévalorisé par la plupart des gens. Tu n’as pas de vie sociale, tu n’as pas de boulot, tu es dépendante financièrement, tu profites des allocs, tu fais des tâches ménagères à longueur de temps, tu n’as comme compagnon de parole que tes gosses, et surtout tu es déconnectée de la réalité. Forcément, comme tu n’as pas de vie active, tu vis donc dans un monde parallèle dans lequel tu n’as aucune conscience de ce qu’est la vraie vie et ta vison de la vie est donc déformée… voilà comment te perçoivent la plupart des gens.

Même dans la blogosphère le statut de mère au foyer n’est pas très à la mode. En effet, cela fait presque trois ans que je blogue et je n’ai pour ainsi dire jamais été conviée dans aucun cercle de blogueuse. Non pas que je sois à la recherche d’amies blogueuses, mais j’ai pu constater à de nombreuses reprises qu’il existe plusieurs réseaux de blogueuses que je suis et avec lesquelles j’ai tenté de nouer le contact, eh bien je n’ai eu aucun retour…. A croire que ce n’est pas assez chic un blog de mère au foyer, il est plus classe d’être maman blogueuse qui bosse en parallèle, ou maman qui surfe sur la vague des mères indignes, ou encore maman free lance mais maman au foyer, non merci ! Qu’à cela ne tienne, je n’ai eu besoin de personne pour arriver jusqu’ici et je trouve que je m’en sors très bien ainsi.

Ma deuxième constation est que je dérange car je suis différente dans le rapport que j’ai avec mes enfants. J’ai un passif déplaisant étant gamine et forcément cela a modelé la perception que j’ai en tant que maman. Je suis incapable de confier mes enfants à qui que ce soit. Chaque jour que Dieu fait, je les garde précieusement et je ne veux pas m’éloigner d’eux. Pour le moment, ils ne sont encore jamais allés dormir chez un copain, un cousin ou une tata. Je suis incapable de partir en week end ou en vacances seule avec mon homme et de me séparer de mes fils pendant plusieurs jours. Mon mari partage entièrement mon ressenti et nous sommes donc deux à ne pas envisager ce genre de choses. Eh bien, notre attitude est très critiquée. Ce n’est pas la norme, vous comprenez, lorsque l’on fait des enfants, dans notre société, il faut se séparer d’eux et la famille bien souvent n’aime pas lorsque l’on fait exception. Dans mon entourage, nous sommes les seuls à agir de la sorte et je sais que nous sommes régulièrement montrés du doigt.

Troisièmement, choisir une voie différente de celle habituellement empruntée par la plupart des gens, m’investir émotionnellement et personnellement dans ce nouveau chemin, vouloir embarquer avec moi une personne que l’on croit être prête à vivre cela avec soi et finalement prendre en pleine figure une comparaison malsaine, et surtout s’entendre dire que l’on fait des histoires pour rien. Quelle tristesse ! Quelle déception !

Je suis différente et j’aime ma différence. J’aime avoir le nez dans des bouquins et ensuite relever la tête et voir ce que je peux faire de tout ça dans la vie. J’aime l’éducation que je donne à mes enfants car même si elle n’est pas parfaite et même si je continue de me tromper souvent, je n’arrête jamais de penser au meilleur pour eux et je n’arrête jamais de vouloir changer en mieux pour eux. J’aime ma vie de famille et je kiffe rester chez moi, en pyjama, à ne rien faire d’autre que de prendre soin de nous. J’aime la femme que je suis, je ne porte pas d’artifice, je ne me cache pas derrière une langue de bois ou des sourires complaisants, je suis honnête et je m’autorise enfin à exprimer mes émotions. J’aime ma vie de blogueuse, je suis fière de la réussite de mon blog et je recharge régulièrement mes batteries auprès de mes lectrices, régulières ou occasionnelles, qui ont souvent les mots justes pour panser le cœur d’une maman meurtrie.

Je suis différente, je le sais depuis toujours et cela ne m’a pas toujours été favorable et cela continue à ne pas être en ma faveur…

Que dois-je faire alors ? Oublier celle que je suis pour plaire à l’ensemble ? Écouter les émotions des autres, oublier les miennes et réaliser que même lorsque je me mets à la disposition de l’autre, il prendra tout ce dont il a besoin et oubliera bien vite ce que tu as fait pour lui et ensuite se permettra même de te rouler dans la boue, de te rabaisser et de t’humilier publiquement…

De toute manière, quoi que je dise, j’en prendrai plein la tête parce que je reste incomprise. J’ai eu le loisir de constater depuis des années et avec la plupart des personnes que j’ai rencontrées et avec lesquelles j’ai eu des différends, que ma parole est toujours contestée. Mes remarques sont toujours mal interprétées.

Sans doute suis-je dans l’erreur depuis toujours…

Ou alors sans doute ma parole dérange car elle est vraie, émotive et sincère…

Sans doute je n’arriverais jamais à avoir une conversation normale lors d’un conflit car je dis des choses qui renvoient à soi-même et qui font mal car elles révèlent des tabous, des secrets, des non-dits….

Sans doute suis-je critiquée car j’ai une très grande assurance dans mes propos et que cela est très souvent perçu comme de l’arrogance…

Au terme de cet article, ma fille bouge et remue au creux de mon utérus. La vraie valeur de ma vie réside ici, dans cette vie à naitre que j’ai tenté de protéger tout au long de ces mois tumultueux, des méfaits des adultes. Je me rends bien compte que je ne l’ai pas suffisamment préservée de tout ce stress et qu’elle aura forcément des restes de tous ces conflits.

Je suis lasse des conflits. J’ai la sensation de m’être battue toute ma vie et le pire, c’est que mon ressenti est d’avoir combattu des moulins à vent, car à présent, je réalise que on ne m’a jamais autorisé à m’affirmer telle que je suis vraiment, je me rends bien compte que mes mots ont toujours été bafoués.

Je suis lasse de tout ça. J’ai à présent une vraie priorité dans ma vie, ce sont mes enfants et malheureusement à cause de problèmes d’adultes, ce sont eux qui pâtissent de ces conflits. Lorsque je suis contrariée, je suis en proie à de nombreuses insomnies. Je ne dors plus la nuit, je suis donc bien trop fatiguée et beaucoup moins patiente avec eux. Et que dire de ce bébé qui depuis sa conception a ressenti tellement de colère, de frustration, de tristesse et d’incompréhension ? Comment va-t-il vivre dans ce monde de brutes ?

Il me reste un petit mois avant d’accoucher. Je ne me laisserai plus polluer.

Qui m’aime me suive et pour le reste advienne que pourra !

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Pourquoi est-ce si dur ?

Voilà une question que je ne cesse de me poser, depuis plusieurs mois et parfois plusieurs fois par jour : pourquoi est-ce si dur d’élever mes enfants dans le chemin de la bienveillance ?

Pourquoi suis-je régulièrement en proie à des réactions que je sais être négatives voire néfastes ?

Pourquoi ne suis-je toujours pas capable de contrôler mes excès de voix ou mes remarques dénuées de compassion ?

Pourquoi suis-je toujours agressive verbalement ?

Je suis souvent tendue, stressée, énervée, excédée.

J’ai beaucoup lu, j’ai arrêté de lire, puis j’ai repris quelques lignes, quelques chapitres… Toujours à la recherche de la recette qui ferait de moi celle que je souhaite être. Et pourtant, rien n’y fait.

Ma plus belle victoire reste à ce jour d’avoir cesser de lever la main sur mes enfants. Je ne mets plus de fesser, je ne gifle plus, je n’ai plus aucun geste violent envers mes fils.

En revanche, ma plus grande bataille reste de m’apaiser intérieurement. Cette bataille est constante et presque systématique. Et je suis fatiguée de livrer bataille.

Je ne sais plus quelle arme doit être la mienne. J’ai consulté médecins et autres thérapeutes. J’ai réfléchi à l’éducation que j’avais reçue, j’ai fait le procès de mes parents. J’ai réfléchi à l’éducation que je donnais, à l’exemple que je souhaitais transmettre, j’ai appris à me connaitre, j’ai perçu mes défauts, mes qualités.

Et malgré tout ça, je reste dans l’expectative… Quelle route empruntée et de quelle manière cheminer ?

Suis-je trop exigeante envers mes enfants ? Comment parvenir à contrôler cette exigence ?

Comment faire cesser mes cris ? Comment réussir à me calmer ?

Comment lâcher prise ?

Le lâcher prise implique de parvenir à prendre du recul sur telle ou telle action de l’enfant et d’accepter que celle-ci peut être perçue différemment.

Vous voyez que j’ai compris la théorie…

Mais en pratique, ma vision n’oscille pas d’un centimètre. Je continue à me sentir agresser par les refus de mes fils, je continue de leur imposer d’agir conformément à mes exigences, je continue à me battre contre eux. Je ne veux plus de ce combat et je souhaiterais que ce soient eux qui arrêtent la guerre, alors que j’ai bien conscience que tant que je saurai dans l’affrontement avec eux, ils le seront avec moi…

Mais alors comment rendre les armes et réussir à vivre en harmonie avec mes enfants ?

Comment est-il possible d’exercer une autorité sur ses enfants sans être autoritaire ?

Comment être douce tout en maintenant les règles du foyer ?

Depuis que nous avons décidé avec mon conjoint de ne plus pratiquer une éducation violente, nous sommes en proie à des instants de questionnements extrêmes… et nous n’avons plus aucune réponse.

Qui pourra nous aider ?

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Pour rien au monde, je ne changerais !

Je suis mère au foyer et pour rien au monde, je ne changerais de statut !

Depuis la reprise de l’école, je réalise chaque jour, la chance que j’ai de pouvoir accompagner mes enfants quotidiennement, dès leur plus jeune âge, à la conquête du monde.

Alors oui, je ne travaille pas. Je n’ai pas de valorisation sociale et je n’ai pas de collègues avec qui converser de la pluie et du beau temps. Je n’ai pas de salaire et croyez-moi, mon mari et moi nous privons bien souvent de telle ou telle chose.

Oui, on me regarde parfois comme une farfelue car peu de personnes réussissent à concevoir que l’on puisse s’épanouir auprès de ses enfants.

Oui, je ne suis pas au top de la mode et cela fait des lustres que je n’ai pas mis les pieds dans un salon de coiffure.

Oui je suis mère au foyer et je ne cotise pas pour ma retraite.

Oui je suis enceinte de mon troisième enfant et je n’ai toujours pas d’emploi.

Et alors ?

Je vis la plus merveilleuse aventure qu’il puisse exister. Cette vie est un don du ciel. Loin des obligations, de la compétitivité et de la performance que nous impose le monde du travail, j’ai tous les jours des chalenges à relever. Ceux-ci n’engagent que moi et sont purement égoïstes, ils ne font du bien qu’à nous !

Être mère au foyer en 2013, pour moi, c’est accéder à un monde parallèle, un peu hors du temps. Je ne vis pas sous la contrainte d’un timing. Je n’ai d’ailleurs jamais de montre à mon poignet.

Je  me consacre à mon seul bien-être, j’écoute les maux de mon cœur et de mon corps. Et par extension, je me consacre au bien-être de mes enfants.La société ne m’attire pas le moindre du monde, je ne rêve pas de mettre des tailleurs ou des talons. Je ne désespère pas de cuisiner quotidiennement pour les miens, même si je prends beaucoup de plaisir à regarder mon homme nous cuisiner des petits plats ! Être en famille est l’idéal de vie auquel nous aspirons.

Depuis ma grossesse, mon corps est très faible et mon esprit a été mis à rude épreuve à de nombreuses reprises. J’accepte dès lors d’être faible et de ne pas parvenir à faire toutes les choses qui bouillonnent dans ma tête. J’ai en attente d’écriture une petite dizaine d’articles mais je ne parviens pas à me concentrer plus de vingt minutes et quand il s’agit d’aborder des sujets un peu plus sérieux, mon cerveau dit stop. Soit, j’attends que mes capacités intellectuelles reviennent.

Ma maison n’est pas telle que je le souhaite. Ma force physique est si réduite qu’il me faut attendre après mon mari pour qu’il assure les tâches ménagères que je ne suis plus capable de faire. Quel bonheur cet homme ;-)

Je lis trois livres en même temps, car j’ai beaucoup de lecture en retard mais je n’avance jamais plus loin qu’une page à la fois. Cela m’agace mais que faire ?

Bref, ma vie de mère au foyer est un peu décousue ces derniers temps. Je vis ma parenthèse enchantée. Quel plaisir de ne pas se torturer le cerveau car je n’assure pas, car je ne rentre pas dans telle case. Ma case à moi est à mes formes, elle grandit puis rétrécit au gré de mes humeurs. Cette grossesse est peut-être l’ultime que mon corps portera et je ne veux plus la gâcher. Mon statut de mère au foyer me permet de la vivre, malgré ses contraintes, tel que je l’entends.

Cet article est aussi un peu décousu… J’ai eu une envie d’écrire, de partager ces sensations, cette plénitude qui m’envahit soudainement.

Vous ne m’en voudrez pas, ceci n’est qu’une parenthèse, un instant de contentement, un moment de plaisir.

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Mon bonheur à moi

J’ai reçu, il y a quatre mois, la plus merveilleuse des nouvelles et la plus horrible en même temps.

Quelle difficulté de vivre un grand bonheur et un grand malheur à la fois ! L’être humain est ainsi fait qu’il se laisse submerger par la peine, la souffrance et la mélancolie et en oublie d’être heureux et comblé. Par moment je me suis sentie au bord du gouffre, désespérée et très énervée.

Comme si cela ne suffisait pas, mes tourments, mes lectures et mes questionnements sur l’éducation parentale ont fait ressurgir le mal que j’avais subi sous l’éducation de mes propres parents.  Que devais-je faire avec toutes ces révélations ? Allais-je me laisser pourir, encore une fois, la vie et passer à côté d’une belle période qu’est la grossesse de mon troisième enfant ?

Je refuse. Je suis une maman à la recherche de son bonheur.

Pour le trouver, j’écoute ce que l’on entend pas, le murmure des émotions.

Pour le trouver, je regarde ce que l’on ne voit pas, la beauté du coeur.

Pour le trouver, j’accepte de me tromper.

J’ai ainsi trouvé un petit enfant endormi dont les traits du visage sont tout simplement parfaits, j’ai entendu la souffrance d’un être qui a besoin d’être soulagé, j’ai laissé de côté mes principes et je le vis très bien.

Dans la vie, avant d’être parent, tu as plein d’idées reçues. Tu es convaincu d’un tas de choses. Tu juges si facilement. Puis tu deviens maman et ton monde est bouleversé. Tu te trompes une bonne centaine de fois, tu pleures, tu t’excuses et finalement tu commences à trouver ton rythme de croisière. Tu sais, à partir de là, que rien n’est immuable, que la vérité est ailleurs, qu’un rien est loin d’être rien. Et tes prinicipes seront à l’image de ton intérieur en perpétuel changement.

Je suis une maman très imparfaite mais il y a une seule chose sur laquelle je ne dérogerai jamais : rien ni personne ne passera avant le bonheur et le bien-être de mes enfants. Jamais je ne laisserai quoi que ce soit me séparer d’un de mes enfants.

Je suis enceinte de mon troisième enfant et je sais que la vie est ici, au sein de mon utérus. Puis elle s’épanouit au creux de mes bras. Pourtant, cette troisième grossesse n’est pas telle que je l’espérais. Elle est difficile. Mon esprit souffre encore des stigmates de mes conflits parentaux. Mon corps est affaibli.

Mais toute cette faiblesse devient une force au fur et à mesure que mon bébé grandit. Mon ventre s’arrondit et je sens remuer en moi ce petit être. Cela m’apaise tellement et me rappelle les vraies valeurs de ma vie, mes enfants. Ici se cache mon bonheur à venir, il s’approche près de moi et mon visage s’émerveille.

Parfois, il est vrai que dans la solitude de mon foyer, je me sens un peu délaissée, je manque de conversations d’adulte ou encore de reconnaissance. Je l’accepte. Dans ce monde de brutes, rien n’est parfait. Il s’agit toujours de choisir un moindre mal. Je préfère m’endormir fatiguée des cris de mes enfants.

Mon bonheur est authentique, il souffre quelque fois, puis il panse ses blessures et se reconstruit dans les petits bras de mes enfants. Nul être au monde n’est capable de donner autant d’amour aussi parfaitement, aussi humblement. Cette plénitude est une chance, je ne pourrai m’en passer.

Je tourne enfin le dos à toute cette bêtise humaine qui m’a tant fait souffrir. J’ai à mes côtés un bon mari. Un homme qui a des défauts certes mais qui sait se remettre en question, qui tient compte de ce que je lui dis et qui participe activement à l’éducation de ses enfants. Dieu m’a offert deux magnifiques garçons que je regarde grandir le coeur plein de bienveillance et une troisième grossesse que je protège jalousement.

J’ai l’habitude de dire et d’écrire que la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Je viens de traverser une très grosse tempête. Mon navire a été touché et a failli couler. Grâce à Dieu, j’ai largué les poids qui me poussaient vers le fond et j’ai repris mon cap.

Et comme le chante si bien mon fils "Mon bonheur à moi, c’est quoi ? Mon bonheur à moi, c’est toi."

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J’ai tout essayé ! En êtes-vous sûr ?

Quel parent ne s’est pas senti démuni devant les pleurs et les demandes de son petit enfant sans vraiment savoir quoi faire ?

Vous êtes en plein dedans et vous n’en pouvez plus ? Alors avant d’appeler le service après-vente pour la reprise de votre chérubin, prenez cinq minutes de votre temps pour lire mon article et vous n’en serez que plus heureux !

J’ai entre mes mains LA solution. Comment ça il n’y a pas de solution miracle ? Mais si ! Notre super-héros s’appelle Isabelle et elle en connait un rayon sur la parentalité.

Elle parle si bien que je pourrai l’écouter pendant des heures. Elle écrit si simplement que même un enfant de sept ans pourrait lire et comprendre ses ouvrages. Je vous dis qu’elle est super Isabelle !

Tenez par exemple c’est elle qui vous déculpabilise avec une simple phrase "Il n’y a pas de parent parfait". Ecoutez-là, elle va vous détendre et vous éclairer. 

J’ai entre les mains un livre qui saura éclairer votre lanterne de parent désespéré, un livre qui va vous aider à comprendre ce qui se passe dans la tête de votre petit. Ce graal s’intitule J’ai tout essayé d’Isabelle filliozat et aujourd’hui je vous en fais gagner un exemplaire.

A la lecture de ce livre, votre esprit réalise soudain que tous les qu’en-dira-t-on que l’on véhicule sur l’éducation et le développement du bébé sont FAUX et totalement dénués de sens.

Par exemple, lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant, je travaillais comme surveillante dans un collège. Ma chef, la C.P.E. du dit-établissement m’a expliqué qu’il ne fallait pas que je me fasse avoir par les pleurs de mon nourrisson car les bébés font des caprices. Lorsque j’ai lu dans J’ai tout essayé le test du caprice, j’ai eu envie de lui en envoyer une copie. Vous voulez faire le test ?

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Saviez-vous par exemple que "Quand les besoins de contact de l’enfant ne sont pas suffisamment remplis, ses circuits cérébaux sont en manque." ? Des pleurs incompréhensifs sont probablement le signe que le système nerveux de votre enfant est en manque. Les câlins, les moments passer à jouer ensemble, les mots doux libèrent dans l’organisme "l’hormone du bonheur", l’ocytocine, et apporte à votre enfant ce dont son cerveau a besoin pour se développer normalement.

Voici une petite explication qui pourra vous aider à comprendre bien des choses : "Pleurs et colères sont parfois (souvent) de simples décharges de tensions confiées à la source d’amour inconditionnel : maman. Ce comportement continuera pendant encore bien des années, pensez-y quand votre adolescent(e) hurlera sa fureur contre vous."

J’aime Isabelle :-)

Ne voyez plus votre enfant comme un petit monstre manipulateur. Il vous aime, a besoin de vos bras, de votre chaleur, de votre écoute et de votre réconfort pour grandir et s’épanouir à merveille.

Ce livre est une mine d’informations qui vous aidera à comprendre votre bébé de sa naissance à son cinquième anniversaire. Les chapitres sont consacrés à telle ou telle tranche d’âge. Vous pourrez donc vous référer directement à cette étape "De 18 à 24 mois : la période du non des enfants" au chapitre 3 ou bien le chapitre 10 développe le thème si important pour chaque parent "Poser des limites" qui vous montre ainsi qu’éducation non violente ne rime pas avec enfant-roi !

De plus, Isabelle Filliozat s’est associée à la dessinatrice Anouk Dubois qui illustre très bien les propos de l’auteure et qui met beaucoup de légèreté dans la lecture.

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Vous le voulez ? C’est facile !

Il vous faudra :

*/ Habiter en France métropolitaine.

*/ Aimer la page de la Chronique d’une mère au foyer sur Facebook (cliquer ici)

*/ Commenter avec un mot doux cet article afin de participer au tirage au sort.

*/ Partager le dit-article sur Facebook… Eh oui, pour une fois, je me fais un peu de pub ;-)

C’est parti !

Tirage au sort le vendredi 21 juin 2013 à 21h00. (Les inscriptions seront closes trente minutes avant le tirage au sort soit vendredi 21 juin à 20h30.)

Je vous souhaite bonne chance !

EDIT :

Merci pour vos participations et vos partages ! J’ai répertorié 32 participantes.

La gagnante a été tirée au sort par un site générateur de nombre aléatoire :

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Le numéro 17 est sorti et la gagnante est donc :

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Latatia Ausseil ! Je te félicite et j’attends ton adresse postale sur mon mail juliechroniqueuse@yahoo.fr

Merci à vous toutes et à la prochaine ;-)

Et si on faisait le buzz ???

Devant la morosité ambiante et la pluie incessante, j’ai envie de m’amuser avec vous.

Si on faisait le buzz ? Faire le buzz, c’est se faire entendre, faire parler les gens, en bien comme en mal, c’est se faire connaitre !

J’ai envie que l’on parle des mères au foyer. J’aimerais que les mères au foyer décident de bousculer les idées bien-pensantes de cette société qui dénie le rôle plus que bénéfique des mamans au foyer…

Qui, mieux que nous, peut défendre le magnifique statut non reconnu de la mère au foyer ?

Alors mesdames revendiquez votre statut !

Je vous propose de partager cet article et de le présenter de la sorte :

- Je suis mère au foyer et je m’éclate !

- Je suis mère au foyer et je fais le bonheur de mes enfants !

- Je suis mère au foyer et je t’emmerde !

- Je suis mère au foyer et je kiffe ma vie !

- Je suis mère au foyer et ma famille ne profite pas des allocs’ !

- Je suis mère au foyer et c’est un vrai travail, non rénuméré !

Libre à vous de piocher dans cette liste ou d’ajouter votre touche personnelle. D’ailleurs n’hésitez pas en commentaire à ajouter votre propre phrase, j’en serais ravie.

Voulez-vous taquiner vos proches ? Voulez-vous tordre le cou à tous ces préjugés ?

Faites-vous plaisir ! Le rire est bon pour la santé.

Partagez, commentez et faites-vous connaitre et reconnaitre !

Vive les mères au foyer !

Chronique d'une mère au foyer

Etre mère au foyer…

Mon statut est celui d’une mère au foyer, en congé parental. Voilà pour le côté informatif de la chose.

Je constate régulièrement que le statut de mère au foyer est très difficile à cerner pour les personnes qui ne le pratiquent pas.

Allez, comme je ne sais pas encore ce qui va advenir de moi dans quelques semaines, je remets au goût du jour la discussion sur le statut des mères au foyer. Pour commencer, il y a le best of des idées reçues sur les mères au foyer, très hilarant et très représentatif du regard que la société porte sur nous.

Qu’elle est donc la priorité d’une mère au foyer ?

Sa priorité, ce sont ses enfants. Une femme qui fait le choix en 2013 de rester au foyer, c’est pour s’occuper de ses enfants. Le matin, quand elle se prépare, elle ne se demande pas quel dossier est en attente sur son bureau, si ses élèves ont bien fait leurs devoirs aujourd’hui ou si son patron ne lui cassera pas trop les pieds. Non, quand elle s’habille le matin, elle se demande ce qu’elle va préparer comme repas, le nombre de machine qu’elle aura à faire et comment occuper ses petits. Comment ça, j’en passe ?

J’ai touché du doigt la vie de rêve d’une mère au foyer. J’ai ressenti ce bonheur de vivre pour ses enfants. Malheureusement, je constate souvent que des personnes n’ont pas conscience de ce plaisir et qu’elles se contentent de caler leurs ambitions aux autres. Ce qui fait défaut de nos jours, dans notre société occidentale, c’est l’empathie.

L’empathie "repose sur la capacité de se mettre à la place de l’autre".

Quand quelqu’un me dit, "Regarde ce que je fais" ou "Tu devrais", il me vient à l’esprit que je ne suis pas l’autre, mes objectifs ne sont pas les siens, encore moins mes ressentis. Je vous accorde qu’il n’est pas facile de regarder autre chose que son nombril. Pourtant, ce serait tellement plus sain pour tout le monde ! On ne réussit pas tous de la même façon, on est tous à des stades différents de notre évolution personnelle, on est tous en proie aux doutes, parfois.

Une chose est sûre et que j’ai testée, c’est que les mères au foyer sont des Wonder Maman. Elles assurent parce que ça envoie de s’occuper de sa maisonnée. Bien pire qu’une heure de pointe au Mac Do’ ! C’est du matin au soir, et les nuits peuvent être très courtes.

Malgré toutes les qualités que développe une maman qui choisit comme carrière l’éducation à temps complet de ses enfants, elle reste aux yeux de nombreux salariés et autres politiciens, des personnes oisives. Pour l’économie, ces femmes-là ne sont pas suffisament rentables. Elles ne consomment pas à outrance et sont économes. Dans un monde dirigé par l’argent, lorsque dans un foyer, on choisit volontairement de privilégier autre chose que la norme imposée, ça fait désordre.

Je fais d’ailleurs un bref rappel sur le statut de mère au foyer. J’ai choisi d’intituler mon blog "Chronique d’une mère au foyer". Or, je n’en suis pas véritablement une. Je suis en congé parental. Avant d’avoir mes enfants, j’étais salarié et à la fin de ce congé, je souhaite reprendre une activité professionnelle. C’est en conversant avec des mamans qui me lisent que j’ai pris conscience que les "vraies" mamans au foyer n’ont pas de carrière en vue, elles ne touchent pas non plus d’allocations de l’état ett elles ne sont pour autant pas des assistées ! J’invite chacune d’entres elles à commenter cet article, peu importe le nombre de mots, simplement pour nous faire partager votre bonheur.

Finalement, le pire, c’est de ne pas l’être, mère au foyer !

Vous voyez bien qu'une mère au foyer est multi-tâches ;-)

Vous voyez bien qu’une mère au foyer est multi-tâches ;-)

Wonder Maman

Il y a presque trois ans, lorsque je suis devenue la maman au foyer de deux petits gars, j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait.

Être mère au foyer était vraiment mon choix, mon envie, mon souhait. Je ne parvenais pas à me faire à l’idée de me séparer de ma progéniture durant de longues heures et cela, chaque jour de la semaine. En accord avec mon mari, j’ai décidé de prendre le fameux congé parental octroyé par la CAF, pour une durée maximale de trois ans. Ce fut un bonheur mais pas seulement…

Quand tu deviens mère au foyer, tu renonces consciemment ou non, à un certain nombre de choses…

Avant tout, tu mets de côté ta vie professionnelle. Si tu as un peu de chance, tu es en C.D.I. et ton poste attend sagement ton retour… Quoi que, tu n’es pas à l’abri que ta remplaçante fasse tellement de zèle que l’on t’oublie très vite. Si tu es en C.D.D. ou en fin de contrat, ton avenir professionnel n’est pas mis de côté, il est juste inexistant. Voilà, fallait pas faire de mioche avant d’avoir assuré ta place dans le monde du travail. Bon courage pour tes futures recherches d’emploi !

Comme tu n’as plus de boulot, forcément tu as moins de fric. Sachez que tout ce vous avez entendu sur le très haut rendement des allocations familiales est totalement faux. La sacro-sainte CAF vous donnera 379 euros pour votre congé parentale et basta !

Puis, tu fais une croix, une très grosse croix sur ta vie sociale. Fini les conversations à la machine à café. Adieu la pause clope entres copines. Exit les rigolades entres collègues pendant la pause déjeuner. Terminé les apéros de fin de journée pour se changer les idées. Lorsque tu es mère au foyer, tu bois du café mais seule face à ton bébé. Tu fumes en deux minutes toujours à l’affût du moindre bruit suspect, ou pire encore à l’absence de bruit de tes enfants. Ton déjeuner se fait sur le pouce entre les légumes à éplucher et les petits pots à préparer. Quant aux apéros, tu oublies. A partir de 18h00, tu n’as qu’une envie : te coucher !

Côté vestimentaire, tu vas à l’essentiel. Tu ranges au placard tes tailleurs et tes escarpins. Et surtout tu évites le cachemire au moment du gouter, tu risques de le regretter à vie.

Encore une chose à savoir, tu renonces aux week-ends, aux R.T.T., aux jours fériés et aux vacances. Chaque jour de la semaine se ressemble, il n’y a plus de distinction entre un dimanche et un jeudi. Il suffit que tu aies un mari un tantinet macho pour que cette impression soit décuplée.

Tu abandonnes aussi les grasses matinées et les nuits calmes et reposantes. Ton sommeil est proportionnel à celui de tes enfants. Certaines chanceuses savourent l’expression « Dormir comme un bébé ». Les autres ont des cernes et rêvent de dormir trente-six heures d’affilées.

En outre, tu deviens aussi une femme d’intérieur. Ton quotidien est routinier et répétitif : tâches ménagères et devoirs de puériculture sont à accomplir quotidiennement. Tu répètes dix fois la même demande à des enfants devenus soudainement sourds et refais les mêmes gestes un bon milliard de fois.

Comme la vie est faite de vases communicants, tu perds d’un côté et tu gagnes tant de l’autre. Laissez-moi vous ravir…

supermaman

Ton travail n’étant plus ta priorité, ton intellect se focalise sur tes talents cachés. Tu développes ton penchant artistique et deviens alors une pâtissière de talent, une couturière hors-pair, une écrivaine passionnée ou encore une musicienne très douée. Ta vie n’est plus faite de labeur mais de hobby. N’est-ce pas valorisant d’être congratulée pour une telle activité ?

Si tu as de la veine, tes travaux artisanaux te rapporteront quelques deniers et arrondiront tes fins de mois laborieux. Sinon, tu es toujours aussi peu riche mais tu apprends à développer l’art du troc et de la brocante, et les affaires sont à portée de main. La vie est un échange : ce que tu donnes te revient toujours !

Et quel bonheur de ne plus avoir de patron ! Tu n’as de compte à ne rendre à personne. Tu es ton Big Boss, et c’est très avantageux les jours où tu n’as aucune énergie.

Tu n’as plus de vie sociale mais tu te crées un formidable réseau de nouvelles connaissances. Tu découvres tes voisins, tu rencontres de chouettes mamans à la sortie de l’école, tu te rapproches d’anciennes amies qui sont dans la même galère que toi. Tu organises des journées pique-nique ou des après-midi piscine durant lesquelles les enfants jouent tandis que leur maman papotent.

Tu n’es peut-être plus à la pointe de la mode mais tu t’accordes des journées farnientes durant lesquelles tu traines en robe d’intérieur sans remords et avec plaisir.

Tu n’as plus de R.T.T. ? Qu’à cela ne tienne ! Tu choisis toi-même ton Day-Off. Il suffit d’avoir sous le coude un papa, une mamie, une copine pour faire la nounou et te voilà libre comme l’air à papillonner où bon te semble.

Tu as du sommeil en retard… La sieste des enfants est un excellent moyen pour la maman de rattraper ses réveils nocturnes. Quel plaisir de partager ce moment de calme seule ou avec son bébé et s’endormir sa petite main dans la sienne !

Le bonheur se crée et s’invente chaque jour, avec de petits riens. Aller chercher son dernier dans son lit, le câliner, sentir son odeur chaude de bébé et l’entendre nous dire « Je t’aime de toute la vie ». Partager leurs jeux d’enfant, les écouter rire, danser avec eux et prendre le temps de les voir grandir.

Dernière chose et non des moindres, être sûre que l’éducation que reçoivent nos enfants est celle que l’on souhaite leur donner, dans la vie de tous les jours, comme dans l’imprévu.